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Un homme de Winnipeg condamné à la perpétuité en 1994 remis en semi-liberté en C.-B.

Photo de Bruce Stewner avec son ex-femme.

En 1994, Bruce Stewner a poignardé à mort son ex-femme en lui disant qu'elle le méritait.

Photo : (Archives)

Radio-Canada

Bruce Stewner, un homme de Winnipeg condamné à la prison à perpétuité pour le meurtre de sa femme en 1994 a été remis en semi-liberté pour la cinquième fois depuis son incarcération.

Il a été condamné la première fois pour avoir poignardé à mort sa femme, Kelly Lynn Stewner, le 6 mai 1994.

L’homme, évalué comme présentant un risque modéré à élevé de récidive, a été autorisé à voyager dans huit municipalités de la région de la vallée du Fraser, dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique. Cette décision de la Commission des libérations conditionnelles du Canada entrera en vigueur pendant une période de six mois à compter du 19 décembre.

Bruce Stewner, aujourd’hui âgé de 57 ans est revenu en prison en 2017 après avoir menacé de tuer une autre femme présentée comme une ancienne conjointe.

Celle-ci craint pour sa vie en sachant qu’il sera en liberté conditionnelle.  Il m’a dit que, s’il retournait [en prison] et que c’était de ma faute, il allait me faire sauter la tête , témoigne la femme, dont Radio-Canada ne dévoile pas l’identité pour des raisons de sécurité. 

Elle affirme que cet homme violent sait où vivent ses proches, notamment son frère et ses jeunes enfants.  Je ne peux pas travailler. Je ne peux pas penser. Je ne peux pas manger. Je ne peux pas dormir , confie-t-elle.

Bruce Stewner a eu des séjours antérieurs en liberté conditionnelle qui ont pris fin lorsqu’il a violé les conditions qui lui étaient imposées, notamment à cause de la consommation de drogue et de menaces envers un tiers, selon la Commission des libérations conditionnelles du Canada.

Portrait d’un homme dangereux

Depuis sa première remise en semi-liberté en 2012, la Commission des libérations conditionnelles dit qu'il s'agit d'un homme dangereux. 

Celle qui a été sa conjoint en 2017 a affirmé que Bruce Stewner inversait les rôles et croyait souvent qu’il était la victime.

Après des refus de demandes de libération conditionnelle, en février 2021, la Commission a noté certaines améliorations dans les tests psychologiques de Bruce Stewner, ce qui a augmenté son potentiel de réintégration réussie.

Bruce Stewner a dit à la Commission des libérations conditionnelles à plusieurs reprises qu’il espérait travailler avec les refuges pour femmes locaux après sa libération pour parler de la violence et des agressions sexuelles.

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