•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Record d’observations de baleines et d’épaulards en 2022 en Colombie-Britannique

Une orque dans les eaux entourant les îles San Juan où l'on aperçoit le mont Baker.

En 2022, 1221 observations d’épaulards de Bigg ont été rapportées dans les eaux de la mer des Salish.

Photo : Associated Press / Elaine Thompson

Radio-Canada

Le nombre de baleines et d'épaulards observés dans la mer des Salish l’année dernière a encore une fois atteint un record ce qui, selon des experts, peut s’expliquer par la présence accrue de nourritures pour les cétacés dans la région.

En 2022, 1221 observations d’épaulards de Bigg ont été rapportées, soit 154 de plus que l’année précédente, et le double de ce qui pouvait être observé il y a 5 ans, selon les données annuelles de l’association Pacific Whale Watch (PWWA) et des chercheurs locaux.

Nous avons vu des rorquals à bosse ou des épaulards de Bigg chaque jour en 2022, souligne Erin Gless, la directrice de l’association, qui regroupe des exploitants de croisières d’observation des baleines en Colombie-Britannique et dans l’État de Washington.

À plusieurs reprises, nous avons pu voir les deux espèces la même journée, se réjouit-elle.

Elle indique que, bien que les rorquals à bosse et les épaulards aient été les deux espèces prédominantes, les équipes ont également observé à maintes reprises des baleines grises et de petits rorquals.

Des épaulards.

Des épaulards.

Photo : Natural Resources Defense Council

Selon Erin Gless, ce record d’observation est attribuable à la quantité de nourriture disponible pour les cétacés. Les épaulards sont attirés, par exemple, par des régions qui comptent beaucoup de phoques et de lions de mer.

Nous avons beaucoup de nourriture pour eux. Donc chaque année, nous observons de plus en plus de baleines, résume-t-elle.

La directrice générale de la North Coast Cetacean Society, Janie Wray, affirme cependant qu’il est difficile de déterminer une raison précise pour justifier l’augmentation des observations de baleines.

Il se peut, selon elle, que les cétacés aient communiqué entre eux concernant l’abondance de nourriture que l’on retrouve sur la côte nord du Pacifique. Ils peuvent s’être déplacés non seulement pour la nourriture, mais pour le côté social aussi, croit-elle.

Il est aussi possible qu’il y ait simplement eu plus de personnes en 2022 que les années précédentes pour observer les baleines.

Nous avons eu une météo excellente durant les mois de septembre et d’octobre, alors il y a peut-être eu plus de bateaux sur l'eau, créant ainsi plus d’occasions d’observer un rorqual, souligne-t-elle.

L’observation des épaulards résidents se fait plus rare

Il a toutefois été plus difficile d’apercevoir certains groupes d'épaulards, comme les épaulards résidents du Sud, une espèce en danger et dont la population compte à peine plus de 70 individus.

Puisqu’il y a eu une augmentation du trafic maritime et du bruit des navires, je pense qu’il est vraiment difficile pour eux de trouver de la nourriture parce qu'ils sont incapables d'entendre, avance Janie Wray.

Mais ce n’est pas seulement l’augmentation du bruit, c’est aussi la diminution de la population de saumons sur la côte. La situation est grave, ajoute-t-elle.

Vous souhaitez signaler une erreur?Écrivez-nous (Nouvelle fenêtre)

Vous voulez signaler un événement dont vous êtes témoin?Écrivez-nous en toute confidentialité (Nouvelle fenêtre)

Vous aimeriez en savoir plus sur le travail de journaliste?Consultez nos normes et pratiques journalistiques (Nouvelle fenêtre)

Chargement en cours

Infolettre ICI Colombie-Britanique

Une fois par jour, recevez l’essentiel de l’actualité régionale.

Formulaire pour s’abonner à l’infolettre d’ICI Colombie-Britanique.