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Nouvel échec des négociations à l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard

L'entrée de l'Université en hiver et sous la neige.

Les négociations entre la direction de l'Université de l’Île-du-Prince-Édouard et l’Association des professeurs et bibliothécaires ont échoué malgré l'aide d'une médiatrice.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

Radio-Canada

Les négociations ont de nouveau échoué entre la direction de l'Université de l’Île-du-Prince-Édouard et l’Association des professeurs et bibliothécaires.

Le gouvernement provincial a nommé une médiatrice, mais malgré son aide les parties n’ont pas réussi à s’entendre. Les syndiqués auront le droit de voter sur une motion de grève dans moins d'une semaine.

Le vice-recteur Greg Naterer affirme dans un communiqué expédié aux étudiants le 31 janvier que l’Université demeure engagée à négocier une convention collective juste pour chacun.

Mais selon la professeure Margot Rejskind, vice-présidente de l’Association, l'employeur manque de sérieux dans les négociations.

Cette médiatrice professionnelle était excellente, je dois dire, elle a travaillé très fort avec nous pour tenter de résoudre, mais au fond on n’a pas changé de position. En dix mois, on n’a fait aucun progrès significatif. Ce qu’il nous faut, c’est que l’Université vienne à la table de façon sérieuse pour négocier. On comprend bien qu’on ne peut pas tout avoir ce qu’on veut. On comprend bien qu’il faut négocier. C’est ce qu’il faut faire, affirme Margot Rejskind au cours d’une entrevue accordée jeudi à l’émission Le réveil Île-du-Prince-Édouard, d’ICI Acadie.

Possible vote de grève

Les membres de l’Association n’ont pas encore décidé à quel moment ils voteront sur la grève, même s'ils peuvent légalement le faire à compter du 7 février, indique Mme Rejskind.

On va discuter avec nos membres, décider des prochaines étapes. Après ça, si c’est la chose à faire, on prendra le vote pour la grève et on mettra une date limite pour ça. Mais entre-temps, la chose à faire est de revenir à la table. On demande que l’Université vienne à la table de façon sérieuse, parce qu’on peut prévenir tout ça de toute façon, affirme Margot Rejskind.

L’Université aura aussi la possibilité d’imposer un lock-out si elle le souhaite, précise Mme Rejskind.

Les demandes syndicales

Les syndiqués réclament de meilleurs salaires, plus de postes à temps plein et une meilleure gestion de la croissance de l'Université.

Je dois dire que, depuis dix ans, on a ajouté des dizaines de programmes, les inscriptions ont augmenté de 26 %, mais le nombre de professeurs a diminué de 1 %. Alors, c’est une situation qui n’est pas viable. [...] Puis, on cherche avec ça à obtenir des charges de travail raisonnables et trouver des aides à l’enseignement et de la recherche afin de pouvoir offrir l’éducation de classe mondiale que nos étudiants méritent, explique Margot Rejskind.

Margot Rejskind donne une entrevue devant un bâtiment du campus.

Margot Rejskind est vice-présidente de l'Association des professeurs et bibliothécaires de l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Sheehan Desjardins

La professeure mentionne, à titre d’exemple de surcharge de travail, qu’un collègue donne un cours seul devant 450 étudiants.

On a aussi 53 % de nos membres à l'Association qui sont des gens qui enseignent sur des contrats précaires et à bas salaire. Alors, pour eux, on cherche aussi l’égalité salariale et la sécurité d’emploi pour qu’ils puissent bien faire leur travail, souligne-t-elle.

L'Association compte plus de 400 membres, des professeurs à temps plein, des bibliothécaires, des chargés de cours, ainsi que des instructeurs en soins infirmiers cliniques et en soins vétérinaires cliniques.

Avec les renseignements de l'émission Le réveil Île-du-Prince-Édouard

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