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L’Alberta augmente le financement des conseils scolaires franco-albertains

Une élève se dirige vers la porte ouverte d'un autobus scolaire stationné derrière deux autres autobus.

Les conseils scolaires franco-albertains reçoivent un financement particulier pour assurer une éducation équivalente à celle de la majorité anglophone.

Photo : csf.bc.ca

Le ministère de l’Éducation albertain investira 820 millions de dollars au cours des trois prochaines années pour aider les conseils scolaires albertains, notamment les francophones, qui font face à une hausse de leurs inscriptions et à des problèmes de transport.

Les conseils scolaires franco-albertains auront droit à une augmentation 6 % de leur financement de base cette année, tout comme les conseils anglophones.

La subvention destinée à assurer une instruction en français équivalente à celle que reçoit la majorité anglophone sera, elle aussi majorée de 6 %, tandis que celle pour la francisation augmentera de 10 %.

Selon le gouvernement provincial, cette enveloppe permettra d’embaucher environ 3000 employés partout en province, notamment des professeurs, des aides-enseignants ou des chauffeurs d’autobus.

La présidente de la Fédération des conseils scolaires francophones de l’Alberta (FCSFA), Tanya Saumure, accueille favorablement ce nouvel investissement, mais affirme qu’il faudra faire une analyse plus approfondie pour connaître l’impact réel sur le budget des conseils scolaires.

Plusieurs d’entre eux prévoient un budget déficitaire cette année.

Une enveloppe pour le transport scolaire

L’Alberta déboursera aussi 414 millions de dollars pour aider les conseils scolaires en matière de transport. La pénurie de chauffeurs et la hausse du prix du carburant ont d'importantes conséquences sur les conseils scolaires et leur budget. C'est encore plus important pour les conseils francophones, puisqu’ils ne font pas payer les parents pour ce transport scolaire.

La grande raison est que, si on chargeait pour le transport, les gens iraient à l'école du coin, car ça coûterait cher et ça ferait place à l'assimilation. Nos familles font ces sacrifices, d’être longtemps en autobus, pour envoyer leur enfant à l'école francophone. C'est la lentille francophone que le gouvernement doit appliquer pour venir en aide aux besoins spécifiques de l'éducation francophone en Alberta, explique Tanya Saumure.

Le gouvernement va également modifier ses critères pour l’admissibilité des enfants à une subvention pour le financement scolaire. Les enfants de la maternelle à la sixième année y seront admissibles lorsqu’ils vivent à plus de 1 kilomètre de leur école, et les plus âgés, à plus de 2 kilomètres, plutôt que 2,4 km auparavant.

Ce financement supplémentaire est une bonne nouvelle, mais c’est le strict minimum que devrait faire un gouvernement, dit la porte-parole néo-démocrate en matière d’éducation, Sarah Hoffman.

Selon elle, le gouvernement conservateur uni n’a pas suffisamment financé l’éducation au cours des trois dernières années, ce qui a augmenté les difficultés en matière de taille des classes et de difficultés des élèves.

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