•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Grève chez les chauffeurs d’autobus : toujours en attente de l’employeur

Des travailleurs en grève manifestent.

La grève s'est officiellement amorcée le 13 mars dernier. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Trois semaines depuis le déclenchement de la grève, les membres de l’Association des chauffeurs d’autobus scolaires Matanais, affiliée à la CSN, sont toujours en attente d’un retour de l’employeur.

Les membres de cette association sont en grève depuis le 13 mars dernier, notamment pour des raisons salariales.

Manifestants devant des autobus scolaires

Plus d'une trentaine de chauffeurs d'autobus sont en grève. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

À la demande de l’employeur, une rencontre a eu lieu mercredi entre les différentes parties et un conciliateur. Ce dernier avait au préalable déjà rencontré individuellement les parties à la mi-mars.

Au niveau des négociations, certaines clauses au niveau normatif qui n’étaient pas réglées ont été discutées hier, mais on ne négocie pas sur la place publique donc on ne dévoilera pas ce qui a été traité directement, explique le conseiller à la mobilisation pour la CSN au dossier, Gino Provencher.

M. Provencher indique que le syndicat est toujours en attente d’une réponse de l’employeur en ce qui concerne les demandes syndicales déposées en janvier.

Malheureusement, en date de [mercredi], l’employeur n’est pas encore revenu sur les demandes syndicales, déplore-t-il.

Le syndicat est également toujours en attente de retour officiel pour l’employeur pour établir les prochaines dates pour la suite des négociations.

C’est un peu malheureux qu’encore une fois on attende après l’employeur pour avancer la négociation. Ça fait quand même un bout qu’on est en attente de son retour, mais pour le moment, on va attendre la confirmation des dates.

Une citation de Gino Provencher, conseiller à la mobilisation pour la CSN

Le syndicat ne peut émettre concernant la rencontre qui s’est déroulée mercredi, mais indique qu’il se présentera à la table de négociation dès que le calendrier des prochaines rencontres sera connu.

Un avertissement au CSS Monts-et-Marées

Une vingtaine de chauffeurs de l’Association des chauffeurs d’autobus scolaires Matanais, affiliée à la CSN, était présente au conseil d’administration du Centre de services scolaire (CSS) des Monts-et-Marées, mardi soir, pour faire le point sur la grève actuelle.

Une salle de conseil d'administration. Des gens écoutent le conseil.

Les chauffeurs se sont invités au conseil d’administration du centre de services scolaire mardi soir.

Photo : Radio-Canada

Un point à l’ordre du jour du conseil d’administration du CSS concernait cette grève des chauffeurs d’Autobus Matanais.

On voulait faire une mise au point avec eux pour leur donner la bonne information et aussi poser quelques questions sur le contrat que le Centre de services a avec la partie patronale, explique Pauline Bélanger, présidente par intérim de la CSN du Bas-Saint-Laurent.

Le syndicat cherchait principalement à savoir si le CSS s’était engagé auprès d’autres compagnies pour assurer le transport scolaire durant la grève puisque certains de ses membres avaient des doutes que le Centre de services scolaire contourne le moyen de pression actuel.

À ce moment-ci, on peut se poser des questions, mais on ne porte pas d’accusation ou de jugement présentement sur la question, précise Mme Bélanger.

Le doute raisonnable est là quand on voit des autobus scolaires d’Autobus Matanais toujours circuler. On voulait vraiment mettre les choses au clair avec le Centre de services et que s’il avait des contrats avec d’autres compagnies, qu’on voulait que ça cesse.

Une citation de Pauline Bélanger, présidente par intérim de la CSN du Bas-Saint-Laurent

Dans un contexte de grève, les cadres de l’employeur peuvent prendre l’initiative de faire le travail normalement fait par un employé en grève. Dans ce cas-ci, un membre de la direction pourrait prendre la décision de conduire un autobus pour assurer le service de transport, selon le syndicat.

Par contre, il faut qu’ils respectent toutes les normes comme leurs employés s’ils décident de faire ça […], le contrat, s’ils l’obligent pour les employés, il faut l’obliger pour toutes les personnes et présentement, les doutes raisonnables sont là pour nous dire que probablement il y a quelques manquements ou qu’il pourrait y avoir des briseurs de grève, donc des employés qui effectuent le travail, explique Pauline Bélanger.

Le syndicat affirme avoir vu des employés dans des autobus et, en conséquence, a demandé l’ouverture d’une enquête selon les dispositions anti-briseur de grève du Code du travail. Le Tribunal administratif du travail jugera donc s’il s’agit bel et bien d’un briseur de grève.

Une enquête étant en cours, le syndicat a préféré s’abstenir de tout commentaire.

Le Centre de services est lié par un contrat avec l’employeur et c’est à eux de voir que leur contrat est bien respecté. Ça nous inquiète un peu, mais […] tout s’est bien déroulé, le CSS a bien compris la mise au point et ils nous ont répondu qu’ils allaient valider l’information et nous revenir rapidement, ajoute-t-elle.

Au moment de publier ce texte, il n’a pas été possible de confirmer ces informations avec le Centre de services scolaire.

Avec les informations de Pierre Chapdelaine de Montvalon

La section Commentaires est fermée

Les commentaires sont modérés et publiés du lundi au vendredi entre 6 h et 23 h 30 (heure de l’est).

Vous souhaitez signaler une erreur?Écrivez-nous (Nouvelle fenêtre)

Vous voulez signaler un événement dont vous êtes témoin?Écrivez-nous en toute confidentialité (Nouvelle fenêtre)

Vous aimeriez en savoir plus sur le travail de journaliste?Consultez nos normes et pratiques journalistiques (Nouvelle fenêtre)

Chargement en cours

Infolettre ICI Gaspésie

Une fois par jour, recevez l’essentiel de l’actualité régionale.

Formulaire pour s’abonner à l’infolettre d’ICI Gaspésie.