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Les survivants du pensionnat de l’Île-à-la-Crosse intentent un recours collectif

La photo du comité pendant la conférence de presse.

Le comité des survivants de l’Île-à-la-Crosse demande une indemnisation pour les préjudices subis.

Photo : Radio-Canada / Kayla Guérette

Radio-Canada

Les survivants du pensionnat de l’Île-à-la-Crosse, en Saskatchewan, intentent un recours collectif pour demander une indemnisation pour les préjudices et les violences qu’ils affirment avoir subis alors qu'ils fréquentaient cet ancien pensionnat. Ils ont le soutien du comité des survivants de l’Île-à-la-Crosse et de la Nation métisse de la province.

La poursuite déposée devant la Cour du Banc du Roi de la Saskatchewan à la fin du mois de décembre intervient après de nombreuses années de tentatives infructueuses pour négocier une indemnisation équitable avec les gouvernements de la Saskatchewan et du Canada, selon un communiqué de United4Survivors.ca.

Des survivants du pensionnat de l'Île-à-la-Crosse demandent une indemnisation pour les abus subis

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La photo du comité pendant la conférence de presse.

Le communiqué affirme que les survivants du pensionnat de l’Île-à-la-Crosse ont dû faire face à des violences physiques, sexuelles et psychologiques de la part du personnel du pensionnat.

Les préjudices subis par les survivants ont entraîné des troubles de santé mentale de longue durée ainsi que la perte de leur culture, de leur langue et de leur identité autochtone, indique le communiqué. Ce dernier soutient que ces préjudices continuent d’avoir un impact néfaste sur les survivants du pensionnat, leur famille et leurs enfants.

Les survivants et leur famille méritent la reconnaissance, la justice et l'indemnisation. Les survivants meurent, et nous perdons du temps. Il faut agir dès maintenant, affirme le maire de l’Île-à-la-Crosse, Duane Favel. Son père a fréquenté le pensionnat de la communauté dans les années 1940 et 1950.

Nous sommes prêts à négocier et nous invitons le gouvernement du Canada et le gouvernement de la Saskatchewan à collaborer avec les survivants et leur famille, souligne-t-il.

« Tout ce que nous voulons, c'est être respecté, être apprécié en tant que Métis et obtenir la reconnaissance que nous méritons. »

— Une citation de  Duane Favel, maire d’Île-à-la-Crosse

De son côté, la vice-présidente de la Nation métisse de la Saskatchewan, Michelle LeClair, précise qu’elle espère que les deux ordres de gouvernement, fédéral et provincial, agiront pour trouver un règlement équitable pour les survivants.

« Vous voyez le mal, vous voyez l'abus de drogues et d'alcool. De belles communautés, mais qui ont perdu leur culture et leur langue à la suite du pensionnat. »

— Une citation de  Michelle LeClair, vice-présidente de la Nation métisse de la Saskatchewan

Depuis trop longtemps, les Canadiens n'ont pas tenu compte de la vérité de l'expérience des enfants métis dans les pensionnats. Les survivants métis se sont vu refuser les avantages des règlements pour les pensionnats autochtones, tels que l'indemnisation et les excuses auxquelles d'autres survivants ont eu droit, déclare Michelle LeClair.

En 2019, un comité de survivants du pensionnat de l'Île-à-la-Crosse a signé une entente de principe avec le gouvernement fédéral et la Nation métisse de la Saskatchewan. Même si l’accord ne prévoyait pas de compensation, il donnait espoir à de nombreux survivants que des négociations concernant une indemnisation étaient possibles.

Or, selon les survivants, ce processus de négociation n'aurait jamais abouti.

Avec les informations de Fatoumata Traore

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