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Pauline Marois se justifie

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2004 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La députée de Taillon se dit étonnée de la réaction que suscite la mise sur pied de son comité de réflexion au sein du Parti québécois, qui a déclenché une enquête interne.

La députée Pauline Marois a déploré, vendredi, la réaction suspicieuse du Parti québécois à l'égard de la création de son comité de réflexion.

Le groupe de travail de Mme Marois, appelé « Groupe Réflexion Québec », a officiellement pour but d'évaluer les divers scénarios de modernisation du message souverainiste. Plusieurs y voient plutôt un instrument pour mousser sa candidature à la succession de M. Landry.

En apprenant la création du comité, jeudi, le chef péquiste, Bernard Landry, a aussitôt demandé des vérifications sur la collecte de fonds qui assurera le fonctionnement du groupe, qualifiant le geste de Mme Marois d'« inhabituel ».

Il a demandé à la vice-présidente du PQ, Marie Malavoy, d'en examiner les implications en regard des traditions du parti, très strictes en matière de financement, et de l'éthique.

Le PQ demande des comptes

« Il est notamment précisé que cet organisme sans but lucratif recevra des dons d'amis, a souligné Marie Malavoy dans une missive transmise jeudi à Mme Marois.

Vous connaissez notre sensibilité, comme parti, aux règles de financement de nos activités politiques. C'est pourquoi nous souhaitons comprendre votre point de vue sur cette question ». Compte tenu que les militants péquistes ont renoncé la semaine dernière à une course à la direction, Mme Malavoy s'est dite aussi préoccupée « de savoir comment se situe dans ce cadre votre groupe de réflexion ».

Dans une lettre rendue publique vendredi, Mme Marois a répliqué que ce groupe ne constituait pas un comité électoral, ni un comité de financement pour une course à la direction du parti. « Je m'étonne que vous souleviez ce point, écrit la députée de Taillon. Comme je l'ai dit à M. Landry, j'ai pris acte du choix clairement exprimé par les membres du Parti québécois de ne pas avoir de course à la chefferie ».

Loin d'être un instrument plus ou moins occulte servant à miner la crédibilité du chef péquiste et à mousser une autre candidature, le Groupe Réflexion Québec n'a d'autre objectif que de nourrir le débat sur l'avenir de la société québécoise, soutient la députée.

On sait que le torchon brûle entre M. Landry et Mme Marois depuis vendredi dernier, lorsque cette dernière a pris tout le monde par surprise en réclamant une course à la direction du PQ.

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