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Certaines espèces sauvages fréquentent plus la ville cette année, selon un refuge

Un renard roux sur une botte de foin, dans une cage.

Certains des renards secourus par le Wildlife Haven Rehabilition Centre venaient de milieux urbains, selon la directrice du refuge, Zoé Nakata.

Photo : Facebook/Wildlife Haven Rehabilition Centre

Le refuge Wildlife Haven Rehabilition Centre, au Manitoba, note que, cette année, il y a une augmentation des interactions et des incidents entre des humains et certaines espèces d’animaux sauvages, comme les renards.

La directrice du refuge, Zoé Nakata, recommande de ne pas s'approcher de ces espèces pour assurer une cohabitation saine.

Au micro de l'émission Le 6 à 9, elle précise que le refuge situé à Île-des-Chênes, au sud-ouest de Winnipeg, a secouru neuf renardeaux jusqu’à maintenant. Il s'agit d'une augmentation importante, puisque, généralement, le refuge prend en charge quatre à cinq renardeaux au maximum.

C’est naturel qu’il y ait des années où on a plus d’une espèce que l’autre, explique Zoé Nakata.

Elle affirme que l’augmentation des individus d’une espèce animale est souvent liée à la quantité de nourriture disponible. On a certainement entendu qu’il y a plus de proies cette année, [ce] qui entre en corrélation avec ça.

Ces derniers temps, des Winnipégois ont remarqué une présence importante de campagnols, une espèce de petits rongeurs, dans leur cour, explique Zoé Nakata. Avec plus de proies [...] ils vont avoir plus de succès comme espèce.

Un renard roux juvénile.

En captivité, les renards secourus sont encouragés à maintenir leurs instincts, selon Zoé Nakata.

Photo : Facebook/Wildlife Haven Rehabilition Centre

De surcroît, le territoire des renards peut chevaucher celui des humains, selon Zoé Nakata. C’est très naturel qu’on ait des renards autour de chez nous. Leurs habitats sont très vastes [à travers] le Manitoba.

Toutefois, généralement, les animaux sauvages, comme les renards et les coyotes, ne cherchent pas à s’approcher des humains et des animaux de compagnie. Ils veillent plutôt à protéger leur territoire et leurs petits.

Zoé Nakata recommande de leur donner autant d’espace que possible, en ville comme lors des balades en forêt.

Prudence en début de saison

Au printemps, alors que les jeunes animaux et les oisillons sont nombreux, elle conseille de garder les animaux en laisse et de laisser les chats à l’intérieur. Des situations où nos animaux de compagnie ont des altercations avec des animaux sauvages, ça, c’est quelque chose qu’on voit souvent, dit Zoé Nakata.

De tels incidents entre des animaux de compagnie et des espèces sauvages peuvent causer des maladies et même la mort, ajoute Zoé Nakata.

La directrice du refuge remarque aussi une augmentation des incidents concernant des tortues. Des blessures causées par des voitures et des chiens amènent, selon elle, beaucoup de ces reptiles au refuge.

Il arrive aussi qu’elles soient arrachées à leur habitat naturel par des personnes qui veulent les garder comme animal de compagnie, ce qui est illégal et dangereux pour toute espèce sauvage.

Dans le cas de la bernache du Canada, un oiseau migrateur qui habite souvent les centres urbains, la directrice du Wildlife Haven Rehabilition Centre ne signale pas d’augmentation des incidents.

Les gens de la communauté semblent bien respecter ces oiseaux [...] et leur donner l’espace dont ils ont besoin, écrit-elle dans un courriel.

Une bernache du Canada et plusieurs oisillons dans l'herbe.

Le nombre d'incidents impliquant des bernaches du Canada est semblable aux années précédentes, selon la directrice du Wildlife Haven Rehabilition Centre.

Photo : Facebook/Wildlife Haven Rehabilition Centre

En cas de rencontre avec de jeunes animaux, Zoé Nakata recommande de s’assurer qu’ils sont bel et bien orphelins avant de contacter le refuge. On a plusieurs stratégies comme ça pour s’assurer qu’ils sont en effet en besoin de soins humains, explique-t-elle.

Avec les informations de Patricia Bitu-Tshikudi

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