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Les animaux de compagnie devraient-ils être acceptés dans tous les logements?

Un chat dort dans sa cage dans un refuge animalier.

La période entre la mi-juin et la fin du mois de septembre est critique pour les refuges, qui constatent une hausse importante des abandons.

Photo : Radio-Canada / Émie Bélanger

Radio-Canada

Alors que la période des déménagements approche et que la crise du logement se poursuit, des organismes de protection animale craignent que de nombreux animaux soient abandonnés. Un projet de loi déposé la semaine dernière par Québec solidaire (QS) pourrait toutefois changer la donne, puisqu'il vise à permettre les animaux de compagnie dans tous les logements locatifs. Cette proposition ne fait cependant pas l'unanimité.

À la Société protectrice des animaux (SPA) du Littoral, à Saint-Anaclet-de-Lessard, on applaudit cette proposition de QS.

Ça va permettre de diminuer les abandons. Ça va avoir un impact majeur par rapport à ça, estime sa directrice, Aurélie Côté-Proulx. Son organisme croule déjà sous les demandes, qui s’apprêtent à augmenter à l’aube de la saison des déménagements.

Les clauses des baux résidentiels qui interdisent les animaux de compagnie contribuent grandement à la surcharge des refuges animaliers, selon Mme Côté-Proulx. « Les gens qui nous appellent pour abandonner, c’est souvent une des raisons principales : ils doivent déménager dans un nouveau logement et malheureusement, suite à leurs recherches, ils n’ont pas réussi à trouver un logement qui accepte l’animal. Ces situations sont crève-cœur », déplore-t-elle.

La SPA du Littoral, tout comme le Centre de services animaliers de Rimouski, se réjouit du projet de loi déposé par Québec solidaire jeudi dernier. S’il est adopté, il modifierait le Code civil, rendant sans effet les clauses d’un bail résidentiel interdisant les animaux de compagnie. « On est très satisfaits de ce projet de loi », affirme la directrice du centre de services animaliers, Jeanne Mercier.

Jeanne Mercier sourit en tenant un chat rescapé.

Jeanne Mercier est directrice du Centre de services animaliers de Rimouski.

Photo : Radio-Canada / Émie Bélanger

Même si plusieurs se disent heureux, l’Association des propriétaires du Québec s’y oppose fermement. C’est un projet qui est catastrophique. Il y a les craintes des propriétaires des dommages, les craintes des autres locataires pour le bruit... C'est vraiment un projet de loi qui est inacceptable pour les propriétaires, estime le président de l’association, Martin Messier.

Un compromis pourrait toutefois permettre d'aller de l'avant tout en satisfaisant les deux parties. Un dépôt de garantie pourrait être exigé par les propriétaires pour des locataires qui souhaitent garder leur animal.

Avant la fin de la session parlementaire

Le projet de loi ayant été déposé officiellement à l’Assemblée nationale par le député solidaire de Laurier–Dorion, Andrés Fontecilla, il appartient maintenant au gouvernement d’en faire l’appel pour l'étudier. M. Fontecilla espère que cette étape se concrétisera rapidement.

De son côté, la ministre régionale Maïté Blanchette Vézina assure qu'avant la fin de la session parlementaire son gouvernement déposera également un projet de loi qui reverra certaines règles entre locataires et propriétaires.

Avec les informations d’Émie Bélanger

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