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Projet d’aire protégée du lac Kénogami : Québec ne procédera pas aux coupes

Des hommes entourent un tronc d'arbre avec leurs bras.

Les citoyens qui sont les gardiens de la forêt Cyriac font un câlin à un des arbres qu'ils souhaitent protéger.

Photo : Radio-Canada / Priscilla Plamondon Lalancette

Radio-Canada a appris que les coupes forestières planifiées dans la forêt Cyriac, située au sud du lac Kénogami, n'auront finalement pas lieu. Québec revoit ainsi sa décision de récolter du bois dans un secteur qui comprend des arbres de plus de 400 ans.

Le ministère des Ressources naturelles et des Forêts est revenu sur sa décision après avoir constaté une vague d'opposition lors des consultations publiques qui se sont conclues le 5 mars. La forêt Cyriac est ainsi retirée de la planification forestière.

L’analyse préliminaire des commentaires reçus à ce jour met en lumière qu’il est peu probable que le ministère prévoie des coupes dans le secteur au sud du lac Kénogami, lit-on dans une communication écrite du ministère des Ressources naturelles et des Forêts transmise à Radio-Canada.

Il précise dorénavant qu'il n’y a pas d’activités liées à la récolte dans le secteur de la Forêt Cyriac.

Le ministère des Forêts planifiait de nouvelles coupes forestières d’ici 2028 au sud du lac Kénogami et dans la forêt Cyriac qui abrite des bouleaux jaunes centenaires.

Ce lieu fait partie de l'aire protégée réclamée depuis deux décennies par l'Association pour la protection du lac Kénogami (APLK). Le regroupement se réjouit de la décision du ministère.

C’est certainement de bon augure. On constate à l’APLK qu'il semble y avoir au ministère une meilleure compréhension, une meilleure écoute de ce que veulent les citoyens dans le dossier. Ça fait plus de 20 ans que des efforts sont faits à l’APLK afin d'obtenir un statut officiel pour l’aire protégée. Tant et aussi longtemps qu’on n’aura pas obtenu une nomination officielle pour le projet, l’APLK va poursuivre ses efforts, affirme le responsable de ce dossier pour l’association, André Douillard.

Portrait d'André Douillard.

André Douillard siège au conseil d’administration de l’Association pour la protection du Lac Kénogami. Il est responsable du dossier de l’aire protégée.

Photo : Radio-Canada / Priscilla Plamondon-Lalancette

Lors des consultations, la Ville de Saguenay et des citoyens avaient réitéré leur opposition aux coupes forestières dans l'aire protégée à l'étude.

La Ville de Saguenay espère que la ministre régionale Andrée Laforest appuiera enfin l'aire protégée.

Je pense que Mme Laforest est la clé pour ce projet-là. À partir du moment où elle va dire oui, j'ai l'impression que ça va débloquer assez rapidement. Cependant, tant et aussi longtemps qu'elle ne se prononcera pas, c'est un projet qui restera en latence. Elle ne s'est jamais prononcée pour ou contre. On n'a pas encore sa position, indique le président de la Commission du développement durable et de l'environnement et conseiller municipal Jimmy Bouchard.

Le député caquiste de Jonquière, Yannick Gagnon, s'est déjà positionné en faveur du projet.

Portrait de Jimmy Bouchard.

Le conseiller municipal Jimmy Bouchard a fait adopter une résolution par la Ville de Saguenay, en mars 2022, pour empêcher de nouvelles coupes forestières dans l’aire protégée projetée au sud du lac Kénogami.

Photo : Radio-Canada / Priscilla Plamondon-Lalancette

Le ministère de l'Environnement rappelle que Québec s'est engagé à atteindre la cible mondiale de conservation de 30 % de son territoire d'ici 2030. Il assure que les analyses gouvernementales se poursuivent.

La section québécoise de la Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP) a bon espoir que le secteur du lac Kénogami sera retenu.

Le gouvernement, après la COP15, s'est engagé à atteindre 30 % d'aires protégées. Pour nous, ça fait partie des secteurs qui devraient être sur la liste pour atteindre notre cible de 30 % de protection du territoire. C'est un secteur qui est au sud du Québec, qui est près d'un grand centre, qui est près de Chicoutimi, de Saguenay, de Jonquière. Il en faut aussi, des aires protégées dans le sud du Québec qui vont être accessibles. Ce ne sont pas des cloches de verre, ce sont des secteurs où on peut développer, affirme le directeur de la conservation à la SNAP section Québec, Pier-Olivier Boudreault.

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