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Des ports canadiens victimes de cyberattaques d’un groupe prorusse

Des navires au port de Québec.

En matinée mercredi, les sites web des ports de Québec, Montréal et Halifax éprouvaient des difficultés. Celles-ci seraient liées au groupe NoName057(16), qui a revendiqué les attaques sur la plateforme russe Telegram.

Photo : Radio-Canada / Hugo Pothier

Le groupe de pirates informatiques prorusses NoName057(16) revendique mercredi des cyberattaques contre différents ports canadiens.

En début d'après-midi, les sites web des ports de Québec, d'Halifax et de Montréal éprouvaient des difficultés et étaient toujours inaccessibles.

Les cyberattaques seraient liées au groupe NoName057(16), qui les a revendiquées par l'entremise de la plateforme russe Telegram.

Une capture d'écran du site russe Telegram.

Les pirates affirment s'en être pris à l'Administration portuaire de Québec.

Photo : Telegram

NoName057(16) prétend également avoir ciblé d'autres sites Internet canadiens, dont ceux du Canadien Pacifique, des autobus Prévost, de Nova Bus, de l'Administration portuaire d'Hamilton-Oshawa et de Port Alberni au cours des dernières heures.

Le groupe avance aussi s'en être pris à la Banque Laurentienne et à TD.

Peu d'impact

Il s'agit du même groupe qui a attaqué d'autres sites web gouvernementaux.

Mardi, lors de la visite du premier ministre ukrainien en sol canadien, le Centre de la sécurité des télécommunications (CST) faisait état de cyberattaques menées contre plusieurs sites du gouvernement du Canada.

Selon le CST, il s’agissait d’attaques par déni de service distribué (distributed denial of service ou DDoS en anglais), dont plusieurs pays qui reçoivent des dirigeants ukrainiens sont la cible.

Dans les faits, ces attaques ont très peu de conséquences et ne touchent pas les données sensibles des organisations visées, selon Jacques Sauvé, consultant en cybersécurité.

J'ose croire que ça n'affecte pas leur système interne, opérationnel, c'est simplement leur site web, estime l'expert. Tout ça, c'est vraiment juste de rendre non joignable le site web principal qui annonce les services.

Il n'y a pas d'infiltration réseau [...], des dangers à nos infrastructures critiques. Ça, c'est rassurant. C'est le genre d'attaque qui est assez banale.

Une citation de Jacques Sauvé, consultant en cybersécurité

Si ces incidents attirent l'attention, ils n'ont que très peu d'effets sur les systèmes touchés, précise aussi dans un courriel Robyn Hawco, du CST.

Chaque jour, les systèmes défensifs du CST peuvent bloquer entre 3 et 5 milliards d'événements ciblant les réseaux du gouvernement.

Avec la collaboration Pascal Robidas

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