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Le conseiller Michel Tremblay démissionne du conseil d’administration de la STS

Michel Tremblay au micro

Le conseiller municipal de Saguenay, Michel Tremblay

Photo : Radio-Canada / Meghann Dionne

Le conseiller municipal Michel Tremblay a démissionné mercredi de son poste de vice-président et d’administrateur de la Société de transport du Saguenay (STS).

C’est ce qu’a affirmé l’avocat de la STS, Me Félix-Antoine Michaud, dès l’ouverture de la troisième journée d’audiences du Tribunal administratif du travail (TAT) dans le dossier du congédiement de l’ex-directeur général de la société Jean-Luc Roberge en mai 2022.

Michel Tremblay a confirmé par un message texte sa démission, refusant d'aborder les raisons.

Le procureur de la STS a longuement questionné Jean-Luc Roberge sur la nomination de Stéphane Dufour au poste de directeur d’exploitation. Il était le collègue de Michel Tremblay chez Postes Canada et les deux hommes étaient amis.

Jean-Luc Roberge a été forcé d’admettre que le candidat au poste de directeur de l’exploitation, Stéphane Dufour, était aussi son ami et qu’il avait passé plusieurs jours chez lui lorsqu’il vivait à Vancouver. Il est allé souper chez lui à quelques reprises.

Michel Tremblay a participé au processus d’embauche et à l’entrevue aux côtés de Jean-Luc Roberge, de la directrice des ressources humaines, qui était sa conjointe à l’époque, et d’un consultant. L'actuel directeur général, Frédéric Michel, qui était alors directeur général adjoint, a été exclu du comité de sélection.

À la STS, est-ce que quelqu’un peut participer au processus d’embauche de son ami? a questionné Me Félix-Antoine Michaud, du cabinet Trivium Avocats. Il a exprimé des doutes sur la pertinence de former un comité de trois personnes, y compris sa conjointe et l’ami du candidat.

Jean-Luc Roberge a répondu qu’il ne savait pas que les deux hommes étaient amis, même s’il était au courant qu’ils jouaient souvent ensemble à la balle molle.

Échanges de textos

L’avocat de la STS a aussi posé plusieurs questions à Jean-Luc Roberge au sujet d’échanges de textos entre lui et Michel Tremblay, qu’il considérait comme un allié. Les messages ont été envoyés entre décembre 2019 et août 2022.

Le 14 août 2021, Jean-Luc Roberge a écrit à Michel Tremblay pour lui demander si son fils, qui était mécanicien, avait encore l’intention de changer d’emploi.

Michel Tremblay a répondu que non, mais qu’il connaissait un très bon mécanicien d’expérience.

Me Michaud a demandé au témoin s' il relève du rôle du directeur général d’avoir ce genre de conversations là à ce moment-là. Jean-Luc Roberge tentait alors de faire renouveler son contrat par le conseil d’administration, au sein duquel Michel Tremblay était responsable du comité des ressources humaines.

On était en démarches d’embauche. Le canal de communications a toujours été transparent. Ce n’était pas une sollicitation, c’était un simple échange. C’est un candidat comme un autre, a rétorqué le directeur congédié.

Éthique

L’avocat de la STS a soulevé ce qu’il considère comme plusieurs manquements à l’éthique de la part de l’ancien directeur général, qui avait pourtant lui-même fait préparer un code d’éthique pour l’organisme par une firme d’avocats. Il a aussi remis en question le fait que le document n’avait toujours pas été mis en application au sein de l’organisation plusieurs mois après son adoption par le conseil d’administration.

Il a cité des articles du Code d’éthique de la STS pour démontrer que Jean-Luc Roberge s’est placé en situation de conflit d'intérêts à plusieurs reprises.

L’ex-employeur de Jean-Luc Roberge soutient également qu’il est intervenu personnellement pour faire embaucher le fils de l’ancien conseiller municipal Réjean Hudon, qui présidait le conseil d’administration au début de son mandat de directeur général.

Le responsable a dit qu’il n’embaucherait pas le fils de M. Hudon, mais un autre mécanicien. Est-ce vrai que vous avez dit : « Si t’engages pas Hudon, t’en auras pas de mécanicien? a demandé Me Michaud.

Il a ajouté que quelques heures plus tard, M. Roberge aurait dit : Tu peux embaucher ton Belley, mais il faut que t'engages Hudon. J’en dois une à Réjean.

Je n’ai pas souvenir d’avoir dit ces paroles-là, a répondu Jean-Luc Roberge, qui est représenté par l’avocat René Delorme, de la firme Stein Monast.

Les audiences se poursuivront la semaine prochaine. Le procès se déroule à l’hôtel Le Montagnais de Chicoutimi, devant la juge administrative Caroline Gagnon.

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