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Risque de grève à l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard

Vue de l'entrée sous la neige de l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard à partir de l'avenue University.

L'Université de l'Île-du-Prince-Édouard a ouvert ses portes en 1969.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

L'Association des professeurs de l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard est entrée en négociations avec la direction de l'établissement le 1er avril dernier pour signer une nouvelle convention collective. Toutefois, les négociations traînent depuis lors.

L'Université de l'Île-du-Prince-Édouard ne cesse de s'agrandir, de se développer et d'attirer toujours plus d'étudiants. En 2012, l'établissement comptait 4555 étudiants. Dix ans plus tard, ce nombre a atteint 5500, soit une augmentation de plus de 20 %.

Or, ce développement ne s'est pas répercuté du côté des professeurs. En 2012, l'Université comptait 250 professeurs titulaires. En 2021, il y en avait 253.

Ces chiffres font réagir l'Association des professeurs de l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard.

On cherche à protéger le nombre de professeurs. Ce qui se passe en ce moment ne peut plus durer. Plus de la moitié de nos membres ont des contrats précaires avec de très bas salaires.

Une citation de Margot Rejskind, directrice générale, Association des professeurs, UPEI

Négociations interminables

Les demandes de cette association incluent une hausse de salaire pour faire face à l'inflation, une augmentation du nombre de professeurs permanents et l'amélioration des conditions de travail des professeurs contractuels.

La question de la précarisation du corps professoral est sérieuse. On veut préserver cette égalité scolaire, assure la directrice générale de l'Association des professeurs de l'UPEI, Margot Rejskind.

Vue de l'extérieur du bâtiment principal de l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard. De la neige tombe abondamment au sol.

L'Université de l'Île-du-Prince-Édouard compte 5500 étudiants en 2022.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

Ça ne va pas bien, il n'y a pas eu beaucoup de progrès. On a ouvert les négociations au mois d'avril, puis nous avons passé quatre mois en négociations directes avant de demander une conciliation, explique Margot Rejskind.

Le ministère du Développement économique a alors dû intervenir une première fois pour mettre cette conciliation en œuvre. Les pourparlers qui, au départ, devaient durer une dizaine de jours se sont finalement étendus sur quatre mois.

Nous n'avons vu aucun progrès du côté de l'employeur. [Les négociateurs patronaux] ont amené très peu de propositions à la table. Pour eux, tout va bien. Au contraire, nous, nous voulons parler des problèmes de façon générale.

Une citation de Margot Rejskind, directrice générale, Association des professeurs, UPEI

Deuxième intervention du gouvernement provincial

Devant ce blocage, le ministre du Développement économique, Bloyce Thompson, a décidé d'intervenir une seconde fois au début de janvier. Il a demandé la nomination d'un médiateur.

Celui-ci dispose de 14 jours à compter de sa nomination pour déposer un rapport au ministre sur l'état des négociations. Si ce médiateur s'avère incapable de mener les deux parties à conclure un accord, celles-ci amorceront une réflexion de sept jours, période après laquelle la partie syndicale pourra demander un vote de grève.

Nous entrons dans un nouveau processus qui devrait supposément durer 14 jours. Mais après ce qu'on a vu lors de la conciliation, nous ne croyons pas que cela va se résoudre avant la fin de cette période de réflexion, explique le professeur Michael Arfken, président de l'Association des professeurs de l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard.

La Faculté d'ingénierie de l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard l'hiver.

La Faculté d'ingénierie de l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard a ouvert ses portes dans ce nouveau bâtiment en 2016.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

Crainte d'une grève

Devant cette situation, l'Association des professeurs de l'Université croit qu'une grève est probable.

Si les choses ne s'améliorent pas, si l'employeur ne nous revient pas avec des propositions raisonnables et équitables, alors oui, il est tout à fait possible qu'il y ait une interruption de travail sur le campus.

Une citation de Michael Arfken, président, Association des professeurs, UPEI

Margot Rejskind ajoute que les cours pourraient être interrompus jusqu'à ce que des progrès soient observés dans les négociations.

L'inquiétude monte aussi du côté des étudiants de l'Université. Adam MacKenzie, le président de l'Association des étudiants, assure que des rumeurs de grève commencent à courir sur le campus.

Nous souhaitons qu'une nouvelle convention collective soit signée. Nous sommes contre une grève, car les plus grands perdants seraient les étudiants, assure-t-il.

Les étudiants sont inquiets. L'inquiétude monte un peu plus chaque jour.

Une citation de Adam MacKenzie, président de l'Association des étudiants de l'UPEI

Du côté de l'Université, on assure dans un communiqué vouloir signer une convention collective qui soit équitable pour les professeurs, les chargés de cours, les bibliothécaires et les instructeurs en soins infirmiers cliniques et ainsi aider l'Université à remplir sa mission, qui consiste à offrir des occasions d'apprentissage exceptionnelles aux étudiants, et à remplir son engagement envers l'avenir.

Le gouvernement provincial, lui, espère éviter une grève. Il s'agirait de la première à l'UPEI depuis 2006.

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