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Accueil mitigé de la hausse du salaire minimum

Plusieurs pièces de monnaie canadienne sur une table. Une pièce de 2 dollars est posée par-dessus une pièce de 1 dollar et entourée de pièces de cinq cents.

Le salaire minimum au Québec augmentera d'un dollar par heure à partir de lundi.

Photo : Getty Images / JulieAlexK

Radio-Canada

Lundi matin, le salaire minimum au Québec augmentera à 15,25 $ l'heure. Bien que ce bond d'un dollar par heure constitue la hausse la plus forte en 25 ans, pour les défenseurs des personnes à faible revenu, c'est insuffisant. Pour les restaurateurs de la région, cette hausse vient ajouter un fardeau de plus aux nombreux défis présents.

« Trop peu, trop tard »

L'Association coopérative d’économie familiale de la Péninsule (ACEF) aide les gens à faibles revenus qui peinent à joindre les deux bouts financièrement. Pour l'ACEF, cette augmentation était attendue depuis longtemps, mais ce n’est pas encore assez.

Oui, c'est une augmentation qui peut être vue de façon importante pour ceux qui la mettent en branle, mais qui, somme toute, est trop peu trop tard.

Une citation de Elaine Guilbault, directrice, de l'Association coopérative d’économie familiale de la Péninsule
Elaine Guilbault face à la caméra.

Elaine Guilbault, directrice générale de l'Association coopérative d'économie familiale de la Péninsule. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada

Elaine Guilbault rappelle que l'inflation est nettement supérieure à la hausse du salaire minimum : la pinte de lait a augmenté, le prix du gaz a augmenté et le salaire, oui, va augmenter, mais jamais de façon suffisante pour contrer toutes les hausses tarifaires qu'on a eues durant les dernières années.

Les restaurateurs et les entreprises demandent de l'aide

Les associations de restaurateurs et d’entreprises demandent au gouvernement des allégements fiscaux. Ces mesures aideraient les entreprises qui peinent à se relever de la pandémie à faire face à l’explosion du coût de la vie.

C'est une spirale actuellement, une spirale inflationniste qui est difficile à suivre!

Une citation de Hugues Phillipin, président de l’Association Restauration Québec
Hugues Philippin du restaurant Chic Alors!

HUGUES PHILIPPIN, président de l’Association Restauration Québec et propriétaire du restaurant Chic Alors! (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada

Le président de l’Association Restauration Québec, Hugues Philippin, rappelle que depuis trois ans, les frais ne cessent d’exploser et les salaires influencent directement le prix des denrées : il y a plusieurs petites solutions qui existeraient pour nous permettre d'aller chercher un peu plus d'air. Il suggère des allégements, surtout au niveau des permis d'alcool.

Le directeur pour les affaires provinciales pour le Québec de la Fédération canadienne des entreprises indépendantes, Francis Bérubé, abonde dans le même sens. Il souligne que les taxes sur la masse salariale sont 32 % plus élevées qu'en Ontario. Des allégements fiscaux pour les entreprises leur permettrait d'avoir plus de marge pour payer les salaires.

L’organisme a publié une pétition en ligne pour demander au gouvernement davantage de soutien et de souplesse fiscale. Selon Francis Bérubé, ces mesures aideraient les PME à affronter l'inflation : ce qu'on demande en premier lieu, c’est de réfléchir à la fiscalité des PME au Québec.

Simon Poirier, propriétaire du Brise-Bise

Simon Poirier, propriétaire du Brise-Bise, situé à Gaspé. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada

On peut pas tout transférer ces augmentations-là à nos clients. On ne peut pas non plus diminuer les conditions de travail de notre main-d'œuvre.

Une citation de Simon Poirier, propriétaire, Brise-bise, bistro-Bar de Gaspé

Le propriétaire du restaurant-bar le Brise-Bise à Gaspé, Simon Poirier, se dit d’accord avec ces demandes : c'est sûr qu’au niveau fiscal, une aide du gouvernement pourrait nous aider à mieux respirer, à continuer et à continuer d'évoluer.

L'homme pose pour le photographe. Le fond est hors foyer et laisse suggérer qu'il se trouve dans la brasserie.

Le coordonnateur de la brasserie artisanale de Matane la Fabrique, Jean-Pierre Boutin

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Pour sa part, le coordonnateur de La Fabrique, la microbrasserie de Matane, comprend l’augmentation du salaire minimum. La hausse du coût de la vie frappe tout le monde, les travailleurs comme les entrepreneurs, explique Jean-Pierre Boutin. Même s’il se dit résilient, le brasseur est surpris de la vitesse à laquelle les salaires ont explosé dans les dernières années : des augmentations de salaire de cet ordre-là, on n'avait jamais vu ça. Ça fait bientôt 13 ans qu'on opère et c'est une situation à laquelle on n'a jamais fait face dans le passé.

Il a fallu qu’on s’adapte et il va falloir qu’on s’adapte encore...

Une citation de Jean-Pierre Boutin, coordonnateur, brasserie artisanale de Matane, la Fabrique

Selon le ministère du Travail, près de 300 000 salariés profiteront directement de cette augmentation dont plus de la moitié sont des femmes. Le salaire minimum pour les gens qui travaillent à pourboire augmentera de 80 cents l’heure. Dès lundi matin, leur salaire sera au minimum de 12,20$ l'heure.

Avec les informations de Jean-François Deschênes

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