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Le groupe PETA s’attaque aux bonnets en poils d’ours de la garde royale britannique

Un homme vêtu d'un habit militaire et d'un immense chapeau poilu se tient bien droit devant un terrain gazonné où ont été déposés des dizaines de bouquets de fleurs.

Un membre de la garde royale aux funérailles du prince Philippe, au château de Windsor.

Photo : Getty Images / WPA Pool

Agence France-Presse

L'association de défense droits des animaux PETA a annoncé vendredi une action en justice contre le ministère britannique de la Défense qui refuse d'expérimenter une version en fausse fourrure des fameux bonnets en poils d'ours portés par les soldats de la garde royale.

Ces bonnets, connus sous le nom de bearskins, sont notamment portés par les régiments d'élite de l'armée au moment de la relève de la garde devant le palais de Buckingham et sont devenus un des symboles les plus célèbres du Royaume-Uni.

Ours noirs canadiens

PETA milite depuis longtemps pour qu'ils ne soient plus ornés de vrais poils d'ours noirs canadiens et a conçu une solution de rechange en acrylique, fabriquée par la société française Ecopel.

Le ministère de la Défense refuse de l'expérimenter, ce qu'il s'était engagé à faire à de nombreuses reprises ces dernières années, explique à l'AFP Kate Werner, membre de cette association.

PETA soutient que le gouvernement n'a pas suivi les procédures adéquates dans cette affaire et c'est sur cet élément que la justice est saisie.

Porté par les grenadiers britanniques à la bataille de Waterloo, le bearskin est devenu l'apanage officiel des régiments britanniques en 1831. Ces bonnets sont fabriqués à partir de peaux d'ours noirs fournies par le gouvernement canadien.

Un ours noir, sur des roches.

La fourrure d'ours noir est employée depuis le début du 19e siècle pour fabriquer les célèbres bonnets « bearskins » de la garde royale britannique.

Photo : iStock

Nous avons été informés du lancement par PETA d'une procédure judiciaire à ce sujet. Nous ne pouvons faire aucun commentaire spécifique sur une affaire en cours, a réagi un porte-parole du ministère de la Défense.

Il y a quelques mois, le gouvernement avait fait savoir qu'il n'y avait aucun projet pour remplacer les bonnets en poils d'ours, ajoutant qu'une analyse des tests sur la fausse fourrure réalisée par PETA avait montré qu'elle ne respecte pas les critères nécessaires pour pouvoir remplacer les bonnets actuels.

Une conclusion que PETA rejette. C'est un symbole du Royaume-Uni, mais nous voulons qu'il reflète les valeurs et l'éthique de notre société, explique Kate Werner.

L'actuel ministre de la Défense Ben Wallace, lui-même un ancien militaire, est un défenseur des bonnets en poils d'ours. En tant que député, il avait défendu un amendement pour la perpétuation de leur usage.

Une pétition en vue de leur remplacement par de la fausse fourrure signée par plus de 100 000 personnes avait toutefois conduit à un débat au Parlement sur le sujet.

Selon PETA, le recours aux poils d'ours crée un marché qui entretien la chasse à l'ours noir.

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