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Moins d’admissions de jeunes intoxiqués dans les urgences de Sherbrooke

Des jeunes font la fête.

Moins de jeunes ont visité les urgences en 2019 à Sherbrooke après avoir consommé de l'alcool, des opioïdes ou du cannabis.

Photo : iStock

Radio-Canada

Les visites à l'urgence à la suite de la consommation d'alcool ou de drogues seraient à la baisse à Sherbrooke. Selon une nouvelle étude du Centre canadien sur les dépendances et l'usage de substances, ce phénomène serait attribuable aux différentes initiatives mises en place pour sensibiliser les jeunes à la surconsommation.

Le Centre s'est penché sur les données précédant la pandémie et les a comparées à celles de 2017. Ainsi, 370 admissions aux urgences de jeunes de 12 à 24 ans liés à la surconsommation ont été comptabilisées en 2017 contre 290 en 2019.

Pendant les quatre ans qu'a duré l'étude, les chercheurs ont comptabilisé en tout 1342 visites aux urgences, et 89 jeunes sont arrivés à l'Hôpital Fleurimont en danger de mort.

La directrice par intérim associée à la recherche, Catherine Paradis, estime que les actions posées sur les campus semblent avoir porté leurs fruits.

On avait vu une plus grande attention portée aux spiritueux, qui étaient responsables d'un très grand nombre d'admissions aux urgences. Il y a plusieurs partys et fêtes universitaires où les spiritueux ont été bannis. On avait aussi déployé une campagne de prévention dans la communauté. Elle a été très présente dans les autobus et les abribus, explique-t-elle.

Une autre initiative qui peut avoir eu son effet, c'est celle de contacter un proche lorsqu'un jeune est admis aux urgences pour consommation abusive. Lors de la première étude, pour seulement 40 % des jeunes hospitalisés, un proche était appelé. En changeant certaines pratiques, ce chiffre a grimpé à 80 %.

Ça peut évidemment avoir un impact positif sur la réduction du risque que ça se produise une deuxième fois. Il y a quand même des jeunes qui se présentent aux urgences plus d'une fois. Si on établit un contact, on peut réduire ce risque-là, précise Mme Paradis.

« Ce type d'étude est très importante et met en lumière les risques de la consommation de substances. On espère qu'on va être en mesure de continuer à documenter la situation pour ajuster nos pratiques dans la communauté, sur les campus universitaires, dans les bars et même dans l'hôpital. »

— Une citation de  Catherine Paradis, directrice associée à la recherche par intérim

Les résultats obtenus à Sherbrooke ont poussé les chercheurs à élargir leur base de données. Ils ont aussi consulté les chiffres de Saskatoon et Halifax, et en tout, ce sont 4634 cas qui ont été recensés. Dans 70 % des cas étudiés, c'est l'alcool qui était responsable des admissions.

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