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Le gouvernement fédéral pense pouvoir se départir de 50 % de ses espaces de bureaux

Un immeuble de la fonction publique.

L’avènement du modèle de travail hybride, entre autres, permettrait de réduire le nombre d'espaces de bureaux du gouvernement fédéral. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Christian Patry

Le gouvernement fédéral pense pouvoir réduire jusqu’à 50 % le nombre d'espaces de bureaux qu'il possède au cours de la prochaine décennie, notamment en raison du modèle de travail hybride, selon le sous-ministre de Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC).

Paul Thompson a affirmé lundi, en réunion du Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires, que son ministère entrevoit la possibilité d’une réduction assez importante des espaces à bureaux au cours des prochaines années.

Le sous-ministre a ajouté, en anglais, qu’il y avait des occasions avant même la pandémie parce que nous ne les utilisions pas de façon optimale, mais que l’arrivée du modèle de travail hybride permet l'avènement d’un tel changement.

Nous voyons une occasion importante de regrouper les espaces de bureau tout en poursuivant l’écologisation, l’accessibilité [...] donc, d’avoir des espaces plus petits, mais qui répondent mieux aux besoins.

Une citation de Paul Thompson, sous-ministre de Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC)

Il a mentionné que le gouvernement entend faire un suivi des économies potentielles qui pourraient découler de la résiliation de baux qui ne seront plus nécessaires.

Des immeubles au bord d'une rivière sous un ciel gris.

Des immeubles du gouvernement fédéral à Gatineau, vus depuis Ottawa. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Christian Patry

Toutefois, Paul Thompson a précisé que des investissements seront nécessaires si le gouvernement décide de se départir de certains espaces. Même si vous vous débarrassez d’un immeuble, vous devez parfois y investir afin d'en obtenir la valeur marchande.

En réaction à ces propos, le député fédéral d’Ottawa-Centre, Yasir Naqvi, dit être heureux que le gouvernement fédéral revoie ses besoins en matière d’espaces à bureau, car le travail hybride est là pour de bon.

Yasir Naqvi en train de gesticuler au parlement d'Ottawa.

Yasir Naqvi, député fédéral libéral d'Ottawa-Centre (Photo d'archives)

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Dans une déclaration par courriel en anglais, M. Naqvi souhaite que cette réévaluation permette de réaménager des locaux afin de les convertir en logements sociaux et abordables et de les utiliser à des fins communautaires, créatives et commerciales dans la région de la capitale fédérale.

J’ai hâte de travailler avec des partenaires autochtones, des organismes à but non lucratif et des entreprises pour tirer parti de ces immeubles alors que nous travaillons à revitaliser le centre-ville, à lutter contre l’itinérance chronique et à amener plus de gens au travail, à la vie et à la visite du centre-ville d’Ottawa.

Une citation de Yasir Naqvi, député fédéral libéral, Ottawa-Centre

Du côté de SPAC, le cabinet de la ministre Helena Jaczek dit notamment prendre la situation très au sérieux, en examinant chaque cas rigoureusement et que les immeubles dont le gouvernement se départirait seraient ceux qui ne fonctionnent plus de manière efficace et économique.

Helena Jaczek témoigne devant un comité parlementaire.

Helena Jaczek est la ministre des Services publics et de l’Approvisionnement du Canada. (Photo d'archives)

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Dans une réponse par courriel à Radio-Canada, son bureau réitère que l'aliénation de biens immobiliers excédentaires est un processus s’étalant sur plusieurs années, pour bien sûr offrir la meilleure valeur pour l’argent des contribuables et en prenant en compte les employés fédéraux.

Au Regroupement des gens d'affaires (RGA) de la capitale nationale, son directeur général sortant, Marc Chénier, estime que cette nouvelle du ministère est positive pour les contribuables.

Marc Chénier se laisse prendre en photo, dans le marché By, à Ottawa.

Marc Chénier, directeur général sortant du Regroupement des gens d'affaires de la capitale nationale (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Rebecca Kwan

Cependant, il convient que d’un point de vue économique et de celui des entreprises, des questions se posent sur la façon dont le gouvernement du Canada se départira de certains immeubles et, bien sûr, ce qu’il adviendra de ceux-ci.

On s’attend à ce qu’il y ait des soubresauts au niveau économique, qu’il y ait des éléments désavantageux, disons, à court terme. Par contre, à moyen et long terme, il y a un avantage à tirer profit, avance M. Chénier.

Cela va tourner, vraiment, autour de la facilité du processus de transition de vente des immeubles, et qui seront les joueurs impliqués dans le processus de vente et de transition.

Une citation de Marc Chénier, directeur général sortant du RGA

Le directeur général sortant du RGA croit que les gouvernements municipaux devraient avoir un rôle dans le processus de planification urbanistique dans les circonstances.

À la Ville d'Ottawa, le bureau du maire Mark Sutcliffe affirme que ce dernier n'a pas reçu de communication du gouvernement fédéral quant aux plans sur la gestion des immeubles, et qu'il souhaite avoir davantage d'informations sur la situation avant de la commenter.

Une fonctionnaire travaille à son ordinateur.

Le modèle de travail hybride chez les fonctionnaires fédéraux, entre autres, permettrait un tel changement dans le portefeuille immobilier du gouvernement fédéral. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Pierre-Paul Couture

Pour sa part, la mairesse de Gatineau, France Bélisle, dit que la Ville a réitéré [son] intérêt de connaître les intentions du fédéral avant qu'ils ne se départissent des propriétés, lors d'une rencontre entre son cabinet et le ministre fédéral du Logement et de la Diversité et de l'Inclusion, Ahmed Hussen.

Le comité-choc en logement a d'ailleurs amorcé des rencontres avec les parties prenantes pour évaluer les occasions à saisir avec ces infrastructures. Les analyses se font pour nos besoins municipaux également, commente-t-elle par voie de déclaration écrite.

Avec les informations de Rémi Authier, Julien David-Pelletier, Laurie Trudel et Benjamin Vachet

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