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L’Alberta investit 126 M$ devant une hausse de complexité dans les salles de classe

La ministre de l'éducation Adriana LaGrange tient un point de presse dans une classe

Le montant s'ajoute au budget de 820 millions de dollars répartis sur les trois prochaines années qui a été annoncé lors de la présentation du budget provincial de 2023. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Rousseau

Le gouvernement de l'Alberta a annoncé un investissement de 126 millions de dollars pour aider les conseils scolaires à répondre à une hausse de complexité dans les salles de classe.

Selon la ministre de l'Éducation, Adriana LaGrange, les enseignants sont notamment confrontés à un plus grand nombre d'élèves présentant des difficultés d'apprentissage ou des problèmes de comportement.

Il y a également un besoin accru pour un apprentissage accru de l'anglais.

Le montant s'ajoute aux 820 millions de dollars répartis sur les trois prochaines années qui ont été annoncés au début du mois. D'après Adriana LaGrange, cette somme aidera les conseils scolaires à répondre au besoin de soutien additionnel dû à l'augmentation des inscriptions et aux problèmes liés au transport.

« Ce sont les autorités scolaires qui décideront de la manière dont elles utiliseront ces fonds [...]. Ce sont eux qui attribuent les contrats avec les enseignants, l'assistance éducative et tout le personnel de soutien dont les écoles ont besoin, et qui détiennent ces contrats. »

— Une citation de  Adriana LaGrange, ministre de l'Éducation

Selon elle, les conseils scolaires reçoivent déjà 98 % des fonds alloués au secteur de l'éducation en Alberta.

Les 126 millions de dollars seront divisés en fonction d'un montant de base pour les autorités scolaires et d'un montant calculé par le nombre d'élèves. Autrement dit, les conseils recevront chacun un montant proportionnel au nombre d'élèves qui sont sous leur responsabilité.

Le ministère estime que ce financement permettra aux administrations scolaires d'embaucher environ 3000  équivalents temps plein.

Un besoin criant

La présidente de l'Association albertaine des conseils scolaires (ASCA), Marilyn Dennis, souligne qu'il est primordial pour les conseils scolaires d'être autonome quant à l'utilisation des fonds.

Les conseils scolaires seront en mesure d'embaucher le personnel dont ils ont le plus besoin, note-t-elle. Dans certaines classes, il s'agira peut-être d'un enseignant, d'une aide pédagogique supplémentaire, d'un psychologue pour la division scolaire ou d'un orthophoniste.

« Chaque conseil scolaire s'appuiera sur ce qu'il connaît de sa propre communauté pour prendre ces décisions et embaucher le personnel qui répondra le mieux aux besoins des élèves qui se trouvent en face d'eux. »

— Une citation de  Marilyn Dennis, présidente de l'Association albertaine des conseils scolaires

Jason Schilling, le président de l’Association des enseignants de l’Alberta (ATA), critique le gouvernement du Parti conservateur uni de ne pas avoir valorisé les professionnels du secteur de l’éducation.

Nous remarquons une pénurie d'enseignants dans certains secteurs de la province, en particulier dans les zones rurales, mais aussi dans les zones urbaines, explique-t-il.

Nous avons constaté ces dernières années, avec les réductions budgétaires, que l'on met de plus en plus de poids sur les épaules des enseignants, sans que rien n'en sorte.

Avec les informations de Emmanuel Prince-Thauvette

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