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Une hausse de plus de 500 $ par mois demandée aux résidents de la Villa d’Alma

Deux femmes sont assises dans une chambre.

Marie-Paule Boily et Denise Villeneuve sont révoltées par les augmentations de loyer à la Villa d'Alma.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Radio-Canada

Des résidents de la Villa d'Alma se mobilisent face à l'augmentation de leur prochain bail. Les propriétaires de la résidence privée pour aînés (RPA) leur demandent de payer jusqu'à 500 $ de plus par mois, et même plus, une hausse qu'ils ont du mal à comprendre.

Deux résidentes, Denise Villeneuve et Marie-Paule Boily, rencontrent les quelque 300 résidents de la Villa d'Alma dans le but de leur faire signer une pétition. Une cinquantaine ont déjà appuyé leur démarche.

Plusieurs résidents ont eu l’impression de vivre un cauchemar, lorsqu’ils ont récemment pris connaissance de l'avis de renouvellement de leur bail dans la résidence privée pour aînés où une grève générale illimitée a été déclenchée mercredi.

Il y en a pleuraient, partage une résidente de la Villa d’Alma, Denise Villeneuve. Ça faisait vraiment pitié. Ils disaient : "Écoute, nos baux ont augmenté, mais ça ne se peut pas comment ils ont augmenté." C'est épeurant. Des 500, des 600 et des 700 $. Je me suis mise à paniquer aussi.

Denise Villeneuve paie actuellement 1600 $ par mois et l’augmentation qu’elle a reçue représente une hausse de plus de 30 %.

La façade de la Villa d'Alma en hiver.

Les travailleurs de la Villa d'Alma sont présentement en grève.

Photo : Radio-Canada / Louis Martineau

Pour comprendre l'augmentation mensuelle de 500 $ qui lui est demandée, elle est allée rencontrer l'une des gestionnaires, mais ses explications ne l'ont pas rassurée.

Elle a commencé, elle a fait le tour; les frais de ci et ça ont augmenté… "Ça va vous coûter 502 $ de plus." J'ai dit: "Bien non, ça se peut pas.", rapporte la résidente.

La résidente estime que cette hausse est exagérée.

« Le coût de la vie aujourd'hui, c'est 6,9 %, il y a une méchante marge de prix. [...] Ils savent aussi qu'on ne peut pas déménager parce que c'est plein partout. On est obligés de payer, on est des fous. »

— Une citation de  Denise Villeneuve, résidente de la Villa d’Alma

Marie-Paule Boily estime de son côté que des investissements auraient dû être faits dans la résidence pour justifier cette augmentation.

Pour faire des augmentations comme ça, ça prend des augmentations de la bâtisse en dedans et ça n'a jamais été fait. C'est une soue à cochons. Je vais vous le dire le mot, c'est une soue à cochons. Dans les passages, c'est pas peinturé, c'est pas propre , a-t-elle lancé.

La FADOQ invite à la prudence

Malgré l'inflation actuelle, le directeur général de la FADOQ Saguenay-Lac-Saint-Jean-Ungava, Patrice St-Pierre, ne reçoit pas plus d'appels pour dénoncer des augmentations dans les résidences privées pour aînés.

Il invite tout de même les résidents, ceux de la Villa d'Alma et les autres, à la prudence.

Il peut refuser une hausse, sans se faire mettre dehors. C'est au locateur, qui a un mois, si ma mémoire est bonne, à faire la preuve auprès du Tribunal administratif du logement que la hausse est justifiée. Si le locateur ne se prévaut pas de son droit dans le mois requis à ce moment-là, selon ce que j'en sais, le bail est renouvelé aux conditions qu'on connaissait précédemment, a-t-il indiqué.

Un homme assis derrière un bureau.

Patrice St-Pierre, directeur général de la FADOQ Saguenay-Lac-Saint-Jean-Ungava

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

La direction de la Villa d’Alma a préféré ne pas commenter l’augmentation de loyer demandée à ses résidents en raison du conflit de travail en cours.

Des conflits de travail avaient aussi éclaté en 2014 et en 2018 dans cette résidence privée pour aînés.

D’après un reportage de Laurie Gobeil

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