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Benoît Groulx immortel chez les Olympiques de Gatineau

Un homme de hockey salue la foule lors d'un événement.

L'ancien entraîneur des Olympiques de Gatineau, Benoît Groulx, salue la foule au moment de voir sa bannière monter dans les hauteurs du Centre Slush Puppie.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Jobin

L’entraîneur Benoît Groulx a reçu l’honneur ultime de son ancienne organisation de hockey junior. Les Olympiques de Gatineau ont ajouté son nom aux immortels du club, dans les hauteurs du Centre Slush Puppie (CSP).

En venant ici, je commençais à être nerveux et je me demandais si c’était parce que j’allais parler devant plus de 3000 personnes. Je pense que c’est spécial pour moi que ce soit à Gatineau, chez nous, d’où je viens, a souligné l’entraîneur de 55 ans.

Groulx rejoint les Pat Burns, Claude Julien, Luc Robitaille, Charles Henry et plus récemment Alain Vigneault, dont les bannières ornent déjà les plafonds du CSP.

Je me suis toujours inspiré d’eux. Chaque jour, j’ai pensé à leurs accomplissements. J’ai toujours pensé que je devais être à la hauteur des standards qu’ils ont établis pour les Olympiques de Gatineau. J’ai toujours senti que je devais l’accomplir aussi, a mentionné Groulx qui n’a pas à rougir de ses deux passages à la barre de l’équipe.

Une foule regarde la fin d'une cérémonie dans un aréna.

Benoît Groulx regarde sa bannière monter au plafond du Centre Slush Puppie de Gatineau.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Jobin

Il a enregistré 467 victoires en carrière dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). Il a présenté des fiches gagnantes lors de 11 de ses 13 saisons à la barre de la formation. Le Gatinois a aussi remporté trois coupes du Président avec les Olympiques de Hull/Gatineau (2003-2004-2008) en plus de participer à une finale en 2011.

Les gens s’attendaient à ce qu’on gagne, ça m’a toujours poussé, même si des fois j’ai dépassé les bornes, a rigolé le meneur qui a aussi remporté l'or au Championnat mondial de hockey junior. Ça me rend fier d’avoir fait ça.

Plusieurs anciens joueurs, dont Claude Giroux, Jean-Philippe Chabot et Maxime Talbot, ont assisté à la cérémonie, de même que son actuel patron dans l'organisation du Lightning de Tampa Bay, Julien Brisebois.

Ben était dur sur bien du monde. Demandez aux joueurs si c’était facile de jouer pour lui, ils vont tous dire ‘’non’’. Mais demandez à ses joueurs s’ils joueraient encore pour lui pour gagner des championnats, la réponse serait ‘’oui’’, sans hésiter, a lancé Claude Giroux des Sénateurs d’Ottawa.

Deux entraîneurs de hockey patinent sur une glace pendant un entraînement.

Benoît Groulx lors d'un entraînement des Olympiques avec son adjoint du temps, Martin Lafleur.

Photo : Gracieuseté de Carole Maheux

Il était tough, mais jamais gratuitement. Il y avait toujours un plan et une raison. Il a été extrêmement important pour moi et pour un grand nombre de joueurs. Il a été comme un second père pour moi et il m’a aidé à atteindre la Ligue nationale, a ajouté Maxime Talbot, qui a joué avec quatre équipes de la LNH et qui a remporté la Coupe Stanley en 2009.

D’autres joueurs de la Ligue nationale ont envoyé des vidéos, notamment Alexandre Carrier des Predators de Nashville et Jean-Gabriel Pageau des Islanders de New York, de même que son fils Benoît-Olivier Groulx qui s’aligne dans l’organisation des Ducks d’Anaheim.

Un merci spécial à sa mère et aux joueurs

L’entraîneur du Crunch de Syracuse a remercié sa mère, Marie David, à plusieurs reprises pendant la cérémonie. Il a expliqué qu’il ne serait jamais parvenu à avoir ce type de carrière sans elle.

Je suis content de pouvoir honorer ma mère. C’est elle qui a fait tous les sacrifices quand j’étais jeune dans le hockey mineur. C’est elle qui m’a traîné partout et qui se levait pour m’amener à l’aréna, a dit Groulx, reconnaissant.

Un groupe de personne regarde un écran géant pendant une cérémonie avant un match de hockey.

Dans l'ordre habituel, Claude Giroux, Maxime Talbot, et Benoît Groulx avec sa sœur et sa mère à l'avant-plan pendant la cérémonie.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Jobin

Benoît Groulx a été incapable d’identifier un seul événement marquant de son passage à Gatineau, mais il a mentionné que ce sont les joueurs qui ont tout fait pour l’aider.

Les coachs, ils ne sont pas sur la glace, ils ne patinent pas, ils ne défendent pas, ils ne marquent pas. C’est eux qui ont tout fait. Tu entraînes et tu veux gagner, mais ce sont les joueurs qui gagnent, pas toi, a réitéré Groulx, humblement.

Je suis privilégié d’avoir eu ces joueurs-là qui ont fait de moi un coach qui a eu du succès.

Une citation de Benoît Groulx, ancien entraîneur des Olympiques de Hull/Gatineau

Tout le mérite leur revient, il m’ont enduré souvent, je veux les remercier. J’ai fait mon possible, a encore blagué l’entraîneur sur son caractère bouillant. Il avait quand même un talent certain pour tirer le meilleur de ses joueurs.

J’ai toujours été bon à faire réaliser aux joueurs qu’ils étaient meilleurs qu’ils le pensaient. J’ai la même philosophie aujourd’hui, ma vision ne change pas, a conclu Groulx, qui attend toujours son tour pour diriger une équipe de la LNH. Les partisans de l’entraîneur sont nombreux à souhaiter qu’on lui ouvre bientôt la porte dans le circuit Bettman.

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