•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Jean Boulet présente sa « révolution tranquille » de la construction à Rimouski

Ils sont à contre-jour sur un échafaudage, devant un ciel bleu.

Le ministre Jean Boulet veut faire adopter sa nouvelle réforme cet automne. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

  • Jean-Philippe Guilbault

Invité par la Chambre de commerce et de l’industrie de Rimouski-Neigette, le ministre du Travail, Jean Boulet, a présenté les grandes lignes de sa « modernisation » de l’industrie de la construction.

Il s’agissait d’un arrêt dans la tournée de consultations du ministre qui souhaite adopter une approche de bas en haut pour mener à terme cette transformation du milieu.

Si c’est une révolution, elle est tranquille et graduelle, a nuancé M. Boulet, qui a expliqué ne pas vouloir brusquer l’industrie.

Jean Boulet a souligné les problèmes de main-d’œuvre sur les nombreux chantiers au Québec. C’est un secteur qui a besoin d’être valorisé, est d'avis le ministre.

Jean Boulet lors d'une conférence dans un hôtel à Rimouski.

Le ministre du Travail Jean Boulet était invité à Rimouski par la Chambre de commerce et de l'industrie.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Guilbault

Or, pour accueillir ces nouveaux travailleurs, la région doit être capable de les loger et le Bas-Saint-Laurent, à l’instar d’ailleurs au Québec, doit composer avec une pénurie de logements. À Rimouski, le nombre de mises en chantier a chuté de 72 % depuis 2012.

Il faut se donner le coffre à outils le plus complet pour accroître notre capacité, répond Jean Boulet. Il faut le faire de manière graduelle. La pénurie de main-d'œuvre qui nous empêche de répondre adéquatement à notre défi de logement, on y travaille. C’est un défi de société et l’État assume ses responsabilités.

Pas de pénurie en région, nuance le syndicat

Présents à la conférence du ministre à Rimouski, des travailleurs du milieu de la construction se sont dits ouverts à entendre les premières informations sur cette réforme. Toutefois, ils soulignent ne pas connaître suffisamment les détails de la réforme pour être en mesure d’y réagir.

Ce qui m’inquiète, et j’en ai fait part au ministre, c’est quand il dit qu’il y a une pénurie de main-d’œuvre, indique pour sa part le porte-parole de la FTQ-Construction pour les régions de la Gaspésie, du Bas-Saint-Laurent et des Îles-de-la-Madeleine, Martin Cyr. J’ai beaucoup de travailleurs qui m’appellent et qui me disent : "Martin, je ne travaille pas encore".

M. Cyr explique que la taille de la région oblige les entrepreneurs à payer des primes d’éloignement aux travailleurs sur des chantiers loin de leur résidence.

Si un contracteur est au Bas-Saint-Laurent et que toi, tu es à Gaspé, tu as 500 ou 600 kilomètres à faire et tu n’es pas de retour chez vous le soir. Tu dois donc être logé et nourri, illustre-t-il. C’est ce qui irrite un peu les entrepreneurs qui ne veulent pas prendre cette main-d’œuvre.

On ne peut même pas travailler dans notre région à cause de la distance.

Une citation de Martin Cyr, porte-parole de la FTQ-Construction pour la Gaspésie, le Bas-Saint-Laurent et les Îles-de-la-Madeleine

Martin Cyr s’explique donc mal la volonté du ministre de miser sur l’immigration pour pourvoir les postes vacants.

Si tu amènes des gens de l’extérieur du pays, il faudra toujours que tu les loges et que tu les nourrisses. On a des travailleurs déjà au Québec qui ne travaillent pas et qui seraient intéressés à travailler, dénonce-t-il.

Jean Boulet veut également rendre le milieu de la construction plus inclusif, notamment envers les femmes. Le ministre affirme que celles-ci ne représentent que 3,65 % de la main-d'œuvre et leur taux d’abandon lors des cinq premières années dans le métier est de 55 %.

Le ministre compte déposer sa réforme cet automne après une série de consultations.

  • Jean-Philippe Guilbault

Vous souhaitez signaler une erreur?Écrivez-nous (Nouvelle fenêtre)

Vous voulez signaler un événement dont vous êtes témoin?Écrivez-nous en toute confidentialité (Nouvelle fenêtre)

Vous aimeriez en savoir plus sur le travail de journaliste?Consultez nos normes et pratiques journalistiques (Nouvelle fenêtre)

Chargement en cours

Infolettre ICI Bas Saint Laurent

Une fois par jour, recevez l’essentiel de l’actualité régionale.

Formulaire pour s’abonner à l’infolettre d’ICI Bas Saint Laurent.