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Pourparlers en Égypte pour ramener le calme entre Israéliens et Palestiniens

Une manifestation palestinienne à Gaza.

Manifestation palestinienne à Gaza contre la réunion israélo-palestinienne qui se déroule à Charm el-Cheikh, en Égypte.

Photo : Reuters / MOHAMMED SALEM

Agence France-Presse

L'Égypte accueille des pourparlers pour tenter d'atténuer les tensions entre Israéliens et Palestiniens après une centaine de morts survenus depuis le début de l'année. Entre-temps, un Israélien a été grièvement blessé par balles en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël.

Réunis dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh, des responsables politiques et militaires israéliens, palestiniens, américains, égyptiens et jordaniens ont repris mot pour mot leurs engagements d'Aqaba, en Jordanie, où ils s'étaient déjà retrouvés fin février.

Le gouvernement israélien et l'Autorité palestinienne ont redit vouloir arrêter les mesures unilatérales pendant trois à six mois, selon un communiqué diffusé par le ministère égyptien des Affaires étrangères.

Ces mesures unilatérales – dénoncées par la communauté internationale – sont l'expansion de la colonisation juive en Cisjordanie, dont l'ONU répète qu'elle est illégale au regard du droit international.

Les colonies

Selon le communiqué, Israël s'engage à cesser de discuter de l'établissement de nouvelles unités de colonisation pendant quatre mois et de ne pas légaliser les colonies sauvages pendant six mois.

Une nouvelle rencontre aura lieu en avril en Égypte, selon la diplomatie égyptienne.

Un responsable israélien a toutefois ajouté, sous le couvert de l'anonymat, qu'il fallait encore qu'un dialogue s'établisse pour aboutir à d'éventuels accords sur la cessation des mesures unilatérales.

Israël n'a pas pris de telles mesures depuis la mi-février, quand il avait rendues légales – au regard du seul droit israélien – neuf colonies de Cisjordanie établies sans l'aval du gouvernement, certaines depuis des années.

Lundi dernier, le Parlement israélien a adopté un projet d'amendement à une loi qui ouvre la voie à l'installation d'Israéliens sur les lieux de colonies juives du nord de la Cisjordanie démantelées en 2005, en même temps qu'Israël se retirait unilatéralement de la bande de Gaza.

Un Israélien blessé

À Huwara, localité palestinienne du nord de la Cisjordanie, un Israélien a été grièvement blessé par balles dimanche, selon le Magen David Adom (MADA), l'équivalent israélien de la Croix-Rouge, qui avait initialement annoncé deux blessés avant de revenir sur son bilan de l'attaque.

L'armée israélienne a affirmé qu'un assaillant avait ouvert le feu sur un véhicule israélien avant d'être blessé par des tirs de soldats et capturé.

Lors du premier cycle de négociations, le 26 février à Aqaba, deux colons israéliens avaient été tués à Huwara par un tireur palestinien, membre de la branche armée du mouvement islamiste Hamas. Des dizaines de colons juifs avaient ensuite attaqué Huwara, incendiant voitures et bâtiments.

Sans revendiquer la nouvelle attaque à Huwara, le Hamas et le Djihad islamique l'ont qualifiée de réponse normale aux crimes de l'occupation israélienne.

Début du ramadan

Disant prier pour le héros [israélien] blessé à Huwara, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a appelé à empêcher une escalade et a promis d'agir avec détermination contre le terrorisme au moment où débute cette semaine le ramadan, souvent synonyme d'échauffourées dans les lieux saints de Jérusalem-Est occupée et annexée par Israël.

À Aqaba déjà, Israéliens et Palestiniens s'étaient engagés à la désescalade : trois semaines plus tard, 24 Palestiniens et deux Israéliens ont été tués.

Depuis le début de l'année, 86 Palestiniens, 13 Israéliens et une Ukrainienne ont été tués dans des violences liées au conflit, selon un décompte de l'AFP de sources officielles israéliennes et palestiniennes.

L'Organisation de libération de la Palestine (OLP), qui regroupe plusieurs factions palestiniennes mais pas le Hamas, participe aux négociations avec Israël, dirigé depuis décembre par un des gouvernements les plus à droite de son histoire.

Opposition du Hamas

Toutefois, dans les territoires occupés, la participation de l'OLP suscite les critiques.

Le Hamas a fait le choix de l'escalade de la résistance contre l'occupation et s'oppose au sommet de Charm el-Cheikh comme à tous les sommets qui visent à calmer la situation, a déclaré Moussa Abou Marzouq, cadre du mouvement à Gaza.

L'ennemi sioniste utilise ces sommets pour mener plus d'attaques, renchérit un communiqué du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP, gauche) et du Djihad islamique.

Les dirigeants palestiniens doivent être responsables et quitter les négociations, a affirmé à l'AFP un dirigeant du Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP).

L'Égypte, sa diplomatie et surtout ses services de renseignement sont régulièrement sollicités sur la question palestinienne. Premier pays arabe à avoir signé la paix avec Israël, en 1979, et voisin de la bande de Gaza, l'Égypte reçoit tout autant les chefs de gouvernement israéliens que les dirigeants des différents partis palestiniens.

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