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Meurtres non résolus depuis 40 ans : première comparution de Joseph Sutherland à Toronto

L'individu de 61 ans est accusé du meurtre de deux Torontoises en 1983 dans la métropole.

Photo de police du suspect.

Joseph Sutherland dans sa tenue de prisonnier à son arrestation le 25 novembre 2022.

Photo : Radio-Canada

À Toronto, Joseph Sutherland a brièvement comparu vendredi après-midi au palais de justice relativement à deux meurtres perpétrés en 1983 dans la métropole. Susan Tice et Erin Gilmour ont été agressées et assassinées chez elles, à quelques mois d'intervalle, mais leur meurtre n'avait jamais été résolus jusqu'à ce jour.

Joseph Sutherland est apparu dans sa tenue orange de prisonnier lors d'une brève audience virtuelle au palais de justice du centre-ville.

L'homme de 61 ans est incarcéré au Centre de détention du Sud de Toronto depuis le 25 novembre dernier.

Il a fait savoir à la cour qu'il n'avait toujours pas d'avocat, mais qu'il avait sollicité l'Aide juridique de l'Ontario.

L'agence provinciale ne lui a toutefois pas encore répondu, si bien que la juge de paix Marisha Roman, de la Cour de justice de l'Ontario, a ajourné l'affaire au 16 décembre prochain.

Sutherland devra donc à nouveau se présenter devant le tribunal dans une semaine par visioconférence.

Deux photographies des victimes en noir et blanc.

Erin Gilmour, 22 ans (à gauche), et Susan Tice, 45 ans, ont été assassinées à 4 mois d'intervalle dans leur résidence respective en 1983 à Toronto.

Photo : AVEC L'AUTORISATION DE SEAN McCOWAN ET LA FAMILLE TICE

Joseph Sutherland a été arrêté à la fin novembre à Moosonee, dans le nord de la province, grâce à la généalogie génétique, qui consiste à combiner l'ADN d'un suspect et l'arbre généalogique d'un parent éloigné.

Cette technologie a permis d'identifier le meurtrier de Susan Tice et d'Erin Gilmour, qui avaient été agressées et assassinées à Toronto en 1983.

La police de Toronto avait expliqué, lors d'une conférence de presse le 28 novembre, qu'il lui avait fallu 39 ans pour identifier Joseph George Sutherland, dont des traces d'ADN avaient été retrouvées sur les victimes.

Sutherland n'était même pas une personne d'intérêt à l'époque, parce que les méthodes d'identification par l'ADN n'étaient pas encore assez sophistiquées à l'époque.

La récente technologie de la généalogie génétique a depuis permis des avancées indiscutables dans les enquêtes criminelles non résolues en Ontario.

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