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Le mouvement de grève continue de s’organiser dans la fonction publique fédérale

Un immeuble de la fonction publique.

Les employés des Services des programmes et de l’administration (PA), ceux des Services d’exploitation (SV), les fonctionnaires qui travaillent aux Services techniques (TC) et leurs collègues à Enseignement et bibliothéconomie (EB) seront invités à un vote de grève du  22 février au 19 avril. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Christian Patry

Radio-Canada

Un mouvement de grève continue de s’organiser au sein de la fonction publique fédérale. L’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) a confirmé par voie de communiqué, mardi matin, que 120 000 fonctionnaires seront appelés, dès le mois prochain, à se prononcer sur un mandat de grève.

Le syndicat a indiqué que les employés des Services des programmes et de l’administration (groupe PA), ceux des Services d’exploitation (groupe SV), les fonctionnaires qui travaillent aux Services techniques (groupe TC) et leurs collègues à Enseignement et bibliothéconomie (groupe EB) seront invités à un vote de grève du  22  février au 19  avril.

Ça fait deux ans qu’on est à la table des négociations avec l’employeur. Et à travers le processus de négociation, ça a été clair que l’employeur n’avait pas de mandat suffisant. Il n’était pas prêt à nous rencontrer sur nos enjeux critiques, explique Alex Silas, vice-président exécutif régional pour la Région de la capitale nationale de l'AFPC, en entrevue à l'émission Les matins d'ici, mardi matin.

« Il faut que l’employeur revienne [à la table] avec un mandat qui fait du sens. »

— Une citation de  Alex Silas, vice-président exécutif régional pour la Région de la capitale nationale de l'AFPC

Les négociations entre le syndicat et le Conseil du Trésor sont dans une impasse depuis plusieurs mois.

Tout le monde mérite un salaire équitable et un milieu de travail sécuritaire. Ensemble, on prend position pour protéger les intérêts des travailleuses et des travailleurs. Le coût de la vie augmente, mais les salaires stagnent. Nos membres sont laissés pour compte, a déclaré le président national de l’AFPC, Chris Aylward, dans un communiqué diffusé mardi matin.

Dans une déclaration écrite envoyée mardi en fin de journée, le Conseil du Trésor a invité à son tour le syndicat à retourner à la table de négociation afin de négocier une entente de bonne foi.

Le gouvernement est déçu que l’Alliance de la Fonction publique du Canada ait choisi de demander des votes de grève au lieu de se concentrer sur la négociation de conventions collectives pour ses membres. Dans le processus de négociation collective, les grèves sont un dernier recours, a déclaré Monica Granados, attachée de presse au sein du Cabinet de la présidente du Conseil du Trésor.

« Nous croyons qu’il y a une grande marge de manœuvre pour négocier une entente juste et raisonnable pour les fonctionnaires. Nous demandons à l’AFPC de retourner à la table de négociation. »

— Une citation de  Monica Granados, attachée de presse au sein du Cabinet de la présidente du Conseil du Trésor

Nos équipes sont prêtes à négocier. [...] Nos positions sont simplement trop éloignées. [...] On reste ferme sur nos demandes en matière salariale, d’équité de travail, d'inclusivité en milieu de travail, rétorque M. Silas, qui précise qu'au niveau salarial, l'AFPC demande une hausse de 4,5 % annuel sur trois ans.

Les employés de l'ARC seront les premiers à se prononcer

Ces quelque 120 000 fonctionnaires appelés à se prononcer s'ajoutent aux plus de 35 000 fonctionnaires fédéraux de l’Agence du revenu du Canada (ARC) qui seront les premiers à se prononcer sur un mandat de grève, du 31 janvier jusqu’au 7 avril. Ils sont sans contrat de travail depuis plus d’un an.

Nos membres ont été clairs. Nos membres veulent voter pour la grève. On entend ça depuis l’été passé et on attend ça encore plus fortement maintenant, indique M. Silas.

Dans l’ensemble, ce sont donc plus de 165  000  fonctionnaires membres de l’AFPC qui relèvent du Conseil du Trésor et d’agences qui sont touchés par les impasses et qui pourraient déclencher une grève d’ici la fin du printemps.

La grève qui se prépare vise à les protéger contre l’inflation et contre le harcèlement, le racisme et la discrimination au travail, à mettre fin à la sous-traitance des emplois de la fonction publique et à leur offrir une meilleure conciliation travail-vie personnelle, explique le syndicat.

Alex Silas en entrevue avec Radio-Canada.

Alex Silas vice-président exécutif régional pour la Région de la capitale nationale de Alliance de la fonction publique du Canada (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada

M. Silas assure toutefois que la porte n'est pas fermée pour parvenir à une entente.

On va continuer de faire pression sur l’employeur tant et aussi longtemps qu’il faut pour avoir une entente équitable. Si on peut éviter une grève, on aimerait bien le faire, mais ça va prendre que Mona Fortier [présidente du Conseil du Trésor] se rende à la table avec un vrai mandat pour négocier une entente équitable.

La tension entre le syndicat et le gouvernement a monté d’un cran lorsque le Conseil du Trésor a annoncé, en décembre dernier, son plan de retour des fonctionnaires au bureau qui prévoit une présence d’au moins deux ou trois jours par semaine.

Plus récemment, le gouvernement fédéral a déposé une plainte auprès de la Commission des relations de travail et de l’emploi dans le secteur public fédéral (CRTESPF) contre l’AFPC qu’il accuse d’avoir manqué à son obligation de négocier de bonne foi.

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