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Plan contre la pénurie de logements à Rimouski : plus de 40 citoyens en veulent davantage

Un citoyen parle au micro dans une salle bondée.

Plus d'une quarantaine de citoyens ont participé à la séance du conseil municipal de Rimouski lundi soir pour questionner les élus au sujet du plan de lutte contre la pénurie de logements.

Photo : Radio-Canada / Marie-Christine Rioux

La salle était bondée lundi soir à la séance du conseil municipal de Rimouski alors que plus de 40 citoyens étaient présents pour questionner les élus au sujet du plan de lutte contre la pénurie de logements de la Ville.

Ce plan prévoit 12 mesures, notamment des crédits de taxes foncières et des assouplissements au zonage, pour stimuler la mise en chantier d'unités résidentielles.

Près de la moitié des citoyens présents ont pris la parole lors de la période de questions allouée aux citoyens.

Ils ont notamment demandé au maire sa définition d'un loyer abordable ou encore si la Ville compte se doter d'un registre des loyers et exiger plus de pouvoirs à Québec pour pouvoir agir en matière de logement.

Si je comprends bien, la Ville ne peut pas traiter la crise du logement et va demander au gouvernement du Québec d'agir, mais pas en la rendant capable de traiter la crise du logement, [plutôt] en lui enlevant le fardeau d'avoir des responsabilités à prendre? a demandé un citoyen au maire.

Guy  Caron a rappelé que le gouvernement du Québec détient les budgets pour la construction de logements sociaux ou abordables et que c'est aussi le gouvernement provincial qui définit ce qui représente un loyer abordable.

Il a ajouté que les divers ordres de gouvernement se doivent de respecter leurs compétences respectives.

Québec [défend] sa compétence par rapport au fédéral et par rapport au municipal sur les questions de logement. On s'attend à ce qu'il puisse financer et créer des politiques.

Une citation de Guy Caron, maire de Rimouski

Comme municipalité, on voit les problèmes en première ligne. Les problèmes de manque de logements sociaux, de manque de logements abordables, d'itinérance, tous les problèmes sociaux, c'est nous qui les voyons comme Municipalité, mais les cordons de la bourse sont à Québec, a poursuivi le maire.

Alexandre Cadieux au micro lors de la période de questions allouée aux citoyens.

Le coordonnateur du Comité logement Bas-Saint-Laurent, Alexandre Cadieux, a demandé à la Ville de faire preuve de créativité pour trouver de nouvelles solutions afin de lutter contre la pénurie de logements.

Photo : Radio-Canada / Marie-Christine Rioux

Malgré cela, le Rimouskois et coordonnateur du Comité logement Bas-Saint-Laurent, Alexandre Cadieux, a demandé à la Ville d'en faire plus.

Totalement d'accord avec vous. C'est d'abord la responsabilité de Québec de faire respecter les droits des locataires, puis il échoue lamentablement présentement.

Une citation de Alexandre Cadieux, coordonnateur du Comité logement Bas-Saint-Laurent

Je n'ai pas peur des mots. Cela dit, je pense que les villes, dans le contexte [actuel], ont la responsabilité, comme le milieu communautaire, de se mobiliser puis d'essayer de développer de nouvelles solutions. Dans un contexte où l'acteur principal est complètement absent, il faut faire quelque chose, a affirmé M. Cadieux.

À la lumière des commentaires reçus, le maire a répondu que des mesures pourraient être ajoutées au plan de lutte contre la pénurie de logements si ces solutions figurent parmi les compétences du palier municipal.

On voit tous les deux le manque d'action du gouvernement du Québec dans une crise comme celle-ci.

Une citation de Guy Caron, maire de Rimouski

On veut agir vis-à-vis [du] gouvernement du Québec. J'ai déjà mentionné que j'allais agir au niveau de l'UMQ, mais en matière d'actions directes dans les compétences de la Ville, de ce qu'on peut faire pour remédier à la pénurie de logements, ces 12 mesures-là sont, pour nous, un bon début, a répondu Guy Caron.

Projet pour les femmes violentées

Coordonnatrice sociopolitique à La Débrouille, un organisme qui accompagne les femmes victimes de violence conjugale, Marie Nicolas s'est aussi présentée au microphone pour faire part de l'urgence d'agir afin de créer des logements abordables.

Les victimes de violence conjugale ont deux choix : soit rester avec le ou la partenaire violent, soit quitter [leur domicile] mais se retrouver à la rue.

Une citation de Marie Nicolas, coordonnatrice sociopolitique à La Débrouille

Pourquoi ces choix-là? Parce que nos ressources d'aide et d'hébergement sont saturées depuis plusieurs mois, voire des années, et que les logements sociaux et abordables sont quasiment inexistants ou avec des listes d'attente qui n'en finissent plus de finir, a-t-elle poursuivi.

Guy Caron a répondu à Mme Nicolas et à sa collègue Léa Correur, qui assistait elle aussi à la séance du conseil, que la Ville travaille avec un partenaire sur un projet de création de logements destinés aux femmes qui sont victimes de violence.

Il a indiqué ne pas pouvoir dévoiler davantage de détails sur ce projet pour l'instant.

Marie Nicolas a soutenu que ce projet ne sera pas suffisant compte tenu des 2000 demandes d'aide que La Débrouille reçoit chaque année.

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