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Une campagne invite les hommes en détresse à demander de l’aide et plus tôt

David Rollin, Martine Roch, Mélanie Tremblay, Carole Boucher, Marie-Belle Jetté L'Heureux, Jenny Sylvain et Katherine Ouellet posent sur scène avec l'affiche de la campagne « Attends pas ».

Les membres du comité détresse chez les hommes de la MRC Abitibi : David Rollin, Martine Roch, Mélanie Tremblay, Carole Boucher, Marie-Belle Jetté L'Heureux, Jenny Sylvain et Katherine Ouellet.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Le comité détresse chez les hommes de la MRC Abitibi a lancé la campagne « Attends pas », mercredi soir, à Amos.

Trois personnes sur quatre qui s’enlèvent la vie au Québec sont des hommes. Et ce sont aussi eux qui consultent le moins quand ils vivent de la détresse.

En fait, 85 % des hommes disent préférer régler leurs problèmes par eux-mêmes. C’est cette tendance lourde que veut renverser cette nouvelle campagne, dont le slogan Attends pas d’en avoir plein ton casque rappelle aussi l'importance d'agir tôt.

David Rollin parle au micro. Des statistiques sur les ressources contactées en cas de problèmes montrent que les conjoints et les médecins de famille font partie des premières personnes.

David Rollin, coordonnateur clinique pour le Groupe IMAGE de l'Abitibi-Témiscamingue, présentait plusieurs statistiques lors du lancement, mercredi soir.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Parce que les hommes ne vont pas nécessairement demander de l’aide et sinon, ils vont attendre trop longtemps. Donc, le but de la campagne, c’est de leur dire n’attendez pas qu’il soit trop tard, d’être au bout du rouleau pour demander de l’aide. Il y a des ressources pour les hommes, il faut juste les contacter. S’ils attendent trop, les problèmes deviennent plus graves et plus ils sont graves, plus c’est long pour les régler, affirme David Rollin, coordonnateur clinique du Groupe IMAGE, une ressource pour hommes, pères et enfants

Des outils de sensibilisation

Des outils de sensibilisation ont donc été élaborés par le comité, avec le sablier comme élément visuel de la campagne. En plus de rappeler l’importance du temps, il symbolise aussi l’idée qu’on peut renverser la situation.

On a plusieurs outils. Tout d’abord des affiches que les personnes, les organismes peuvent afficher dans leurs services. On a aussi le site internet, au attendspas.ca (Nouvelle fenêtre), qui s’accompagne d’une vidéo de 30 secondes. Il y a toujours un numéro de téléphone qui conduit au Groupe IMAGE si les gens ont besoin d’un soutien immédiat, mais on peut aussi interagir avec SOS Suicide par texto ou clavardage en ligne. Enfin, on retrouve des boîtes à outils qui s’adressent aux hommes, aux proches, aux intervenants et aux employeurs, explique Marie-Belle Jetté L’Heureux, directrice du S.A.T.A.S., qui vient en aide aux hommes violents.

Par les entreprises

Marie-Belle Jetté L'Heureux près de l'affiche de la campagne « Attends pas d'en avoir plein ton casque ».

Marie-Belle Jetté L'Heureux, directrice du Service d'aide et de traitement en apprentissage social (SATAS) fait partie du comité détresse chez les hommes de la MRC Abitibi.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Les entreprises qui emploient surtout des hommes sont la porte d’entrée privilégiée pour cette campagne du comité détresse chez les hommes de la MRC Abitibi.

On vise les employeurs parce que la clientèle qui est visée par la campagne est très difficile à joindre. Ce n’est pas une clientèle qui vient chercher des services dans nos organismes. Ils ne viennent pas dans nos kiosques ni à nos conférences. Les entreprises ont accès à ces gens-là et il y a de plus en plus de demandes de leur part pour avoir un accompagnement pour mieux soutenir leurs employés, fait valoir Mélanie Tremblay, directrice générale du Centre de prévention suicide d’Amos.

Une campagne clé en main

Et tout a été pensé pour faciliter ce partenariat avec les employeurs, souligne Mélanie Tremblay.

Mélanie Tremblay près d'une affiche de la campagne de sensibilisation Attends pas.

Mélanie Tremblay, directrice générale du Centre de prévention du suicide d'Amos veut outiller les entreprises pour accompagner et diriger les hommes en détresse vers les bonnes ressources.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

On a voulu que ce soit un clé-en-main pour eux. Si on aborde les entreprises avec une démarche complexe et des choses à mettre en place, on pense que ça va être difficile de rendre les outils accessibles aux employés. On arrive, nos affiches sont prêtes, il reste seulement à les installer. On va cibler des personnes dans chaque entreprise susceptible recueillir les confidences de certains travailleurs, indique Mélanie Tremblay, qui souhaite étendre ce service éventuellement à toute l’Abitibi-Témiscamingue.

Le comité détresse chez les hommes de la MRC Abitibi est issu de la Table de concertation en santé mentale et dépendance. Coordonné par la Corporation de développement communautaire d’Amos, il réunit des représentants du CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue, du Centre de prévention du suicide d’Amos, du Groupe IMAGE, du ministère de la Sécurité publique et du SATAS.

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