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Un enseignant sur six gagne 16 000 $ de moins au Québec qu’ailleurs au pays

Les enseignants d'expérience sont les oubliés des dernières négociations, déplore la FAE qui, à 24 heures de la fin des contrats de travail dans le secteur public, promet de se battre jusqu'au bout.

Une enseignante dans une école primaire. (Photo d'archives)

Une enseignante dans une école primaire (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Julie Marceau

Un enseignant québécois sur six accuse un retard salarial de près de 20 % par rapport au reste du pays, selon une compilation de la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) obtenue par Radio-Canada.

Lors des dernières négociations des conventions collectives, le gouvernement Legault a accordé des hausses substantielles aux extrémités des échelons, notamment pour maintenir au sein de la profession les enseignants en début de carrière.

Mais des milliers d'entre eux qui occupent les échelons du milieu accusent toujours un retard majeur sur leurs collègues canadiens.

Un enseignant qui exerce son métier depuis cinq ans touche ainsi 62 820 $ par année, alors que la moyenne canadienne se situe à 76 398 $. C'est une différence de près de 14 000 $. L'écart se creuse à près de 18 000 $ pour un professeur qui enseigne depuis 10 ans.

En moyenne, les enseignants ayant entre 5 et 10 ans d'expérience gagnent 16 000 $ de moins que dans le reste du Canada.

Or, les offres déposées par Québec ne permettent pas d'effectuer ce rattrapage. Dans ce contexte, impossible de faire face à la pénurie de personnel, affirme la présidente du syndicat Mélanie Hubert.

Comment le gouvernement Legault pense maintenir en poste des enseignantes et enseignants alors que ces personnes subissent un retard salarial qui s’accumule? demande-t-elle.

La FAE demande à Québec de combler cet écart en plus d'offrir une augmentation de 4 % par année.

Or, Québec offre présentement une hausse de 3 % pour la première année suivie de 1,5 % pour les quatre suivantes, selon le cadre financier déposé en décembre.

Des bonifications ont été déposées par la suite, mais elles concernent le milieu de travail des enseignants et non leur salaire.

Québec suggère par exemple différentes mesures visant à renforcer les équipes-écoles autour des élèves en difficulté d'apprentissage afin d'alléger la tâche des enseignants en stabilisant certains corps d'emploi.

Le gouvernement Legault promet aussi de hausser significativement le salaire des psychologues pour les ramener au secteur public.

Tous les contrats de travail des secteurs public et parapublic en santé et en éducation viennent à échéance vendredi.

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