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Les députés péquistes pourront siéger dès la fin janvier au Salon bleu

Pascal Bérubé, Paul St-Pierre Plamondon et Joël Arseneau attendant en face du Salon bleu.

Les trois députés péquistes espéraient accéder au Salon bleu pour la première fois vendredi (Archives).

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Radio-Canada

Les trois députés péquistes, qui ont refusé de prêter serment au roi Charles III, n’auront pas eu l’occasion de siéger à l'Assemblée nationale lors de cette très courte session. Le projet de loi pour rendre le serment au roi facultatif n'a été adopté qu'à la fin des travaux parlementaires vendredi.

Le député du PQ aux Îles-de-la-Madeleine Joël Arseneau souhaitait que l’adoption du projet de loi se fasse cette semaine puisque le projet de loi 4, qui abolit le serment d'allégeance à la royauté britannique, a été déposé mardi après-midi.

Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, croit que les trois autres partis auraient pu agir autrement. Volontairement, plutôt que de traiter le projet de loi hier [jeudi], ce qui aurait pris 10 minutes puisqu’on y trouve seulement deux articles, les autres partis décident de traiter de cette question aujourd’hui, de sorte qu’on ne siège pas, déplore-t-il au cours de son bilan parlementaire.

La nouvelle loi stipule que seul le serment d’allégeance au peuple du Québec sera désormais requis et obligatoire.

« Le plus important maintenant est que cette question [sur la légitimité du serment du roi] soit réglée. »

— Une citation de  Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois

Malgré son absence, Paul St-Pierre Plamondon estime être sorti gagnant de cette courte session parlementaire en raison des dons reçus de la part de la population au cours des deux dernières semaines. Le parti a réussi à récolter 150 000 $ de financement. Il disposera ainsi des fonds nécessaires pour embaucher deux recherchistes supplémentaires. Nous sommes maintenant une équipe complète, lance-t-il.

D'autres projets de loi ont été déposés au cours de cette courte session, dont un pour limiter à 3 % la hausse des tarifs gouvernementaux pour les quatre prochaines années. Cette mesure touche entre autres les permis de conduire et les droits de scolarité.

De gauche à droite, les députés du Parti québécois Pascal Bérubé et Joel Arseneau pour leur assermentation.

De gauche à droite, les députés du Parti québécois Pascal Bérubé et Joël Arseneau lors de l'assermentation (Photo d'archives).

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

En 2023, le Parti québécois souhaite engager des discussions sur les distorsions qui amènent certains partis à avoir beaucoup moins d’espace que ce qu’ils méritent, selon les mots employés par le chef du PQ. Rarement on a vu autant de discussions sur la santé de notre démocratie, sur le fonctionnement de l’Assemblée nationale et sur le mode de scrutin, affirme-t-il.

Rappelons que le PQ n'a fait élire que trois députés, bien qu'il ait reçu 14,6 % des voix. Il a même devancé le Parti libéral, qui forme pourtant l'opposition officielle avec 14,3 % du vote populaire, mais avec 19 élus à l'Assemblée nationale.

Le parti désire également débattre sur des questions environnementales, notamment sur les barrages électriques pour savoir où la CAQ aimerait les construire dans la province.

La prochaine session parlementaire va débuter le 31 janvier.

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