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50 ans de télé de Radio-Canada à Toronto : ses visages connus se souviennent

Le logo de Radio Canada, avec en amorce une caméra dans un studio.

La télévision à Toronto diffuse dans toute la région de l'Ontario.

Photo : Radio-Canada / Mouaad EL YAAKABI

Il y a 50 ans était mise en ondes CBLFT, la télévision de Radio-Canada à Toronto. Invités à ouvrir la boîte à souvenirs, des journalistes et artisans de la télé louent le dynamisme et l’esprit d’entreprendre qui régnait dans la salle des nouvelles.

C’est probablement la pépinière qui a donné le plus d'arbres, résume Chantal Hébert en se remémorant son passage par la salle des nouvelles de Toronto. La Franco-Ontarienne était l’un des visages emblématiques de CBLFT avant de poser ses valises à la colline du Parlement pour suivre les affaires politiques.

Elle parle avec le sourire au micro, assise au Studio 1 de la nouvelle Maison de Radio-Canada.

Chantal Hébert a démarré sa carrière à CBLFT. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Marie-Eve Cloutier

C’est donc tout naturellement que nous l’avons sollicité, pour revenir sur les 50 ans de la mise en ondes de CBLFT, la télévision de Radio-Canada à Toronto.

Dès les premières années de son existence, la station mise en effet sur une équipe de journalistes et d’animateurs jeunes et pleins de volonté.

Yanik Dumont Baron a passé 10 ans à la salle des nouvelles de Toronto, avant de continuer comme correspondant à l’étranger à Washington et Paris. Il se remémore une ambiance magique, quelque chose de difficile à reproduire ailleurs. On était jeunes, rivaux, mais on se poussait pour devenir meilleurs, dit-il.

Yanik Dumont Baron répond aux questions de Stéphan Bureau au studio 18 de Radio-Canada, à Montréal, le 30 juillet 2018.

Avant d'être correspondant à l'étranger à Washington et à Paris, Yanik Dumont Baron a été journaliste à Toronto pendant 10 ans. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Mathieu Arsenault

C’était à la fois inspirant et très formateur.

Une citation de Yanik Dumont Baron, journaliste à Radio-Canada

Céline Galipeau, aujourd’hui cheffe d'antenne du Téléjournal de Radio Canada, se souvient elle aussi d’une expérience extraordinaire . Lorsqu’elle arrive, elle est déjà animatrice, mais souhaite faire du terrain. C’est là que j’ai tout appris du métier de journaliste dit-elle. Elle cite notamment l’émulation qui avait lieu avec les services anglophones de CBC avec qui ils partagent les locaux.

Céline Galipeau

Céline Galipeau a passé quatre années à Toronto, une expérience qu'elle qualifie d'extraordinaire. (Photos d'archives)

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Beaucoup parlent de cette salle de nouvelles comme de la meilleure école dont ils auraient pu rêver. C’est le cas de Gérald Fillion. Lors de son passage à Toronto, il est affecté à la couverture de la Bourse. Les milliers d’heures d’antenne que j’ai faits là-bas, quand j’étais jeune journaliste, m’ont permis de me préparer à ce que je fais aujourd’hui, confie-t-il.

Gérald FIllion et Odette Gough en direct.

Gérald Fillion, ici en ondes avec Odette Gough, couvrait l'actualité boursière. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada

Si vous regardez dans le paysage médiatique national, beaucoup sont passés par Toronto, note Chantal Hébert. Elle se souvient d’autres visages bien connus du grand public comme Michel Désautels, Marc André Masson ou encore Michel Labrecque.

D’abord modeste, avec un décrochage local et une programmation plutôt nationale et produite à Montréal, la chaîne se crée peu à peu une véritable identité, en harmonie avec son slogan Sous le signe de la différence.

Une belle trouvaille qui colle parfaitement à une ville déjà cosmopolite et éclectique. Le destin des deux est d’ailleurs lié, puisque CBLFT continue aujourd’hui d’émettre depuis l’emblème de la ville, la tour CN.

Claude Deschênes sur le plateau de l'émission Vidéo club

Claude Deschênes a présenté « Vidéo club» pendant deux ans, avant de continuer sa carrière comme journaliste culturel au national. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada

CBLFT était également un champ des possibles, une porte ouverte sur des opportunités à qui savait les chercher. C’est le cas de Claude Deschênes. Arrivé à 23 ans à Toronto comme annonceur, sa passion pour la culture l’amène à animer une émission nouvellement créée : Vidéo club. C’était assez précurseur, on voulait intéresser les jeunes en leur parlant de musique, mais pas seulement avec une vision anglophone, confie-t-il.

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Le tout avec une bonne dose de bricolage : on s’était fait faire une enseigne Vidéo club en néon, c’était la mode de l’époque. On l’accrochait avant chaque émission dans la salle de conférence et on complétait le décor avec les affiches des artistes.

Cinquante ans plus tard, les moyens se sont modernisés, mais l’esprit d’équipe et d’entreprendre reste fidèle au premier jour.

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