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Drame à Laval : les funérailles d’une des deux petites victimes célébrées jeudi

Des gens, de dos, se dirige vers l'entrée de l'église.

Les obsèques du jeune Jacob Gauthier, 4 ans, ont été célébrées en fin de matinée en l'église Sainte-Rose-de-Lima.

Photo : Radio-Canada / Charles Contant

Radio-Canada

La journée de jeudi a été éprouvante pour les proches du jeune Jacob Gauthier, dont les obsèques ont été célébrées en fin de matinée.

Le garçon de quatre ans et demi est l'une des deux victimes de la tragédie de Laval survenue la semaine passée. Il a perdu la vie lorsqu'un autobus a percuté violemment la Garderie éducative Ste-Rose.

La cérémonie a eu lieu en l'église Sainte-Rose-de-Lima, à près de deux kilomètres du lieu du drame.

Le petit Jacob Gauthier, souriant.

Jacob Gauthier était âgé de seulement quatre ans et demi.

Photo : Les Salons Funéraires Guay

Hamdi Ben Chabane, qui a été témoin du drame, a raconté à Tout un matin jeudi s'être rendu au salon funéraire mardi – l'occasion, a-t-il dit, de rencontrer les parents du petit Jacob et... de pleurer, pour la première fois, ce qui lui permet maintenant de se sentir un peu mieux.

Se disant peu familier avec ce genre de rituel, M. Ben Chabane a raconté que ce sont les autres parents qui l'avaient invité au salon et lui avaient expliqué l'importance de s'y rendre.

Le drame de Sainte-Rose, a-t-il souligné, lui aura permis de se faire des amis dans le voisinage, lui qui n'en avait que très peu jusqu'ici, ayant immigré au Québec il y a trois ans.

J'ai la chance d'avoir une nouvelle famille, a résumé M. Ben Chabane, qui se réjouit de continuer à voir des gens venir dans le quartier pour rendre hommage aux victimes de la tragédie, une semaine après les faits. Ça m'encourage un peu de voir des choses comme ça, a-t-il confié à Patrick Masbourian.

Des gens, dehors, près de l'entrée d'une église.

Plus d'une centaine de personnes bouleversées par le drame, mais aussi de nombreux proches du jeune Jacob Gauthier, 4 ans, se sont déplacées à l'église Sainte-Rose-de-Lima.

Photo : Radio-Canada / Charles Contant

Mardi, deux femmes sont venues spécialement de l'Alberta pour déposer des peluches sur les lieux du drame, a illustré M. Ben Chabane.

Jeudi matin devant l'église, le président de l'association des garderies privées du Québec, Samir Alahmad, a relaté de la difficulté des événements pour quelqu'un qui travaille avec des enfants, qui a des enfants ou des petits enfants et n'importe quel citoyen du Québec, on n'a pas de mots pour décrire notre peine.

Les obsèques de l'autre petite victime auront lieu plus tard

La collision de la semaine dernière a aussi coûté la vie à la petite Maëva David en plus de faire six blessés parmi les enfants fréquentant la garderie. Les détails entourant les funérailles de la fillette n'ont pas encore été annoncés.

Mercredi, des autobus de plusieurs villes du Québec se sont arrêtés pendant une minute pour rendre hommage aux victimes.

Le chauffeur d'autobus arrêté pour avoir lancé son autobus sur la garderie, Pierre Ny St-Amand, doit pour sa part revenir en cour vendredi. L'homme de 51 ans fait face à neuf chefs d'accusation, dont meurtres prémédités, tentative de meurtre et voies de fait graves.

Des toutous détrempés déposés devant une église.

Les Lavallois se sont spontanément tournés vers l'église Sainte-Rose-de-Lima à la suite du drame. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Charles Contant

On ne peut pas rester indifférent

Les démonstrations de solidarité qui ont lieu depuis la semaine dernière gardent leur importance, selon la psychologue et conférencière Rose-Marie Charest, en entrevue à ICI RDI.

Selon Mme Charest, il est impossible de rester indifférent devant la gravité des événements : on a tous été des enfants. Cette vulnérabilité de l’enfance, on ne s’en souvient pas nécessairement consciemment, mais ça nous habite.

La réponse de la société a été positive pour aider les proches des petites victimes, ajoute-t-elle.

« Le jour où, comme être humain, on ne sera pas atteint par une telle douleur [...] ce sera un jour triste. »

— Une citation de  Rose-Marie Charest, psychologue et conférencière

Mme Charest souligne qu'une des choses qu'il faut réaliser, c'est la rareté des événements, en opposition à la gravité du drame. Cette distinction, explique-t-elle, est cruciale pour aider les proches et toute la société à traverser cette période de deuil.

Pour la suite, une très bonne façon de prendre soin des enfants, c'est de prendre soin des adultes qui les entourent, en offrant aide et écoute aux proches touchés, conseille Mme Charest.

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