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Le PQ demande une enquête de la vérificatrice générale sur les ratés d’Optilab

Joël Arseneau en point de presse.

Joël Arseneau, porte-parole du Parti québécois en matière de santé, a vivement critiqué le projet de centralisation des laboratoires médicaux Optilab. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le porte-parole du Parti québécois en matière de santé, Joël Arseneau, a réclamé jeudi que la vérificatrice générale du Québec fasse la lumière sur les « ratés absolument innommables » de la réforme Optilab, qui visait la centralisation des analyses effectuées en laboratoire dans le réseau de la santé.

Ce qu’on nous avait promis avec ces centralisations-là, c’était des gains sur le plan budgétaire, financier, des gains d’efficacité. Et c’est exactement le contraire qui se fait, a lancé M. Arseneau.

Orchestré par l'ex-ministre de la Santé Gaétan Barrette, le projet Optilab a permis la mise en place de laboratoires serveurs, des mégalaboratoires où sont effectuées des analyses d'échantillons provenant de divers hôpitaux. Plusieurs médecins ont déploré, au cours des dernières années, que la réforme ait occasionné des retards importants dans les analyses et des pertes d'efficacité.

Radio-Canada a révélé, plus tôt jeudi, qu'au Centre universitaire de santé McGill (CUSM), plus de 20 000 spécimens ont dépassé le délai de traitement habituel. Certaines analyses dont le délai maximal recommandé est de deux semaines ne sont pas prêtes avant six mois.

Selon le président de l’Association des médecins hématologues et oncologues du Québec, Martin Champagne, le problème au CUSM est en partie attribuable à la centralisation de l’ex-ministre Barrette. Le laboratoire est également aux prises avec une grave pénurie de personnel, a ajouté l’établissement.

Je vous indique qu’Optilab ne rend de comptes à personne, a ajouté Joël Arseneau. C’est une espèce d’État dans l’État dans le réseau de la santé et il est temps que l’on regarde comment ça fonctionne, qui dirige, comment ça se passe et quelles sont les pratiques aujourd’hui qui mettent à risque la santé des gens.

Il y a quelques semaines, le Parti québécois et le syndicat qui représente les technologistes médicaux avaient tous deux demandé la décentralisation des laboratoires médicaux.

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