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Dumas retombe amoureux de l’électro sur Cosmologie, son 12e opus

L'artiste pose devant un mur blanc avec un appareil photo dans la main.

Dumas lance un 12e opus, qui retrace sa cosmologie musicale avec un penchant marqué pour l'électro.

Photo : Page Facebook de Dumas

Charles Rioux

Cinq ans après Nos idéaux, Dumas lance vendredi son 12e album studio en carrière, Cosmologie. Travaillant pour la première fois avec le réalisateur Philippe Brault, l’auteur-compositeur-interprète affirme être retourné à ses premiers instincts : la musique électronique, les drum machines et les synthétiseurs. 

Inspiré par la lecture d’un livre d’Hubert Reeves, Cosmologie a d’abord été le titre de travail d'un dossier où Dumas a rassemblé dans les dernières années une quarantaine de maquettes en prévision de son nouvel album. 

C’est un disque qui parle de l’existence, du temps qui passe vite et de ce qui nous construit. La cosmologie, c’est un peu ça : l’étude de la création de l’univers, du big bang à aujourd’hui, explique le musicien et chanteur au bout du fil, à la veille de la sortie de son album. 

C’est aussi ma propre cosmologie, parce que je suis revenu à ce que j’aime, ce qui était beaucoup au départ la musique électronique, avec les drum machines [batteries numériques] et les synthés. Ça me ressemble vraiment.

Jogging, mont Royal et LCD Soundsystem

Pour pousser ces sonorités électroniques plus loin, Dumas a pu profiter des talents de Philippe Brault, qui a réalisé Cosmologie en plus d’y jouer une panoplie de claviers et de synthétiseurs. Les deux artistes ne s’étaient jamais officiellement rencontrés, bien que les deux fassent partie du paysage musical québécois depuis 20 ans. 

Le hasard a fait qu’il y a quatre ou cinq ans, je me suis mis à aller courir [sur le mont Royal] plusieurs fois par semaine. Je me suis mis à croiser Philippe et on est devenus partenaires de course, explique Dumas. 

Pendant deux ans, on courait et on jasait de la musique qu’on aimait – je pense entre autres à LCD Soundsystem, dont on est tous les deux de grands fans, avec leur mélange de claviers vintage et leur côté groovy.

Au-delà des claviers, Dumas assure seul la majorité des autres instruments, de la guitare à la basse en passant par les rythmes, dont plusieurs sont conçus par ordinateur. Les textes ont été écrits avec l’aide de Jonathan Harnois. 

Un album conçu pour être écouté comme un tout

À partir de la quarantaine de maquettes accumulées dans le dossier Cosmologie sur l’ordinateur de Dumas, Philippe Brault a aidé ce dernier à faire le ménage et les deux comparses ont pu isoler 10 chansons qui se tenaient bien ensemble. L’idée était de lancer un album homogène qui s’écouterait d’une traite, plutôt qu’une série de simples rapiécés ensemble.

Je suis un peu un dinosaure là-dessus, mais je trouve que c’est important de faire des albums. Les singles, c’est correct aussi, mais quand j’écris, j’essaie de trouver un thème général pour lier les chansons. Il y a une homogénéité au niveau des thèmes, des textes, mais aussi de la musique, explique-t-il.

C’est d’ailleurs pour cette raison que la chanson Le soleil à son zénith, parue au printemps dernier, ne s’est finalement pas retrouvée sur l’album, tout comme un autre titre écrit avec Marc Déry. Les deux morceaux détonnaient simplement trop avec le reste de l’album. 

Des chansons lumineuses, teintées de nostalgie

Même avec son penchant marqué pour l’électro, Cosmologie s’inscrit très bien dans la discographie de Dumas, avec son mélange caractéristique d’espoir et de nostalgie. C’est un album qu’on s’imagine bien écouter en marchant, en courant ou en voiture; peu importe, en avançant. C’est d’ailleurs de cette manière qu’il a été conçu.

Je pars, je vais courir à la montagne, je vais écouter de la musique et souvent ça va me nourrir. Je reviens plus relax, j’ai de meilleures idées, explique Dumas, qui a fait du jogging une habitude il y a une dizaine d’années. Il y a quelque chose de méditatif dans la course qui m’aide beaucoup.

De Mouvement à Chicago en passant par Leitmotiv, l’album est rempli de pépites mélodiques qui semblent vouloir nous tirer vers l’avant, tout en capturant en route quelques bribes du temps qui passe afin de les immortaliser. 

Dumas présentera Cosmologie sur scène du 10 au 13 mai à la Cinquième Salle de la Place des Arts, à Montréal. Il prévoit aussi poursuivre cet été sa tournée Le cours des jours, lors de laquelle il reprend l’intégralité de son deuxième album, avant de revenir avec son nouveau spectacle les 22 et 23 septembre, au Théâtre Petit Champlain, à Québec.

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