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Des relations de travail tendues à l’usine Agropur de Granby

L'usine d'Agropur de Granby.

L’ambiance est tendue à l’usine Agropur de Granby, dénonce le syndicat qui représente les employés.

Photo : Radio-Canada / Marion Bérubé

Radio-Canada

L’ambiance est tendue à l’usine Agropur de Granby, dénonce le syndicat qui représente les employés. Il rapporte un climat de travail qu'il qualifie de toxique, qui serait empreint de harcèlement et de suspensions abusives, et qui aurait entraîné des dizaines de griefs.

Depuis le retour des employés à l'usine après le conflit de travail qui a eu lieu l'été dernier, le syndicat estime que l'employeur ne respecte pas la nouvelle convention collective qu'ils viennent de signer. Le syndicat fait aussi part d’un excès de zèle de certains superviseurs, qui chronométreraient la durée des pauses des employés.

Une trentaine d’employés auraient quitté l’usine depuis l’automne, selon leur syndicat.

Pour le président du syndicat, Daniel Chaput, ce climat de travail tendu représente du jamais-vu en 40 ans de carrière.

Jamais vu un climat malsain comme ça. Oui, il y a eu des mésententes, mais on arrivait toujours à trouver des solutions. Là, ce n’est même pas discutable. La décision est prise, tu feras un grief, ça finit là. Je trouve ça malheureux, car ce n’est pas en faisant des griefs qu’on réussit à avancer. [...] En 2022, ce n’est plus une façon de gérer une usine, souligne-t-il.

De plus en plus, des gens quittent ou veulent quitter par rapport à ce climat de travail toxique là, renchérit le coordonnateur régional de l’Estrie de la Centrale des syndicats démocratiques, Bernard Cournoyer.

« On a même une travailleuse qui s’est fait demander un billet de médecin, car elle devait aller changer sa serviette sanitaire. Ça n’a aucun bon sens. »

— Une citation de  Bernard Cournoyer, coordonnateur régional de l’Estrie de la Centrale des syndicats démocratiques

Embauche d'un consultant externe

La direction d’Agropur dit reconnaître qu'il y a du travail à faire à l'usine de Granby. L’entreprise Agropur a par ailleurs engagé un consultant externe en relations de travail pour tenter d'améliorer la situation.

Ce consultant est le même médiateur qui était à la table de négociations lors du conflit de travail de l’été dernier. Le syndicat souligne qu'il aurait préféré être impliqué dans le choix de cet intervenant, et indique qu'il aurait souhaité une enquête indépendante d’une firme externe.

On a bien pris connaissance de leur demande en lien avec une enquête indépendante. Nous, ce qu’on leur propose, et de là mon invitation, c’est d’en discuter à la table avec le consultant qu’on a embauché pour nous aider avec cette situation-là. C’est un consultant qui ne va pas simplement accompagner la partie patronale. Il va accompagner également la partie syndicale. L’objectif, c’est vraiment de rétablir les relations de travail, souligne le directeur des relations publiques et des communications stratégiques d’Agropur, Guillaume Bérubé.

Un bon climat de travail, ça se travaille à deux. C’est pour ça qu’on a besoin d’être les deux à la table, on veut travailler avec le syndicat, ajoute-t-il.

Selon le syndicat, depuis la signature de la convention collective en septembre, une cinquantaine de griefs ont été déposés.

Agropur précise pour sa part avoir gagné 15 des 16 demandes d'arbitrage entendues depuis le début de l'année.

Avec les informations de Marion Bérubé 

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