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La famille du pêcheur porté disparu à Cap-des-Rosiers ne baisse pas les bras

Antoine Nicolas à l'eau avec son tuba et ses lunettes de plongée.

Les recherches se poursuivent, notamment avec les plongeurs bénévoles et ceux de la Sûreté du Québec.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Whalen

La famille et les proches du pêcheur porté disparu, Jacques Dunn, ne baissent pas les bras et espèrent toujours le retrouver.

Ils lancent un nouvel appel à la population pour obtenir davantage d’aide dans les recherches, surtout auprès des personnes pouvant avoir des drones. Ils demandent aussi à quiconque se promène sur la plage d’accorder une attention particulière à l’eau.

Depuis le 30 décembre, un vaste territoire a été exploré pour le retrouver, c’est-à-dire toutes les berges accessibles à pied de L’Anse-au-Griffon jusqu’à Penouille et Cap-aux-Os, affirme la fille du pêcheur, Isabelle Dunn. Les gens se placent sur des caps et scrutent l’horizon pour distinguer si un objet pouvant lui appartenir flotterait sur l’eau.

Isabelle Dunn et l'une de ses amies regardent au loin en souhaitant que Antoine Nicolas trouve des objets appartenant à Jacques Dunn.

Isabelle Dunn (à gauche) et l'une de ses amies qui la soutient dans les recherches regardent Antoine Nicolas partir en plongée au large.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Whalen

Toutefois, dans l'incertitude, les proches auraient aimé avoir plus de nouvelles sur l'avancement des recherches.

[Une journée], il y avait un policier qui est resté dans son auto sans venir nous voir une seule fois. Sinon, plusieurs plongeurs sont partis précipitamment après leurs recherches sans me faire de mise à jour et me dire de quelle façon avance leur travail, regrette Isabelle Dunn.

Marie-Pierre Element, l’une des amies d’Isabelle Dunn, abonde dans le même sens. On aimerait simplement avoir quelques mots de temps en temps pour savoir ce qui se passe sur le terrain puisque nous ne sommes pas toujours avec eux dans leurs recherches, commente-t-elle.

Le sergent Claude Doiron, porte-parole de la SQ, dit comprendre le fait que les proches de M. Dunn puissent ressentir de l’anxiété, voire de l’impatience à mesure que le temps avance et qu’ils cherchent des réponses.

On a un enquêteur assigné aux relations qui leur parle tous les jours, comme on se doit de le faire, dit-il.

Il admet que la famille a fait part de ses critiques mardi soir, concernant le nombre de plongées effectuées.

On leur a expliqué que c’est impossible de plonger huit heures par jour, qu’on doit procéder suivant la météo, les courants marins, etc. et les gens ont très bien compris, estime-t-il.

Rappelons que Jacques Dunn était parti le vendredi 30 décembre à la pêche aux moules sur la côte dans le secteur de Cap-des-Rosiers. Les services d'urgence ont été avisés de sa disparition vers 16 h la même journée.

Des plongeurs, des véhicules tout-terrain ainsi qu'un hélicoptère ont été dépêchés dans les environs pour tenter de retrouver Jacques Dunn. Un poste de commandement de la SQ a aussi été installé sur place pour coordonner l'opération de sauvetage.

Jacques Dunn en bateau.

Jacques Dunn était parti à la pêche aux moules sur la côte dans le secteur de Cap-des-Rosiers. Les services d'urgence ont été avisés de sa disparition vendredi vers 16 h.

Photo : Facebook/Isabelle Dunn

Certains éléments ont été trouvés assez rapidement dans la nuit du 30 au 31 décembre lorsque la marée était basse, affirme la famille du pêcheur. Tous ses instruments de pêche ont été retrouvés comme sa chaudière avec le fond en vitre pour recueillir les moules ainsi que ses pinces, indique Isabelle Dunn.

Au plus fort des recherches le 31 décembre, ses proches racontent qu’il y avait des centaines de personnes réunies, à la fois des locaux, des personnes des environs et des pompiers volontaires.

« On remercie du plus profond de notre cœur cet esprit d’entraide présent dans la région »

— Une citation de  Isabelle Dunn, fille de Jacques Dunn
Antoine Nicolas se prépare à aller à l'eau en wetsuit avec ses palmes en main.

Antoine Nicolas avoue que la tâche demeure très ardue de trouver un quelconque élément. « C'est comme trouver une aiguille dans une botte de foin », dit-il.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Whalen

Il y a même un plongeur bénévole, Antoine Nicolas, qui est venu prêter main-forte lundi et mardi aux opérations de sauvetage. Il n’a pas hésité une seule seconde avant de se lancer à l’eau pour trouver des éléments au fond de l’eau. Il a plongé en apnée à une vingtaine de mètres des berges environ pendant une heure et demie, sans rien trouver malheureusement.

J’aide comme je peux. [...] Ça fait maintenant 11 ans que j’habite ici et j’ai toujours senti l’appel de la communauté. Les gens ici ne laissent personne dans le besoin. Si quelqu’un a besoin d’un coup de main, les gens se montrent tout de suite disponibles, témoigne-t-il.

Le maire de Gaspé, Daniel Côté, a aussi pris part aux recherches à titre de pompier volontaire. Ses pensées vont aux proches de l'homme disparu. Le maire souligne par ailleurs que la population du Grand-Gaspé et des environs fait preuve d'une grande solidarité.

La Sûreté du Québec poursuit ses recherches encore mercredi. On se déplace plus vers le sud, dans les secteurs d'Anse-à-Brillant et Percé, précise Claude Doiron. La situation est réévaluée chaque soir.

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