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QS dénonce les patrons qui veulent garder leurs employés de moins de 14 ans

Alexandre Leduc parle aux médias en mêlée de presse.

Le député de Québec solidaire Alexandre Leduc estime qu'« il y a des maudites limites à tirer les couvertes de ce bord-là du côté du patronat ».

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Les restaurateurs espèrent que leurs employés de moins de 16 ans soient exemptés du projet de loi sur le travail des jeunes, une exception que redoute Québec solidaire (QS), qui craint que le ministre du Travail, Jean Boulet, ne soit influencé par ces patrons.

L’Association des restaurateurs du Québec (ARQ) propose que l’encadrement du travail des jeunes soit basé sur un nombre maximal d’heures de travail plutôt que sur un âge minimum. L’ARQ s’est inscrite comme lobbyiste auprès du gouvernement pour plaider sa cause.

QS craint l’influence des associations patronales dans l’élaboration du projet de loi. L’âge minimal de 14 ans pour travailler est une recommandation du Comité consultatif du travail et de la main-d’œuvre (CCTM), dont l'ARQ ne fait pas partie.

Il y a des maudites limites à tirer les couvertes de ce bord-là du côté du patronat.

Une citation de Alexandre Leduc, député d'Hochelaga-Maisonneuve

Quatre associations patronales siègent au CCTM en plus de syndicats, indique le président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Éric Gingras. Cette centrale déplore que des lobbyistes externes tentent de briser le consensus d’un âge minimal à 14 ans. On a travaillé très fort, [nous les] organisations syndicales et les organisations patronales au cœur du CCTM, pour trouver un consensus. On y est arrivés, c’est sûr qu’on y tient, affirme M. Gingras.

On souhaite que [le ministre] respecte le consensus trouvé par le CCTM.

Une citation de Éric Gingras, président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ)

Par ailleurs, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a noté une hausse de 36 % du nombre d’accidents du travail chez les moins de 16 ans l’année dernière. Les secteurs où on recense le plus grand nombre d’accidents de travail chez les jeunes sont le commerce de détail, l’hébergement et les services de restauration, où les jeunes sont plus nombreux à travailler.

Cependant, l’ARQ contredit la CNESST en ce qui a trait à son secteur d'activité. Selon ses propres statistiques, tout indique que le nombre d'accidents de travail chez les jeunes est resté stable depuis 2017.

Pour Martin Vézina, de l’ARQ, conserver leurs jeunes en poste est une question de survie pour plusieurs entreprises.

Sans l’apport de ces jeunes travailleurs-là, il y a plusieurs établissements qui pourraient risquer de réduire davantage leurs heures d'exploitation.

Une citation de Martin Vézina, vice-président aux affaires publiques et gouvernementales de l’Association des restaurateurs du Québec

L’ARQ souhaite l'exemption complète du secteur de la restauration. Exclure certains types d’emplois de l'application d'un règlement serait très lourd à gérer, soutient Martin Vézina.

Cette association soutient que la réussite scolaire est prioritaire et serait mieux favorisée avec l'imposition d'un nombre limite d’heures de travail. Elle propose 12 heures maximum par semaine pour les moins de 14 ans et 20 heures pour les 14 à 16 ans.

Toujours en analyse au ministère

Le ministre du Travail, Jean Boulet, finalise actuellement son projet de loi sur l'encadrement du travail des jeunes.

Vous avez lu le rapport du comité consultatif [...]. On y parle d’un âge minimal. Ça, c’est une recommandation du CCTM. On est en train d'analyser ça, a-t-il fait savoir.

Le projet de loi destiné à encadrer le travail des jeunes devrait être déposé au cours des prochaines semaines.

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