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Journée de mobilisation autour du Village en chanson de Petite-Vallée

Une soixantaine de personnes sont assises autour de tables rondes dans une salle.

Les participants ont été invités à discuter des différents enjeux économiques, touristiques, sociaux et culturels qui se présentent dans lʼEstran.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Une centaine de personnes ont répondu à l’appel de l’organisme qui s’occupe du célèbre Festival en chanson de Petite-Vallée. Après 40 ans d’existence, le but consistait à créer un pont entre la communauté de la région de lʼEstran et l’organisation du Village en chanson.

Les participants ont été invités à discuter des différents enjeux économiques, touristiques, sociaux et culturels qui se présentent dans lʼEstran. Le groupe a réfléchi à des pistes de solution ainsi qu’à l’apport de l’organisme dans la prise en charge de ces préoccupations. On voulait aussi répondre à toutes les questions de la population concernant le Village en chanson.

On a eu des choses qui ont rarement été dites dans la communauté, que le monde pense, qu'ils disent en arrière, dans les commerces, mais qu’ils ne disent pas en face, publiquement, souligne le directeur général et artistique du Village en chanson de Petite-Vallée, Alan Côté.

Quatre personnes sont assises devant une arche avec l'inscription « Petite-Vallée, destination chanson de bord de mer ». Deux personnes tiennent un micro.

L'organisation du Village en chanson voulait entendre tout ce que les citoyens avaient à dire.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Parmi les points qui ressortent de la consultation, il y a celui de mettre fin à l’esprit de clocher qui existe, selon l’organisation, avec des résidents des communautés voisines.

L’esprit de clocher vient beaucoup d'un manque de communication ou d'une mésinformation. Le monde ne connaît pas assez ce qu'on fait, estime Alan Côté. Il ajoute que si la population connaissait davantage la nature des obstacles à surmonter et le soutien dont le Village en chanson bénéficie, elle serait davantage aux côtés du festival.

Les chicanes de clocher, le chauvinisme, c'est du passé, ça ne sert à rien, conclut-il.

Il souhaite que la population adhère à l’idée de se servir du succès du Village en chanson comme d'un levier pour la région.

L’ancien maire de Québec Régis Labeaume était un des invités à cette journée. C'est par amitié qu'il a accepté, a-t-il tenu à mentionner.

J’ai ramassé ce qui s'est dit, mais je me suis aussi permis de donner mon opinion. Vous savez, la visite qui donne son opinion, c'est moins dangereux que ceux qui vivent ici, affirme-t-il. Il faut rappeler aux gens qu'ils ont dans les mains un bijou et qu'ils doivent s'en occuper.

Six personnes assises autour d'une table ronde sont en train de discuter.

L'ex-maire de Québec Régis Labeaume ainsi que l’auteur-compositeur-interprète et conseiller municipal à Saint-Maxime-du-Mont-Louis, Daniel Boucher, ont participé à la journée.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Il estime que pour attirer des jeunes, des familles, il faut éviter le chauvinisme. C'est complètement à l'opposé des valeurs de cette génération-là, affirme-t-il.

Jocelyne Côté, une résidente, tenait à participer à cette rencontre. Mon but, aujourd'hui, c'était de voir si la population du secteur de l’Estran était intéressée à ce que notre festival continue, déclare-t-elle.

Elle a été ébranlée par l’incendie du Théâtre de la Vieille Forge, le lieu de rassemblement des festivaliers.

Quand ça a brûlé, ma peur était que tout tombe. […] J'avais peur que ça stagne à un moment donné, qu’on soit rendus au sommet, puis que ça fasse juste régresser. Aujourd'hui, j'ai l'espoir que ça va continuer, conclut la citoyenne.

Je pense qu'on va être une meilleure organisation, parce qu'on a eu des rencontres humaines fortes aujourd'hui, a quant à lui affirmé Alan Côté au terme de la rencontre.

Les faits saillants de cette journée seront rassemblés dans un document et communiqués dans les prochaines semaines.

Avec les informations de Jean-François Deschênes

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