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Sans accord conclu, les employés de la Ville de Yellowknife feront grève mercredi

Hôtel de Ville de Yellowknife avec une personne qui marche sur le trottoir devant l'édifice, le 17 octobre 2022.

L'Hôtel de Ville de Yellowknife, le 17 octobre 2022.

Photo : Radio-Canada / Travis Burke

Radio-Canada

La Ville de Yellowknife a reçu un préavis de grève du syndicat représentant la majorité de ses employés. Un débrayage de ces travailleurs aura lieu le 8 février, si aucun accord n’est conclu entre les deux parties.

Dans un communiqué de presse, la Ville de Yellowknife dit avoir reçu cet avis de l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) du Nord à 00 h 01 dimanche.

Les deux parties ont accepté de poursuivre les négociations lundi et mardi. La Ville garde bon espoir qu’un accord pourra être conclu avec bonne foi, a affirmé l’agente principale de l’administration Sheila Bassi-Kellett, dans un courriel envoyé dimanche aux employés de la Ville que CBC/Radio-Canada a obtenu.

Lock-out surprise de la Ville

Dans une déclaration commune datant de dimanche, l’AFPC et le Syndicat des travailleurs et des travailleuses du Nord émettent toutefois leurs doutes sur les volontés de la Ville de trouver un terrain d'entente.

Deux heures après l'envoi de leur préavis de grève, qui respectait le délai légal de 72 heures selon eux, la Ville a affirmé que les travailleurs allaient se retrouver en lock-out mercredi si aucun accord n'était trouvé, d'après la déclaration des deux syndicats.

Les travailleurs ne seront pas intimidés par cet avis de lock-out surprise, a écrit Lorraine Rousseau, la vice-présidente générale régionale de l'AFPC pour la région du Nord.

Les parties avaient l’option d’étendre la médiation et d’éviter des interruptions de travail si celle-ci était productive.[...] Je suis vraiment déçue de l’intensification de l’intimidation et du harcèlement, mais cela montre ce auquel sont confrontés les employés de la Ville, renchérit Gayla Thunström, la présidente du Syndicat des travailleurs et des travailleuses du Nord.

Aucun porte-parole de la Ville n’était disponible pour commenter la situation.

Fermetures anticipées

Dans un courriel envoyé aux employés municipaux le mois dernier, la Ville a offert une hausse de salaire annuelle de 2 % à ses travailleurs. Le syndicat n’a pas fait sa demande publiquement, mais estime que les travailleurs méritent une hausse de salaire qui reflète le taux de l’inflation et du coût de la vie de la capitale ténoise.

En cas de débrayage, la Ville fermera ses infrastructures municipales, notamment la Bibliothèque publique de Yellowknife, le Centre d’information aux visiteurs et l’aréna communautaire de Yellowknife.

La collecte des ordures se poursuivra selon un horaire hebdomadaire. Le ramassage des bacs à compost n’aura par contre pas lieu et les stations de recyclage de la ville ne seront pas accessibles. Le déneigement municipal non essentiel sera également suspendu.

Les services de sécurité publique, comme ceux du Service des incendies de Yellowknife, seront quant à eux maintenus.

Avec les informations de Hilary Bird

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