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Le flux de déchets à Winnipeg est constitué de 44 % de nourriture, estime un rapport

Janine Laforte dans sa cuisine.

Janine Laforte, diététicienne et mère de trois adolescents, offre des ateliers sur la façon de préparer des repas et d'éviter le gaspillage alimentaire.

Photo : Radio-Canada / Jeff Stapleton

Radio-Canada

Près de la moitié du gaspillage alimentaire à Winnipeg pourrait être évitée, selon un rapport présenté au comité exécutif de la Ville cette semaine.

Les déchets alimentaires des ménages unifamiliaux représentent environ 44 % du flux de déchets de Winnipeg, selon les mesures de 2019 figurant dans ce rapport. Non seulement cela coûte cher, mais les aliments jetés produisent des émissions de gaz à effet de serre, qui contribuent au changement climatique.

Jeanette Sivilay est la coordonnatrice du Conseil alimentaire de Winnipeg, qui a produit ce rapport. Elle estime qu’une grande partie des aliments gaspillés est comestible.

Le Conseil alimentaire de Winnipeg est un comité de citoyens établi par le conseil municipal pour formuler des recommandations sur les politiques en matière de systèmes alimentaires. Il estime que le gaspillage alimentaire évitable coûte au ménage canadien moyen plus de 1100 $ par an.

Son rapport (en anglais) (Nouvelle fenêtre) révèle que, si de nombreuses villes, comme Winnipeg, ont analysé les types de matériaux qui se retrouvent dans le flux des déchets, la plupart n'ont pas procédé à des évaluations complètes des déchets alimentaires.

 Ce manque d’information constitue un obstacle à l’élaboration de stratégies visant à réduire les pertes et le gaspillage alimentaires, indique le rapport.

Le Conseil alimentaire de Winnipeg s’occupe également de la sensibilisation du public aux bonnes pratiques alimentaires, pour qu'il sache comment tirer le meilleur parti de la nourriture. Le gaspillage de nourriture est aussi un gaspillage des ressources utilisées pour cultiver, produire et distribuer cette nourriture aux consommateurs.

Cependant, on ne peut pas éviter que des aliments soient jetés et finissent dans les poubelles.

Jeanette Sivilay croit que c’est dans ce domaine que la population de Winnipeg doit s’améliorer : Le gaspillage alimentaire n’est pas seulement un gaspillage d’argent et de ressources. Il a également un impact sur l’environnement.

Selon le rapport, une fois jetés, les aliments produisent des émissions de gaz à effet de serre (GES) qui contribuent au changement climatique.

C’est pourquoi le Conseil alimentaire de Winnipeg fait pression pour que la Ville adopte un système de collecte des déchets alimentaires résidentiels.

Un projet pilote mis sur pause

La Ville a géré 275 200 tonnes de déchets en 2019, soit la dernière année moyenne pour laquelle un tonnage a été communiqué.

Winnipeg a commencé à suivre les déchets organiques résidentiels dans le cadre du projet pilote de collecte des déchets alimentaires résidentiels, qui a débuté en 2020.

Des légumes sur une planche à découper.

Selon un rapport, les déchets alimentaires des ménages unifamiliaux représentent environ 44 % du flux de déchets de Winnipeg.

Photo : Radio-Canada / Jeff Stapleton

Le projet offrait une collecte des déchets organiques à près de 4000 ménages dans cinq secteurs : Daniel McIntyre, Inkster Gardens, Linden Woods et Linden Ridge ainsi que Mission Gardens et St. George.

Après seulement un an de mise en œuvre du projet pilote, la Ville a déclaré avoir contribué à transformer 440 tonnes de déchets alimentaires en compost de haute qualité.

La Ville indique que les déchets alimentaires détournés ont représenté une réduction importante des émissions de GES, équivalente à celle d’une voiture parcourant 412 550 km, soit 48 fois la traversée du Canada en voiture.

Le projet pilote a pris fin à l’automne 2022.

La Ville n’a pas encore publié de rapport final sur les résultats du projet ni indiqué si elle prévoyait de le mettre en œuvre à l’échelle de Winnipeg.

Des ateliers pour ne rien gaspiller

Selon Janine Laforte, diététicienne à Winnipeg et mère de trois adolescents, la situation est effrayante.

 Ce n’est pas bon pour l’environnement, mais ce n’est pas bon non plus pour notre budget. Je crois fortement qu’il faut utiliser tout ce que l’on a et ne pas gaspiller, précise-t-elle.

Mme Laforte donne des ateliers sur la façon de préparer des repas et de tirer le meilleur parti de ce que l’on a.

 Je fais tout ce que je peux pour ne pas gaspiller la nourriture. C'est comme jeter de l’argent à la poubelle, conclut-elle.

Avec les informations de Brittany Greenslade

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