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Repêchage de la LNH : aperçu des espoirs du Nord de l’Ontario

L'intérieur de l'aréna du Grand Sudbury.

Quatre joueurs du Nord ont été choisis en première ronde lors des cinq derniers repêchages. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Yvon Thériault

Chris St-Pierre

Les plans commencent à se dessiner pour bien des équipes de la LNH en prévision du prochain repêchage prévu du 28 au 29 juin 2023, pendant lequel seront choisies les futures vedettes du circuit. Certains joueurs viendront peut-être du Nord de l’Ontario.

L’électrisant Connor Bedard est bon premier de sa classe selon la plupart des évaluateurs. Mais après lui, 223 autres patineurs doivent être sélectionnés l’été prochain.

Neuf joueurs de la région ont fait la liste préliminaire des espoirs à surveiller de la Centrale de recrutement de la LNH publiée en octobre.

Quatre provenaient des Wolves de Sudbury, trois du Battalion de North Bay et deux des Greyhounds de Sault-Sainte-Marie de la Ligue de hockey de l’Ontario (OHL).

Il s'agit de Quentin Musty, Matthew Mania, Djibril Touré, Alex Pharand, Michael Podolioukh (récemment échangé par le Battalion aux Icedogs de Niagara), Charlie Robertson, Nicholas Sima (récemment échangé par le Battalion au Spirit de Saginaw), Andrew Gibson et Marco Mignosa.

Les recruteurs devront quand même garder un œil sur des joueurs non classés durant la deuxième moitié de saison dans l’espoir de trouver un bijou caché.

Dans son premier recensement de la saison, la Centrale de recrutement de la LNH utilise ces notes pour classer les espoirs en fonction de leur potentiel :

  • A - potentiel choix de première ronde

  • B - potentiel choix de deuxième ou troisième ronde

  • C - potentiel choix des rondes quatre à sept

Voici un aperçu de quatre de ces espoirs qui pourraient entendre leur nom dans six mois au Bridgestone Arena, à Nashville au Tennessee.

Alex Pharand (C)

Alex Pharand est, selon plusieurs, l’une des belles histoires locales des dernières années. Ayant grandi dans le Grand Sudbury, il a été échangé à son équipe d’enfance dans l’OHL à peine un an après avoir fait ses débuts dans le circuit avec les Bulldogs de Hamilton.

Actuellement attaquant des Wolves de Sudbury, le Franco-Ontarien se dit heureux de pouvoir traverser cette étape cruciale de sa jeune carrière entouré de ses amis et de sa famille.

Alex Pharand patine le long de la ligne bleue.

Alex Pharand, natif de Sudbury, est éligible au prochain repêchage de la LNH.

Photo : Radio-Canada / Chris St-Pierre

Mes grands-parents, mes parents, tous mes amis proches de Chelmsford et du collège Notre-Dame, ils sont tous là pour moi. Ils veulent toujours du succès pour moi. Ce serait une expérience incroyable de pouvoir vivre ça avec eux, indique Pharand.

Durant son enfance, il voulait être repêché par les Devils du New Jersey, pour qui jouait son joueur préféré, Ilya Kovalchuk. Aujourd’hui, il souhaite tout simplement pratiquer sur la patinoire extérieure derrière sa maison afin de s’améliorer.

C’est un excellent leader dans le vestiaire, estime son nouvel entraîneur-chef Derek MacKenzie. Pour lui, le plus important, c’est de s’améliorer.

Derek MacKenzie crie derrière le banc de son équipe.

Derek MacKenzie, ancien capitaine des Panthers de la Floride, est aujourd'hui entraîneur-chef des Wolves de Sudbury dans la Ligue de hockey de l'Ontario.

Photo : Radio-Canada / Chris St-Pierre

Il a déjà doublé sa production de l’année dernière avec les Wolves en moins de match en récoltant 21 points, dont 13 buts, en 29 parties.

« Il a gagné beaucoup de confiance [de la part des entraîneurs]. S’il continue de s’améliorer, d’être la personne qu’il est et de profiter des occasions, il n’y a pas de limite. »

— Une citation de  Derek MacKenzie, entraîneur-chef des Wolves de Sudbury

Mesurant 1,92 m et pesant plus de 90 kg, ce sont ses capacités physiques qui risquent d’intéresser le plus les équipes de la LNH.

Sa grosseur, sa force et son coup de patin sont des éléments clés de son style de jeu. Je ne vois personne le laisser glisser plus bas que la quatrième ronde, croit le recruteur indépendant et ancien évaluateur du Wild du Minnesota, Mark Seidel.

Quentin Musty (A)

En matière de talent brut, l’américain Quentin Musty a l’attention des recruteurs de la LNH. S’il est né à Hamburg, dans l’État de New York à une vingtaine de kilomètres au sud de Buffalo, il rêvait tout jeune de jouer pour les Red Wings de Détroit.

L’attaquant des Wolves de Sudbury était auparavant perçu comme un espoir de calibre B, mais il a augmenté son jeu de plusieurs crans dans le dernier mois.

Musty a notamment égalisé un record d’équipe en récoltant sept points dans un même match dans le cadre d’une victoire de 13-2 contre les Icedogs de Niagara le 4 décembre. Il est présentement au septième rang des pointeurs de l’OHL avec 43 points, une place devant son coéquipier et l’espoir du Kraken de Seattle, David Goyette.

Quentin Musty attend au cercle des mises au jeu.

Quentin Musty est le premier choix au total du repêchage de l'OHL en 2021.

