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Un projet pilote en N.-É. pour réduire le racisme envers les Autochtones en santé

L'entrée des urgences à l'hôpital pour enfants IWK à Halifax, en Nouvelle-Écosse, le 2 mai 2022.

L'entrée des urgences à l'hôpital pour enfants IWK à Halifax, en Nouvelle-Écosse

Photo : Radio-Canada / Jonathan Villeneuve

Radio-Canada

Un projet pilote entre l'hôpital mère-enfant IWK, l’Université Dalhousie à Halifax et l’autorité sanitaire mi'kmaq, Tajikeimik, veut réduire le racisme envers les Autochtones dans le système de santé.

Le programme offre aux prestataires de soins de santé l'occasion d'apprendre des Autochtones pour réussir à créer un environnement culturellement sûr.

La directrice de la transformation des services de santé pour Tajikeimɨk, Sharon Rudderham, rapporte que beaucoup d’Autochtones ont une grande appréhension du système de santé souvent dû à des peurs ancestrales.

Elle affirme que l'injustice raciale dans le système de santé est plus souvent dénoncée lorsque des incidents surviennent contre des immigrants.

Sharon Rudderham marche dans la rue.

Sharon Rudderham, anciennement directrice de la santé au centre de santé Eskasoni, a été nommée directrice de la transformation de la santé pour l'autorité sanitaire mi'kmaw Tajikeimɨk.

Photo : CBC/Tom Ayers

On se doit de changer ça, affirme Sharon Rudderham en précisant que de nombreux Autochtones font face aux mêmes problèmes depuis longtemps.

Nous savons tous qu'il y a du racisme et nous savons que les Mi'kmaq ont de mauvaises expériences lorsqu'ils recherchent des soins dans le système de santé traditionnel.

Pendant des années et des années et des années, les Autochtones étaient vraiment invisibles dans le milieu des soins de santé.

Une citation de Sharon Rudderham, directrice de la transformation des services de santé pour Tajikeimɨk

Elle et ses partenaires espèrent que le nouveau programme de cours en ligne viendra changer les choses. Le cours de six modules d'environ 40 minutes s'intitule Mieux savoir, c'est faire mieux : Traduire les connaissances autochtones en pratiques de santé.

La Dre Margot Latimer est cochercheuse principale et titulaire de recherche en soins infirmiers et en santé autochtone en plus d’être membre de la faculté de Dalhousie.

Elle explique que ces modules sont une version condensée d’un cours obligatoire pour les étudiants de première année de médecine à Dalhousie.

Enseigne du campus Carleton de l'Université Dalhousie, à Halifax.

Un campus de la Faculté de médecine de l'Université Dalhousie, à Halifax

Photo : Radio-Canada / Frédéric Wolf

Selon elle, la source du problème est le manque d'éducation.

Il y a beaucoup de désinformation, d'incompréhension et d'interprétations erronées des peuples autochtones, dit-elle. C'est donc vraiment un problème important!

Elle précise que le cours vise à éduquer les professionnels à l'échelle personnelle, mais aussi à modifier la façon dont les soins de santé sont offerts à plus grande échelle.

Elle donne l'exemple du programme linguistique de la province, qui permet aux patients d'avoir accès à un interprète dans près de 170 langues.

Mais la langue mi'kmaw n’est pas sur la liste et c’est celle des Premières Nations d’ici. On parle d'iniquités et de sécurité culturelle comme première étape, alors ça devrait être la première langue disponible.

Les bras d'un médecin et de sa patiente discutant, assis à un bureau.

Mobilisation pour obtenir de l’aide financière aux déplacements pour les soins de santé

Photo : iStock

Sharon Rudderham pense qu’offrir des soins dans des espaces qui tiennent compte de la culture autochtone et la respectent améliorera les soins fournis aux Autochtones.

Nous devons tous travailler à éliminer les barrières entre cultures pour établir des relations, dit-elle.

Le projet pilote pour ce cours en ligne commence avec 20 personnes en février.

Certains modules sont animés par un instructeur pour que les participants puissent poser des questions.

Si tout va bien, le programme acceptera de nouveaux professionnels cet automne. Il a reçu du financement pour d'abord former 375 professionnels de la santé.

Le rêve de Sharon Rudderham et de la Dre Margot Latimer est de pouvoir offrir ce cours à la grandeur de la province et même du pays.

Avec les informations de Kheira Morellon et d'Emma Smith

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