•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le CISSS-AT s’engage à maintenir le point de service du CLSC de Cléricy à long terme

Cinq personnes assises à une table.

Plusieurs dirigeants du CISSS-AT étaient présents à Cléricy mercredi pour discuter de l'avenir du point de service CLSC du quartier.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Plusieurs dirigeants du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) se sont déplacés à Cléricy mercredi soir afin de présenter aux citoyens les orientations quant à l’avenir du point de service CLSC de la localité.

Parmi eux, la présidente-directrice générale du CISSS-AT, Caroline Roy, qui a assuré à la trentaine de citoyens présents que leur point de service était là pour rester.

Trente personnes assises dans une salle communautaire regardent une conférence.

Une trentaine de citoyens ont assisté à la rencontre.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Pour notre organisation, pour les soins de santé à la population, c’est important pour nous d’être en proximité de la population. Cléricy, depuis plusieurs mois, n’a pas de services en point de service CLSC. En fait, le local qui était utilisé auparavant ne pouvait plus l’être et on était en démarche depuis quelques mois avec la municipalité pour tenter d’identifier quelle serait la meilleure option pour avoir un nouveau local et reprendre les services d'infirmière, donc de prise de sang pour la population, affirme-t-elle.

« Dès qu’on a un local adéquat pour reprendre les services à la population, ce sera fait. »

— Une citation de  Caroline Roy
Un bâtiment avec affiche CLSC.

De la moisissure a été trouvée dans le bâtiment de l’ancien point de service de Cléricy, le rendant inutilisable.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Caroline Roy explique que le CISSS effectue présentement des démarches afin d’identifier un local répondant aux critères de base pour l’établissement d’un point de service CLSC, dont l’accessibilité universelle.

Il y a des échanges qui sont faits avec la Ville pour identifier un local. Présentement, il n’y a pas de local qui est prêt à nous accepter tel quel, donc il y aura des travaux à réaliser, travaux qui pourront être éventuellement réalisés par la Ville selon le projet qui sera accepté, indique-t-elle.

Caroline Roy dans un local de Cléricy.

Caroline Roy, PDG du CISSS de l'Abitibi-Témiscamingue

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Vers un local permanent

Pour l’instant, le principal plan du CISSS est d’aménager, de façon temporaire, le point de service à l’intérieur de la salle communautaire.

Cette solution permettrait de réintégrer Cléricy dans le parcours de l’infirmière retraitée qui prend en charge les points de service CLSC en milieu rural de Rouyn-Noranda, notamment pour les prises de sang.

À terme, l’objectif du CISSS-AT est de s’installer dans un local permanent.

La municipalité nous a confirmé qu’ils avaient un projet, où on pourrait avoir un local beaucoup plus permanent dans le temps, même pour plusieurs années, où le point de service CLSC pourrait être intégré, affirme Mme Roy.

Stéphane Girard près de citoyens de Cléricy qui discutent.

Stéphane Girard, conseiller municipal du district d’Aiguebelle à la Ville de Rouyn-Noranda

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Le conseiller municipal du district d’Aiguebelle à la Ville de Rouyn-Noranda, Stéphane Girard, confirme qu’un tel projet est dans les cartons, mais soutient qu’un engagement ferme de la part du CISSS sera nécessaire avant que le projet puisse aller de l’avant.

[Le projet], c’est l’agrandissement du Balbuzard pour être capable d’abriter un CLSC. Mais pour que le projet voie le jour, ça prend un engagement ferme du CISSS de garder les services à long terme, et à partir de ce moment-là, si on est capable de s’entendre sur un projet de financement avec eux, si on est capable d’attacher les choses, c’est un projet qui devrait voir le jour, atteste-t-il.

Diversifier l’offre de services malgré la pénurie de main-d’œuvre

La PDG du CISSS-AT le reconnaît, la pénurie de main-d’œuvre est là pour rester encore plusieurs années.

Malgré la situation, Caroline Roy soutient que son organisation travaille sur la mise en place de nouvelles façons de faire qui permettront à terme d’améliorer l’offre de services dans les CLSC en milieu rural.

L’offre diversifiée, on va chercher à la faire beaucoup plus tôt que la [fin de la] pénurie de main-d’œuvre parce qu’actuellement, et on fait ça dans tous nos services au sein de l’organisation, on regarde comment on peut les offrir différemment, avec différentes personnes, différents types d’emplois au sein de l’organisation. Donc dans les prochains mois, dans les prochaines années, il est fort possible qu’on soit capable de diversifier [l’offre] dans nos points de services CLSC. La pénurie de main-d'œuvre ne sera pas finie, jusqu’en 2026 elle risque de s’accroître et ça pourrait aller jusqu’en 2031 avant de retrouver un certain équilibre, donc il faut agir bien avant ça, dit-elle.

Évelyne Grenier-Ouimette dans un local de Cléricy.

Évelyne Grenier-Ouimette, directrice générale adjointe et directrice des soins infirmiers au CISSS-AT

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

En réponse à la question d’une citoyenne préoccupée par les services offerts en santé mentale dans les CLSC ruraux, la directrice générale adjointe et directrice des soins infirmiers au CISSS-AT, Évelyne Grenier-Ouimette, a tenu à se faire rassurante.

La santé mentale, c’est une préoccupation qu’on a au CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue et on est toujours ouverts à tenter de développer des services qui répondent aux besoins de notre population. Ça peut-être la présence d’un travailleur ou d’une travailleuse sociale. Ça pourrait être aussi un physiothérapeute ou un autre type de professionnel qui pourrait se greffer à l’équipe qui sera ici, pour aider l’infirmière ou l’infirmière auxiliaire à offrir une meilleure offre de services ou encore représenter un contact pour pouvoir faire une référence plus facilement vers les services, que ça soit santé mentale ou tout autre service, termine-t-elle.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

En cours de chargement...