Photo : Radio-Canada / Chris St-Pierre

Il aura forcé la Centrale de recrutement de la LNH à lui accorder son statut d'espoir de calibre A, faisant de lui un potentiel choix de premier tour et le seul joueur du Nord à l’être jusqu’ici cet hiver.

Il est un ailier de puissance qui continue de se développer, qui utilise sa charpente efficacement et qui possède une très bonne intelligence offensive, a expliqué dans un communiqué le directeur de la Centrale, Dan Marr.

Musty n’ignore pas le fait que sa montée rapide aux yeux des dépisteurs vient avec son lot de défis.

Plusieurs équipes m’ont approché. Il n’y a pas grand-chose que tu peux faire autre que de baisser la tête et de continuer à travailler, affirme-t-il.

Mais il souhaite d’abord aider son équipe à retrouver le chemin de la victoire avant même de penser au repêchage. Les Wolves de Sudbury sont actuellement avant-derniers dans le circuit avec seulement 10 victoires en 29 matchs.

Je ne suis pas encore rendu là, reconnaît-il. Lorsque j’y serai, je crois que je vais pouvoir absorber le moment.

Si Quentin Musty à 10 ans souhaitait jouer à Détroit, aujourd’hui, il se ferait un plaisir de jouer n’importe où.

Djibril Touré (C)

Natif de Dorval, au Québec, le défenseur Djibril Touré vit une véritable ascension. Il est passé d’inconnu évoluant dans les rangs Junior A de l’Est ontarien à couteau suisse des Wolves de Sudbury en l’espace de 12 mois.

C’est un gros défenseur, très fort et qui peut être méchant par moments. Il a définitivement un potentiel très brut, mais je crois qu'il a de très bonnes chances d’être choisi, indique Mark Seidel.

Mark Seidel en visioconférence.

En plus d'être recruteur indépendant, Mark Seidel est le directeur du personnel et des joueurs des Colts de Barrie dans l'OHL.

Photo : Radio-Canada / Capture d'écran

Le joueur bilingue en sera à sa troisième et dernière année d’éligibilité au repêchage de la LNH. Il fêtera ses 20 ans quelques semaines avant la tenue de l’encan, soit le 3 juin.

C’est fou. C’est un peu surréaliste selon moi, a confié Touré tout sourire. Je vais continuer de travailler en espérant être choisi.

Le colosse de 2 m doit une fière chandelle à son entraîneur adjoint Rick Dorval, qui l’a découvert alors qu'il était entraîneur-chef des Hawks de Hawkesbury avant qu’il fasse le saut avec les Wolves l’été dernier.

Djibril Touré patine de reculons.

Djibril Touré n'a jamais été repêché par une équipe junior majeur.

Photo : Radio-Canada / Chris St-Pierre

Touré est autant utilisé comme défenseur que comme attaquant, ce qui permet à son entraîneur-chef de le faire jouer dans plusieurs scénarios. Il est en voie de finir la saison avec 28 points en 65 parties.

Ce sont des joueurs difficiles à trouver et qui sont d’une grande valeur à leur équipe, estime Derek MacKenzie, le comparant au défenseur des Red Wings de Détroit, Mark Pysyk.

Cooper Foster

Cooper Foster est l’un des seuls joueurs éligibles nés dans la région à évoluer à l’extérieur de celle-ci. Il est aussi un patineur exclu du classement préliminaire des espoirs.

Il n'est qu’à sa saison de recrue avec les 67’s d’Ottawa, mais tout porte à croire que le natif de Sault-Sainte-Marie a de réelles chances d’être repêché en juin 2023.

Cooper Foster patine en tenant un bâton.

L'attaquant des 67's d'Ottawa Cooper Foster dispute sa première saison complète dans la Ligue de hockey de l'Ontario.

Photo : Robert Lefebvre/OHL Images

Après avoir été renvoyé à la maison par les 67’s, j’ai appris à m’habituer à ce genre de choses, explique l’attaquant.

Il n’a disputé que 14 parties avec son équipe la saison dernière, récoltant seulement quatre passes. Cette saison, Foster pourrait finir l’année à la porte des 30 buts. Il totalise 20 points, dont 13 buts, en 31 matchs jusqu’à présent.

En étant du Nord de l’Ontario, tu as l’habitude de ne pas être reconnu au même niveau que les autres dans le Sud, poursuit Foster.

Les gens proches de lui sont certains qu’il parviendra à convaincre une équipe de la LNH grâce à sa ténacité et, surtout, son intelligence.

Jamie Henderson en visioconférence.

Jamie Henderson est le recruteur nord-ontarien des 67's d'Ottawa depuis septembre 2021.

Photo : Radio-Canada / Capture d'écran

Il a la capacité de penser un ou deux coups d’avance et d’anticiper où les joueurs sont sur la glace. Mais ce qui le sépare des autres, c’est qu’il joue des deux côtés de la patinoire, raconte son ancien entraîneur avec les Greyhounds U18 AAA de Sault-Sainte Marie, Jamie Henderson.

« La première année que nous avons pu être ses entraîneurs, je me tournais vers mon adjoint une ou deux fois par semaine pour dire ''as-tu vu ça?!'' »

— Une citation de  Jamie Henderson, ancien entraîneur de Cooper Foster

Selon plusieurs, les joueurs du Nord de l’Ontario ont tous intérêt à s’inspirer des exploits de Jack Matier et Ben Gaudreau, deux produits de la région qui représentent présentement le Canada au Championnat du monde de hockey junior à Halifax.

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