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Québec souhaite mieux protéger les travailleurs étrangers temporaires

Le ministre du Travail, Jean Boulet, parle au micro.

Le ministre du Travail, Jean Boulet.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roussel

Radio-Canada

Devant les cas d'abus qui ont fait la manchette ces derniers mois, Québec souhaite mieux protéger et informer les travailleurs étrangers temporaires qui sont de plus en plus nombreux. En 2022, la province en a accueilli 38 500 alors que ce nombre s'élevait à 23 300 en 2019. En trois ans, la hausse a été de 15 200 travailleurs.

Pour ce faire, les actions de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) auprès de cette main-d’œuvre, de leurs représentants et de leurs employeurs seront renforcées, a annoncé mercredi le ministre du Travail et ministre responsable de la région de la Mauricie et de la région du Nord-du-Québec, Jean Boulet.

Je réitère que ces employés ont les mêmes droits que les travailleurs québécois et leurs employeurs ont les mêmes obligations à leur égard.

Une citation de Jean Boulet, ministre du Travail

L'élu n'a pas manqué de souligner que ces actions confirment l’importance qu’on accorde aux travailleurs étrangers temporaires.

Le gouvernement estime qu'ils seront encore plus nombreux dans un proche avenir compte tenu de la pénurie de travailleurs et du vieillissement de la population.

Entre autres mesures, l'Escouade prévention auprès des travailleurs étrangers temporaires devient permanente. Son mandat sera aussi élargi pour rejoindre ces salariés et leurs employeurs dans un plus grand nombre de secteurs d’activité économique, comme le commerce de détail, l’hébergement, la restauration, la santé et l’assistance sociale, le manufacturier, la fabrication d’aliments, en plus de l’agriculture.

Son mandat sera aussi élargi à la grandeur du Québec, alors qu'au départ seulement sept régions étaient couvertes.

Plus de surveillance et d'encadrement sur le terrain

Ces décisions s'accompagnent d'interventions sur le terrain. Les inspections seront plus nombreuses, a dit M. Boulet, et l'équipe en place s'est vu confier des renforts, rendus nécessaires par la croissance du nombre d'employés temporaires.

Afin d’accroître la force d’intervention de l’Escouade, une dizaine d’agents de prévention s’ajouteront pendant la période estivale à l’équipe permanente, déjà composée d’une douzaine de conseillers en prévention, afin de rejoindre plus particulièrement les travailleurs étrangers du secteur agricole.

Des travailleurs agricoles saisonniers procèdent à la récolte des canneberges dans une cannebergière.

Québec souhaite mieux informer et protéger les travailleurs étrangers qui sont particulièrement nombreux dans le secteur agricole. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

De plus, 291 inspecteurs en santé-sécurité et 141 inspecteurs en normes du travail seront ajoutés sur le terrain pour s'assurer que le Québec soit un endroit accueillant et que les milieux de travail donnent des conditions de travail saines, sécuritaires et totalement compatibles avec les lois du Québec en matière de relations de travail.

La CNESST est particulièrement sensible à la situation des travailleuses et travailleurs étrangers temporaires œuvrant au Québec. C’est pour cela qu’elle réalise diverses actions de façon proactive afin de s’assurer que des conditions de travail saines, justes et sécuritaires leur sont accordées dans leur milieu de travail, a dit sa présidente-directrice générale, Manuelle Oudar.

Le soutien prendra la forme d'ateliers, de webinaires, d'aide personnalisée et d'activités de sensibilisation en français, en anglais et en espagnol.

Manuelle Oudar parle au micro.

Présidente-directrice générale de la CNESST, Manuelle Oudar a assuré que son organisation ne tolérera pas de contraventions aux droits ou aux conditions de travail justes, saines et sécuritaires des salariés temporaires.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roussel

Les agences sous la loupe

Voulant agir sur tous les fronts relatifs à la protection des travailleurs étrangers temporaires, le ministre du Travail a adressé une mise en garde aux agences qui seraient tentées de contourner la loi, les avertissant que le gouvernement procédera à des vérifications systématiques de toutes les agences de main-d'œuvre afin de débusquer celles qui n'ont pas de permis ou qui ne respectent pas les pratiques légales en vigueur.

Le dialogue est constant avec les consulats du Mexique, du Guatemala et du Honduras, d'où viennent la majorité des travailleurs étrangers, afin d’échanger sur différentes situations vécues par leurs ressortissants lors de leur séjour au Québec.

Les partenaires issus de secteurs d’activité susceptibles d’embaucher des travailleurs temporaires dont le Conseil de la transformation alimentaire du Québec, le Conseil québécois du commerce de détail, l’Association hôtellerie du Québec ou encore l’Association restauration Québec sont informés de l'offensive de l'État.

Par ailleurs, les travailleurs étrangers temporaires pourraient être mieux accueillis si la province était la seule à gérer le programme, dit le ministre. Si j’avais une opinion à vous donner, moi, je souhaite qu’un jour on ait un programme qui soit québécois, a déclaré M. Boulet.

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