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La Côte-Nord manque de relève en optométrie

Des lunettes sur un étalage

Depuis quelques années, l'optométriste Line Sauvageau aurait pu décider de prendre sa retraite, mais elle souhaite contribuer à maintenir ce service dans la région. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Olivier Roy Martin

Radio-Canada

L'une des rares optométristes permanentes de Sept-Îles, Line Sauvageau, s’inquiète du manque de relève de sa profession sur la Côte-Nord.

Line Sauvageau travaille à la clinique Iris de Sept-Îles. Selon elle, la direction de cette clinique n’a pas été en mesure de recruter un optométriste permanent depuis 10 ans.

Elle admet que l’attente est de plusieurs mois pour un rendez-vous régulier à Sept-Îles.

Line Sauvageau explique que les cliniques d’optométrie nord-côtières assurent leur roulement grâce à des spécialistes dépanneurs.

« Les optométristes qui ne sont pas permanents, on les appelle les volants puisqu’ils viennent travailler dans notre région par avion. On n’a pas vraiment de relève permanente dans les cliniques de la Côte-Nord. »

— Une citation de  Line Sauvageau, optométriste permanente à Sept-Îles
Line Sauvageau devant un comptoir de lunettes.

Line Sauvageau est optométriste pour la clinique Iris de Sept-Îles. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Olivier Roy Martin

Elle se déplace aussi à Fermont et Havre-Saint-Pierre pour donner un coup de main dans d’autres cliniques nord-côtières.

On essaye aussi d’avoir des volants dans ces régions, mais c’est souvent encore plus difficile [qu’à Sept-Îles], précise l’optométriste.

Peu de futurs optométristes sur les bancs d’école?

Elle déplore le nombre peu élevé d’étudiants qui sont formés annuellement dans sa profession.

Le problème est que le cours se donne au Canada dans seulement deux universités. Pour le Québec, c’est à Montréal, où ils admettent 46 étudiants par année. Mais après les cinq années d’études, on n’a pas nécessairement 46 finissants, affirme-t-elle.

Line Sauvageau avance que la majorité d’entre eux proviennent de la région de Montréal.

Des gens qui vont aller en région, parmi les Montréalais, il n’y en a pas beaucoup. C’est là qu’on essaye de recruter des volants. Mais c’est difficile de les avoir régulièrement, lance-t-elle.

Depuis quelques années, cette optométriste aurait pu décider de prendre sa retraite, mais elle souhaite contribuer à maintenir ce service dans la région.

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