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Maria aura un plan d’action pour diminuer ses émissions de GES

Un panneau indiquant la bienvenue dans la municipalité de Maria sur le bord de l'eau.

Le conseil municipal de Maria a octroyé un contrat d'environ 20 000 $ à la firme spécialisée YHC Environnement pour qu’elle calcule les gaz à effet de serre émis par la municipalité et les résidents de son territoire. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Le conseil municipal de Maria a octroyé un contrat d'environ 20 000 $ à la firme spécialisée YHC Environnement pour qu’elle calcule les gaz à effet de serre émis par la municipalité et les résidents de son territoire.

Un plan d'action qui vise à réduire les gaz à effet de serre sera aussi élaboré par la firme spécialisée, basée à Saint-Lambert.

Ce qu'on souhaite, explique le maire, c'est qu’ils nous donnent des informations. Est-ce que nos infrastructures, c'est-à-dire nos bâtiments, est-ce que leur isolation est inadéquate? Est-ce qu’on perd de l'énergie? De la chaleur? Est-ce qu’on peut aménager notre plan routier pour faciliter le transport? Est-ce qu’on a des moyens d'augmenter le transport actif pour que notre population ait des services à proximité, qui soient accessibles à pied ou à vélo?

Patricia Chartier, conseillère à la municipalité de Maria et responsable des dossiers liés à l'environnement, précise que le portrait global d’émissions de GES sera établi à partir de trois sources. Il y a la municipalité, notre flotte de véhicules, nos bâtiments, tout ça. Il y a aussi les sous-traitants qui s’occupent du déneigement et des matières résiduelles qui vont être inclus là-dedans. Puis, la firme va aussi calculer à partir de statistiques générales la consommation des citoyens de Maria. Ça ne sera pas précis, mais on va avoir une bonne idée de leurs habitudes de transport, des matières résiduelles.

Le maire de Maria explique que les élus répondent ainsi à des demandes des citoyens.

Il souligne que sa municipalité est la première, ou l'une des premières, à entamer un tel processus en Gaspésie. La présence de submersion et d’érosion des rives de la municipalité n’est pas étrangère à cet intérêt pour la lutte contre les changements climatiques. C'est sûr que Maria, vu sa proximité avec la baie des Chaleurs, est vraiment touchée. Maria est aux premières loges, commente le maire Landry.

Une route sur le bord de l'eau à Maria, en Gaspésie.

La municipalité de Maria, dans la Baie-des-Chaleurs, en Gaspésie (archives)

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

D'ici fin 2023

Des représentants de YHC Environnement se rendront à Maria au printemps. Le rapport est attendu à la fin de 2023. Certains éléments du plan d’action pourraient même faire partie du budget 2024, estime la conseillère Patricia Chartier.

Assurément à la fin de l'année prochaine, dit-elle, on va avoir une très bonne idée d’où on va après ça. C'est sûr qu’il va falloir préciser les mesures à prendre, trouver celles qui seront le plus efficaces, les prioriser, donc il va y avoir un bon travail à faire. Je ne dis pas que ça va être vraiment applicable en 2024, mais en tout cas, dans la prochaine année ou assurément d'ici un an, on va savoir un peu ce qu'on peut faire pour améliorer ce bilan.

Certaines mesures du plan d’action pourront éventuellement être subventionnées, notamment par un programme de la Fédération canadienne des municipalités.

Patricia Chartier souligne que le plan pourra mener éventuellement à de nouvelles pratiques ou à de nouvelles règles. Entre autres, illustre la conseillère, quand on va rénover où construire des infrastructures, on pourra demander dans nos appels d'offres d'avoir des matériaux plus durables.

La gestion des matières résiduelles sera aussi un enjeu. Ça peut être très large, mais l'idée, c'est d'avoir toujours en tête cette préoccupation. Et, chaque fois qu'on prend une décision, de se demander s'il y a moyen avec cette décision d'améliorer notre bilan puis d'être moins producteur de gaz à effet de serre.

L’adhésion des citoyens sera essentielle à la réussite du plan d’action. C'est sûr que ça va créer des remous, convient Mme Chartier. Il y a toujours des résistances au changement, mais si les gens sont bien informés, ils comprennent l'objectif. Souvent, ça en est aussi un d'économie financière. Il faut qu'ils [les citoyens] soient informés, ça va faire partie de notre travail aussi.

La municipalité de Sainte-Flavie, au Bas-Saint-Laurent, s'est prêtée au même exercice en 2020.

Avec la collaboration de Roxanne Langlois

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