Meurtre d’un itinérant à Toronto : deux premières adolescentes restent en détention
Une juge d'un tribunal juvénile a rendu son verdict après avoir mis en délibéré sa décision pendant plusieurs jours.

Sept des huit adolescentes ont eu leur audience sur le cautionnement en groupe le 20 janvier 2023, ce qui a permis à la procureure Sarah De Filippis de communiquer ses preuves à tous les avocats de la défense avant le début des audiences individuelles.
Photo : Radio-Canada / Pam Davies
Stupéfaction devant le tribunal de la jeunesse à Toronto : une juge a refusé, mardi, de libérer sous caution deux des huit adolescentes accusées du meurtre d'un homme en situation d'itinérance au centre-ville à la mi-décembre.
Les deux prévenues, dont on ne peut révéler l'identité en vertu de la loi, avaient été entendues de façon individuelle les 24 et 30 janvier dernier, mais la juge n'avait pu statuer immédiatement sur leur sort comme dans le cas de quatre de leurs coaccusées.
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Les deux adolescentes sont les premières du groupe à se voir refuser une libération depuis leur arrestation le matin du 18 décembre.
Quatre autres mineures ont déjà été remises en liberté à la suite de leur comparution à la fin de décembre et le mois dernier.
Elles sont depuis soumises à de strictes conditions d'assignation à résidence.
L'adolescente no 2 a comparu avec son avocat sur Zoom, tandis que la mineure no 5 était présente dans le box des accusés dans la salle d'audience en présence de membres de sa famille.
Un interdit de publication nous empêche d'en dire davantage. Même les raisons de la magistrate sont soumises à la même ordonnance de non-publication.
La juge Maria Sirivar, de la Cour de justice de l'Ontario, rendra ses raisons par écrit le 23 février, mais à l'attention des avocats des deux mineures seulement.
La magistrate a néanmoins accepté de transférer l'adolescente no 5 dans un établissement juvénile à sécurité minimale, comme la no 2 qui s'y trouvait déjà.
En Ontario, les mineurs qui sont incarcérés dans des établissements semi-ouverts pour jeunes ne sont pas soumis à des fouilles corporelles comme c'est le cas dans les établissements à sécurité maximale.
La mineure no 5, qui portait un masque contre la COVID-19, n'a pas eu l'air de comprendre ce qui se passait, mais il était difficile de déceler ses émotions.
Les membres de sa famille sont en revanche restés incrédules et abasourdis. Ils ont vite quitté le prétoire à la fin de la brève comparution sans s'adresser à la presse.
Les deux dernières adolescentes seront entendues les 9 et 10 février devant le tribunal de la jeunesse de la rue Jarvis pour leur audience sur le cautionnement respective.
Aucune date de procès n'a encore été fixée pour l'ensemble du groupe.