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Élections à l’Î.-P.-É. : les partis d’opposition toujours à la recherche de candidats

De droite à gauche, des panneaux électoraux de Karla Bernard, Michelle Neill, Sandra Sunil et Rob Lantz.

Karla Bernard, Michelle Neill, Sandra Sunil et Rob Lantz se présentent tous dans des circonscriptions de Charlottetown.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

Il manque encore un peu moins de 20 candidats à quatre jours de la fin des enregistrements.

Bannière.

Le Parti progressiste-conservateur est le seul à avoir trouvé ses 27 candidats pour être présent dans chaque circonscription de l'île, une situation dans laquelle aimeraient se trouver les autres partis pour ces élections provinciales.

Les verts ont besoin de sept candidats, les libéraux en recherchent encore quatre et, enfin, les néo-démocrates en espèrent six. Ces chiffres devraient évoluer d'ici vendredi. Mais tous les partis n'atteindront pas les 27 candidatures.

Pourtant, pas question de paniquer.

« Je serai déçu de ne pas avoir une équipe complète, mais cela ne m'empêchera pas de dormir. Je pense sincèrement que nous atteindrons les 27. »

— Une citation de  Peter Bevan-Baker, chef du Parti vert
Peter Bevan-Baker est debout derrière un pupitre. Il répond aux journalistes.

Peter Bevan-Baker l'assure : il devient de plus en plus difficile de se lancer en politique.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

Même chose du côté du Parti libéral. La nouvelle cheffe, Sharon Cameron, est persuadée qu'elle arrivera à trouver tous ses candidats. La date limite est vendredi, nous annoncerons plus de candidats d'ici là, assure-t-elle.

Écart important par rapport à 2019

Mardi, un peu plus de 90 candidats étaient inscrits. Même si ce nombre devrait augmenter d'ici vendredi, il reste bien inférieur à celui de 2019. À l'époque, 108 candidats s'étaient présentés, un record. En 2015, 105 personnes s'étaient lancées dans la course. Ils étaient 103 en 2011 (y compris 13 candidats indépendantistes).

Pour Sharon Cameron, la cheffe du Parti libéral, cela s'explique entre autres par un calendrier trop court pour se préparer. Les élections, qui devaient avoir lieu le 2 octobre prochain, ont été déclenchées plus tôt et auront lieu le 3 avril.

« Cela prend du temps de bâtir un réseau, d'aller à la rencontre de son électorat. La politique, c'est avant tout rassembler une communauté autour d'un objectif commun. Oui, je l'avoue, c'est un défi pour nous. »

— Une citation de  Sharon Cameron, cheffe du Parti libéral
Sharon Cameron parle au micro devant un grand écran sur lequel le mot « Liberal » apparaît.

Sharon Cameron, cheffe du Parti libéral de l'Île-du-Prince-Édouard, le 8 mars 2023 à Charlottetown.

Photo : La Presse canadienne / Brian McInnis

Climat politique favorable aux conservateurs

Le politologue insulaire Don Desserud avance plusieurs hypothèses pour expliquer ce manque de candidats en plus de celle du calendrier.

Selon lui, le climat politique, très favorable aux progressistes-conservateurs, joue en défaveur des autres partis.

En effet, les récents sondages de la société Narrative Research créditent le PC de 49 % des voix, contre 22 % pour les verts, 19 % pour les libéraux et 9 % pour les néo-démocrates.

Cette tendance s'étend aussi aux chefs des partis. Dennis King serait le favori des insulaires à 42 %, contre 24 % pour Peter Bevan-Baker, 11 % pour Sharon Cameron et 4 % pour Michelle Neill.

« Dans beaucoup de cas, les candidats potentiels regardent le député en place ainsi que les sondages et se disent qu'ils ne pourront pas l'emporter. »

— Une citation de  Don Desserud, politologue, UPEI

Cette situation pourrait même, selon le politologue insulaire, avoir un effet plus profond sur la démocratie ainsi que sur le taux de participation le jour du scrutin.

Les élections auront lieu le 3 avril.

Le politologue Don Desserud de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard

Photo : Radio-Canada / Élisa Serret

J'espère, pour le bien du processus électoral, que nous aurons une liste complète de candidats et que la campagne sera intéressante, car je crains que cela ne puisse entraîner une faible participation électorale. Les insulaires pourraient ne pas montrer trop d'intérêt si les résultats sont déjà déterminés, explique-t-il.

Les partis ont jusqu'à vendredi à 14 h pour inscrire leurs candidats. Après, il sera trop tard, et, selon Élections Î.-P.-É., aucune exception ne sera possible.

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