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Des chefs mi’kmaw appuient un changement de nom pour l’Université de Moncton

L'ensemble de la salle prise en photo. Les diplômés sont vêtus de leur toge et assis sur des chaises.

Collation des grades à l'Université de Moncton le 28 mai 2022.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les chefs des Premières Nations mi’kmaw du Nouveau-Brunswick se prononcent en faveur d’un changement de nom pour l’Université de Moncton.

L’université, ainsi que la ville de Moncton, portent le nom de Robert Monckton (1726-1782), administrateur colonial et officier de l’armée britannique qui a joué un rôle actif dans l’emprisonnement et l’expulsion de milliers d’Acadiens.

Il y a un mois, une pétition signée par quelque 850 personnes a été acheminée à l’université, demandant que l’on choisisse un nouveau nom qui ne fait pas référence à ce personnage historique responsable d’exactions envers le peuple acadien.

Mercredi, les chefs des communautés mi’kmaw de la province ont à leur tour écrit au recteur et vice-chancelier de l’Université de Moncton, Denis Prud’homme, afin de signifier leur appui à un éventuel changement de nom pour le plus grand établissement d’enseignement postsecondaire francophone au Nouveau-Brunswick.

Nous soulignons que plusieurs noms coloniaux continuent de causer de la douleur et des traumatismes sur une base continue aux membres de nos communautés et à ceux d’autres groupes et cultures, et nous sommes heureux d’appuyer un changement de nom, écrivent la cheffe Rebecca Knockwood et le chef George Ginnish, coprésidents de Mi'gmawe'l Tplu'taqnn.

Mi'gmawe'l Tplu'taqnn Inc. est un organisme sans but lucratif qui se consacre au développement de ses membres, les neuf nations mi’kmaw du Nouveau-Brunswick.

Rappelant le rôle joué par Robert Monckton dans la déportation de plus de 11 000 Acadiens et la mort d’au moins 5000 d’entre eux, les Mi’kmaq soulignent dans cette lettre qu'un crime contre l’humanité a été commis.

Durant cette époque, les Mi’kmaq ont offert le gîte et la protection à plusieurs Acadiens. Cela a aidé à renforcer une relation réciproque qui subsiste à ce jour, écrivent-ils dans leur lettre.

Pour cette raison, les chefs mi’kmaw du Nouveau-Brunswick offrent leur appui à l’université dans sa quête pour un titre, un nom qui est plus inclusif et moins insultant. Dans la perspective des Mi’kmaq, c’est simplement la juste chose à faire.

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