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Fort achalandage dans les hôtels et restaurants de Québec d’ici la fin décembre

La salle à manger d'un restaurant remplie de clients attablés.

Les salles à manger des restaurants ne désemplissent pas en ce moment.

Photo : Radio-Canada

À l’approche du temps des Fêtes, les hôteliers et les restaurateurs de Québec ont le sourire. Pour plusieurs, les réservations pleuvent et les affaires s’annoncent bonnes.

On s’attend à atteindre à Noël et au jour de l’An des taux d’occupation moyens de 85 %, et probablement 90 %, prédit Alupa Clarke, directeur général de l’Association hôtelière de la région de Québec.

Des Québécois et des Ontariens en majorité, ainsi que des touristes étrangers des États-Unis, de France, d’Australie et d’ailleurs, ont décidé de passer la fin de l’année dans la Capitale-Nationale.

Après avoir peiné à se maintenir à flot pendant la pandémie, des restaurateurs ont aussi le vent en poupe.

Un homme en entrevue dans un restaurant face à la caméra répond aux questions d'un journaliste.

Le propriétaire du restaurant Le Graffiti, Henri Coindé, confie avoir du mal à se procurer des coupes de canard présentement. À cause de la grippe aviaire, les fournisseurs en ont moins que d'habitude.

Photo : Radio-Canada

Ça a repris comme ça a été en 2019, même un peu plus. De 15 à 20 % de plus qu'en 2019, révèle Henri Coindé, le propriétaire du Graffiti, sur l’avenue Cartier.

Le restaurant va bien, les réservations vont bon train. [...] On voit qu’on est vraiment sur une bonne route, sur une bonne vibe, confie Kathy Rioux, propriétaire du Café Krieghoff, également sur l'avenue Cartier.

La menace de la COVID-19

La saison des partys de Noël bat son plein. Les clients sont de retour et ils ont l’esprit festif.

Les gens chantent, les gens sont contents de se retrouver ensemble et de prendre du temps aussi, poursuit-elle.

Une femme en entrevue dans un restaurant face à la caméra répond aux questions d'un journaliste.

Kathy Rioux, du Café Krieghoff, confirme que ses journées de travail et celles de son équipe sont bien remplies en ce moment.

Photo : Radio-Canada

La jovialité ambiante ne rime pas avec insouciance. Certains n’en oublient pas la menace de la COVID-19.

C'est sûr qu'il y a quelques personnes qui sont un petit peu craintives, un petit peu inquiètes. On a quand même une clientèle relativement âgée, mais dans l'ensemble, ça va bien. Les gens sortent, les gens fêtent, les gens profitent de la vie, observe Henri Coindé.

Les bons mois se succèdent, et ce n’est pas pour déplaire aux professionnels.

On a eu une saison estivale incroyable. Même au mois de novembre, on a enregistré des taux d'occupation à 60 %, détaille Alupa Clarke.

Un homme en entrevue face à la caméra dans la rue répond aux questions d'un journaliste.

Le taux d'occupation dans les hôtels de la région de Québec oscille actuellement entre 50 % et 80 %, révèle Alupa Clarke, le directeur général de l’Association hôtelière de la région de Québec.

Photo : Radio-Canada

Si le contexte de relance économique est favorable, tous les indicateurs ne sont pas au vert. Le manque de personnel se fait toujours sentir.

L'Association hôtelière de la région de Québec estime qu'il y a actuellement 1500 postes à pourvoir dans la Capitale-Nationale.

On a également la problématique de la relève, comment attirer les gens vers le milieu de l'hôtellerie, ajoute le directeur général.

Il l’assure cependant, il y a de belles occasions à saisir. Un jeune qui est motivé et travaillant peut se rendre très vite très loin. Direction, banquets, réception, entretien ménager… Il y a de tout pour tout le monde, promet-il.

Débrouillardise pour contrer l'inflation

Les restaurateurs, eux, font grise mine quand ils s’approvisionnent pour remplir les frigos et qu’ils passent à la caisse. L'inflation les frappe de plein fouet.

Épouvantable, c'est astronomique, c'est incroyable! commente Henri Coindé.

Pour s’en sortir, certains doivent augmenter les prix de leurs menus. Une option qui a ses limites.

L'élastique commence à être à son maximum. On va difficilement pouvoir aller plus loin sans que l'achalandage tombe, considère Martin Vezina, vice-président aux affaires publiques et gouvernementales à l’Association restauration Québec.

Un homme en entrevue par visioconférence.

La pandémie a bouleversé l'industrie de la restauration au Québec. Entre février 2020 et juillet 2022, plus de 3500 établissements ont fermé leurs portes, révèle Martin Vezina, de l'Association restauration Québec,

Photo : Radio-Canada

Reste la débrouillardise. Simplifier les menus avec moins d'items dessus, c’est une pratique qu'on voit de plus en plus. Ça fait moins d'ingrédients, explique le responsable.

Privilégier des denrées moins nobles et donc moins chères est une autre option. Quelle que soit la recette, réussir son mois de décembre est essentiel pour les hôteliers et les restaurateurs.

Ça leur permet de se constituer un coussin pour les deux mois qui suivent et qui sont beaucoup plus difficiles. Les mois de janvier et de février n'ont jamais été très populaires. Avec un coussin, on peut rouler un peu plus à perte en janvier-février et attendre le retour un peu plus de la clientèle en mars, rappelle Martin Vezina.

Avec la collaboration de Pierre-Alexandre Bolduc

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