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Fiona : un soutien financier d’Ottawa pour les producteurs de mollusques et de crustacés

La somme de 40 M$ sur deux ans provient d’un fonds d’aide de 300 M$ aux sinistrés de l’ouragan Fiona.

Des mollusques dans des contenants empilés, dans une usine.

Des mollusques aux locaux de l'entreprise Prince Edward Aqua Farms, vendredi à Kensington, à l'Île-du-Prince-Édouard

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Radio-Canada

Le gouvernement fédéral a fait savoir qu’une partie du fonds de rétablissement de 300 millions de dollars pour les sinistrés de l’ouragan Fiona serait destinée aux entrepreneurs et producteurs de mollusques et de crustacés dans les provinces de l’Atlantique.

Lors d’une annonce faite vendredi aux locaux de l’entreprise Prince Edward Aqua Farms, à Kensington, à l’Île-du-Prince-Édouard, la ministre responsable de l'Agence de promotion économique du Canada Atlantique (APECA), Ginette Petitpas Taylor, a indiqué que le montant qui leur est octroyé s’élèverait à 40 millions de dollars sur deux ans.

L’ouragan Fiona a frappé les provinces de l’Atlantique le 24 septembre dernier. Ottawa avait précédemment annoncé que le tiers de l’enveloppe de 300 millions de dollars était destiné à la récupération des engins de pêche perdus et à la réparation des ports pour petits bateaux endommagés.

À l’Île-du-Prince-Édouard, l’un des secteurs les plus gravement touchés par la tempête, des milliers de semences d'huîtres et de moules ont été perdues, affirme John Paquet, copropriétaire de Prince Edward Aqua Farms.

Il estime que cela aura des répercussions au moins pour les deux prochaines années de production.

Un homme et une femme discutent et rient.

John Paquet, copropriétaire de Prince Edward Aqua Farms, rigole avec la ministre Ginette Petitpas Taylor, vendredi.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

John Paquet n’était pas assuré, car il est très difficile d’assurer l’équipement d’aquaculture, dit-il.

De plus, une quantité importante des pertes n’était pas assurable à cause de l’onde de tempête provoquée par Fiona.

D’ailleurs, en octobre, Jerry Gavin indiquait que l’Association des transformateurs de fruits de mer de l’Île-du-Prince-Édouard, dont il est le directeur, souhaitait qu'un programme d’assurance existe pour l’aquaculture, similaire à celui dont les fermiers bénéficient.

Même si nous cultivons, ce n’est pas comme pour les fermiers, résume John Paquet.

Le soutien financier d’Ottawa aidera les entreprises conchylicoles et les organismes sans but lucratif qui offrent des services à ces entreprises à répondre à leurs besoins immédiats comme la réparation des dommages causés par la tempête, le remplacement d’équipements, le nettoyage, les mesures pour atténuer les conséquences de la perte de produits, ainsi qu’à mettre en œuvre des projets à long terme d’adaptation aux conditions météorologiques extrêmes, indique l’APECA dans un communiqué, vendredi.

Le secteur des fruits de mer a probablement a été un des secteurs les plus affectés. Ce n'étaient pas seulement les produits, mais aussi les infrastructures et tous les outils qu'on utilise dans l'industrie, a dit Sean Casey, le député de Charlottetown, vendredi à Kensington.

On veut s’assurer qu’ils vont avoir les ressources nécessaires pour la prochaine saison, a renchéri la ministre Petitpas Taylor.

Ginette Petitpas Taylor, vêtue d'un manteau d'hiver dans un entrepôt froid, est debout à un lutrin pour une conférence de presse. Elle a un micro de CTV pointé vers elle et elle parle.

La ministre fédérale Ginette Petitpas Taylor, vendredi à Kensington, à l'Île-du-Prince-Édouard

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Elle ajoute que des tempêtes de cette envergure risquent de se reproduire et que les investissements permettront aux acteurs de l’industrie d’être plus résilients.

John Paquet, de Prince Edward Aqua Farms, était heureux de l’aide fédérale annoncée. Il demeure néanmoins réaliste. Les cultivateurs s’étaient préparés de leur mieux à Fiona, dit-il, mais il y a des limites à ce qu’on peut faire contre un ouragan.

Vous pouvez utiliser le meilleur équipement possible sans que ce soit suffisant, mentionne-t-il. On a passé une semaine à se préparer à la tempête, mais vu la façon dont les vents et les vagues nous ont frappés, ce n'était pas assez et je ne sais pas ce qu’on aurait pu faire différemment.

D’après le reportage de Nicolas Steinbach

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