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Fady Dagher a « l’impression de rentrer à la maison » au SPVM

Fady Dagher.

Fady Dagher est entré en poste le 19 décembre à la tête du SPVM.

Photo : Radio-Canada / Charles Contant, caméraman

Dès son entrée officielle en poste comme chef du Service de police de la Ville de Montréal, Fady Dagher est monté à bord d'une autopatrouille pour parler sur les ondes radio à ses quelque 4440 policiers, avec lesquels il devra trouver un large consensus pour transformer l'organisation de la police de Montréal.

Fady Dagher occupe donc le siège de directeur de la police de Montréal au 9e étage du quartier général du SPVM, rue Saint-Urbain.

Après un moment de recueillement devant la stèle où sont inscrits les noms de policiers morts en service, le 42e chef de police s'est immédiatement adressé à ses troupes, hier matin.

Bon matin, tout le monde. Alors on se retrouve. C'est Fady Dagher, votre nouveau chef. Être le matricule 42, et être le 42e chef de police, c'est toute une coïncidence, a-t-il lancé d'entrée de jeu à bord d'une voiture de patrouille pour parler sur les ondes à ses policiers en devoir.

J'ai appris dans les sept dernières années que l'on peut sortir un policier ou une policière du SPVM, mais le SPVM reste toujours marqué en nous.

Une citation de Fady Dagher, nouveau directeur du SPVM
Une femme prend une photo de Fady Dagher avec son portable.

La personne qui occupe le poste de directeur de la police de Montréal est la plus médiatisée au Québec parmi les corps policiers en raison de la présence des médias nationaux et de la concentration de la population du Grand Montréal.

Photo : Radio-Canada / Charles Contant, caméraman

Après 25 ans de service, rappelons que Fady Dagher avait quitté en 2016 le Service de police de la Ville de Montréal au grade de d'assistant-directeur pour aller diriger le Service de police de l'agglomération de Longueuil (SPAL).

J'ai changé. Vous avez changé. Mais surtout, la société a changé. On a dû s'adapter et faire face à des fusillades, faire face à la COVID, faire face à des événements terribles. Mais malgré tout ça, vous êtes tous là et encore engagés. Pour cela, je vous en remercie, a-t-il ajouté.

Des voitures de police stationnées sur un boulevard.

77 % de la violence armée au Québec survient sur le territoire du SPVM, sur l'île de Montréal.

Photo : Radio-Canada / Alain Béland

S'adapter à la complexité de la population

Depuis son départ du SPVM il y a près de sept ans, le portrait de la criminalité a beaucoup changé dans le Grand Montréal, reconnaît le nouveau directeur du SPVM.

Et vous savez quoi? L'avant, peut-être que certaines personnes pensent que c'était mieux. Mais non, ce n'était pas mieux. C'était encore plus dangereux. Aujourd'hui, c'est devenu beaucoup plus complexe. Dans le domaine dans lequel on est, au lieu de courir après des cambrioleurs, on court après des "hackers". Au lieu de faire face au crime organisé, on fait face au crime désorganisé. On est médiatisé en tout temps, a déclaré Fady Dagher, toujours à ses troupes sur les ondes radio.

Les policiers du SPVM offrent des bottes d'hiver et des couvertures à un itinérant qui s'est fabriqué un abri de fortune pour se protéger du froid.

Fady Dagher reconnaît qu'être policier en 2022 est devenu complexe, compte tenu des attentes de la population et de l'évolution de la criminalité.

Photo : Radio-Canada / Pascal Robidas

Il a réitéré sa volonté de faire du SPVM une organisation policière qui doit se rapprocher de la population montréalaise, qui comprend plusieurs communautés.

C'est important de pouvoir se rapprocher de toutes les populations. C'est important de se rapprocher d'elles parce qu'on veut leur montrer comment on travaille. On veut saisir leurs enjeux, mais aussi qu'elles comprennent comment ce n'est pas évident d'être policier en 2022. La seule recette, c'est que les deux parties se rapprochent pour se comprendre mutuellement.

Une citation de Fady Dagher, nouveau directeur du SPVM

Fort d'une réputation de directeur de police qui prône l'approche communautaire et la prévention, il devra convaincre plusieurs sections aux enquêtes criminelles du SPVM qu'il ne laisse pas de côté la mission policière qui est de combattre les criminels par la répression, en imposant la loi et l'ordre.

Le nouveau chef de police a affirmé sur les ondes radio que l'un n'empêchait pas l'autre dans la lutte contre la criminalité.

Il faudra travailler beaucoup en prévention et aussi en répression. Pour moi, ça prend les deux. Je suis conscient que ça va prendre de la patience, de la confiance et énormément d'humilité de part et d'autre pour que, parfois, on se remette en question ou que l'on continue à faire exactement ce que l'on faisait. Parce qu'il faut le dire, qu'on a toujours fait un excellent travail, a-t-il reconnu.

Des changements dans l'état-major du SPVM sont donc à prévoir pour mettre sur les rails le changement de culture organisationnelle à la police de Montréal.

Je suis fier de ce que nous avons été. Je suis fier de ce que nous sommes. Et je suis fier de ce que nous allons devenir, a conclu le chef à ses troupes policières.

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